‹ Traité de la lumièreChapitre 5 sur 73 · L : L' : : «r X cos o» . X f sin dem, diam. du soleil · texte numérisé non relu

L : L' : : «r X cos o» . X f sin dem, diam. du soleil

: 9r X cos 0° . X siu ' • 90® : : sin^ 16' : 1 : : i : 46166.

56« -^ Uéclairement d'un plan en contact avec la surface du soleil est le même que celui d'un plan à la surface de la terre , éclairé par un hémisphère entier d'un éclat égal à ce*> lui du soleil au zénith : nous voyons par là que l'éclairement d'un plan semblable serait près de So^Ooo fois plus grand que celui de la terre sous l'équateur, à l'heure de midi. Tel serait l'effet ( par rapport à la lumière seulement ) du contact immédiat de la terre et du soleil.

57. — Pour mesurer l'intensité d'une lumière donnée ^ l'on a imaginé divers instruments nommés photomètres > qui, pour la plupart, laissent beaucoup à désirer sous le rapport de l'exactitude. Quelques^ uns sont essentiellement dé<^ fectueux en principe , c'est-à-dire qu'ils donnent la mesure non du pouvoir éclairant, mais du pouvoir échauffant dçs rayons de lumière } et par conséquent ils ne méritent pas le nom àe photomètres .

58. — Nous ne connaissons aucun instrument ni appareil tel que la lumière puisse lui communiquer un mouvement mécanique susceptible de graduation , ou à Paide duquel on puisse lire à chaque instant l'intensité ou la quantité de la lumière. Nous sommes obligés, pour évaluer les divers degrés de clar-

rînteniitô des Ka joAS^^ lamib««i< ftiV Pimprt wioa <fif'ib pco-^ duisent sur Torgane de la vue. Maïs Tœil , quoique extrânie-< ment sensible aux moindres varMJtion& i^t U ciarW, est pfur^Ià même peu capable de comparer entre eux plusieurs degrés d'éclairement, de mesurer leurs intensités, ou même de reconnaître le»r identité iersqu'il en est affecté k différents intervalles , surtout si ces intervalles sont assez longs. I>aiis ce sens, l'ceil ne peut pas plus servir à donner la mesure <)e la lumière que la main à donner le poids d'un corps pris au hasard. Cette incertitude s'accroît encore par la nature même de l^organe ', qui est dans un état de fluctuation continuelle , dû à l'ouverture plus ou tnoins grande de la pupille , qui se contraete ou se éclate par Fexcîtatiott de (a himière même , et à la sensibilité variable des iierft optiques-. Que Pea ccmipare seatefluent t*écîat éblouissant d'un éclair dans «ne nuit obseure avec la sensation produite en plein jour par la mèineeause : dans le premier cas-, l'œil est péniblement a£Seclé , et l'agitation violëftid qu'éprouvent les nerh de U rétine se maaiféste encoi>e quelques iiistants après à notre imagination par une succession rapide et alternative de lumière et d'obscurité. Pendant le jour, il ne se produit point d'effet semblable, et nous auirooa les zigHiag» de la foudre iavec U piitt grande facilité^ et sans être frappés de cet éclat prodigieux que fait ressortir ai viveinent l'obscurité qui pré-» cède à qni suit l'éclair.

69» " Ces inconvéfiiénta ne ao»l pas les seuls que nous ayons à signal ef. Quand deos objets inégalement éclairés, tels que deux papiers blancs, par exemple, simt présentés.con-r jointement à la vue, quoique nous nous prononcions à l'instant sur re:iùâlence d'une différence, mou& ne sonunes pas en état de l'assigner) et nous disons seulement qtve l'un est plus éclav ré que l'autre. Eetairez U moitié d'une feuille de papier avec une seule cbaiidieUe^^ et l'attire moitié avec plusieurs cbaur detlcSy' k difféi?QBçe sera manileste^ mais si l'oii demande a

plusieuis {personnes de deviner, d'après cette seule apparence, le nombre des chandelles qui ëclairent chaque moitîë , il est probable qu'il n'y en aura pas deux qui s'accorderont. Bien plus , la même personne ne portera pas le même jugement toutes les fois. Cette incertitude vient augmenter encore la difficulté des estimations de la photométrie , et semble faire de cette partie l'une des plus dëlicates et des plus difficiles de l'optiq[ue.

60. — Cependant, dans' des circonstances favorables, l'œil juge assez exactement de l'ëgalitë de deux degrës de clarté perçus simultanëment : à l'aide de cette faculté de l'œil , et en usant de précautions convenables , nous pourrons obtenir une appréciation exacte des intensités relatives de toute espèce de lumières. Nous allons examiner maintenant quelle^ sont ces circonstances favorables.

61. — io Les degrés de clarté à comparer doivent être d'une intensité modérée. On ne peut porter un jugement assuré si la clarté est s\ vive, qu'elle éblouit, ou tellement faible qu'elle échappe à la vue.

Il est donc rarement avantageux de comparer directement deux luminaires; il est généralement plus commode de recevoir leuré lumières sur une surface blanche, et de juger de leur intensité relative par l'effet produit , d'après l'axiome :

62. — Que deux luminaires sont égaux en lumière iAso^ lue quand ils éclairent avec une égale intensité une surface blanche dont ils se trouvent également éloignés, ou deux sur'-

faces Manches égales et semblables, placées à des distances respectivement égales.

65. — 2« Les luminaires ou les surfaces éclairées que l'on compare doivent avoir la même grandeur apparente, une figure semblable ^ et des dimensions assez étroites pour que la clarté soit sensiblement uniforme dans toute leur étendue.

64* — o*" Ces snrfaces doivent être assez rapprochées pour se toucher , de telle sorte que la ligne droite qui les sëpare soit bien tranchëe.

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