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couleur produite par Tincidence simultanëe , sur ]a même surface j de x rayons rouges primitifs , de jr rayons jaunes du même degré d'intensité que le rouge , el de- z rayons bleus aussi du même degrd d'intensité. Les combinaisons des valeurs attribuées k x, aj et k z, depuis i jusqu'à loo , représenteront autant de teintes différentes , dont le nombre sera par conséquent
100 X '<>o X 'oo =: 1,000,000;
ce qui est plus que suffisant pour exprimer toutes les nuances que Tœil peut distinguer.
On dit que les Romains imitaient dans leurs mosaïqua plus de 5o,ooo teintes. Comme les couleurs employées par les peintres sont nécessairement beaucoup moins nombreuses que celles que nous offre la nature , en supposant même qae le nombre de celles-ci soit dix fois plus grand , elles se trouveront toutes comprises dans notre échelle.
Il ne nous reste plus qu'à examiner jusqu'à quel point les teintes elles-mêmes sont susceptibles d'être exprimées par l'échelle proposée.
5i I. — Considérons d'abord les teintes blanches, grises et neutres. Les teintes neutres les plus parfaites , qui ne sont en réalité que du blanc plus ou moins intense , sont celles des nuages pendant un jour ordinaire où le soleil brille de temps en temps.
Depuis l'ombre la plus épaisse jusqu'à la blancheur éblouissante de ces nuages amoncelés que le soleil éclaire de tous ses feux , nous n'avons qu'une sciie de teintes blanchâtres ou grises représentées par des symboles tels que
R-f-j j-B, 2 R +2 J 4-2 B, ou 71 (R-j-J-fB).
Pour s'en convaiiicrc, il sufïil de regarder le ciel à travers un tube noirci à l'intérieur, pour prévenir l'influence ({^^
5ii
les objets ëtrangers pourraient exercer sur notre jugement : une partie quelconque du nuage Te plus sombre , obseryëc de cette manière , et compahée à une ombre plus où moin^ épaisse .t>roj6tée sur un papier blanc , n'en semblera différer aucunement.
5 12. — Les diverses intensités des teintes pures de rouge ^ de jaune et de bleu , sout représentées par tz R , nJ et n B. Ellles sont rares dans la nature; cependant le sang, la dorure Fraîche ou la gomme-gutte détrempée, et l'outre-^mer, en offrent dés e^icemples. L'écarlate et les rouges vifs , comme le minium et le vermillon , ne sont point exempts d'une certaine nuance de. jaune et même de bleu. Toutes les couleurs primitives- acquièrent un éclat beaucoup plus vif quand elles sont mêlées de blanc; et même, dès qu'une couleur primitive est excessivement brillante , l'on peut être sur qu'elle est pins ou moins combinée avec le blanc. Le bleu céleste n'est que du blanc mêlé avec une quantité de bleu assez médiocre.
Si 5. — Le mélange du rouge et du jaune donne toutes
les nuances de l'écarlate , de l'orangé et du brun foncé ,
quand les intensités sont faibles. Si l'on y ajoute du blanc,
on obtient les couleurs citron, paille, argile, et tous les bruns
vifs. Toutes les teintes brunes sont d'autant plus sombres et
plus foncées que les coefficients sont plus petits.
5i4. = — Les bruns sont des teintes essentiellement sombres
"Ont l'effet principal est de contraster avec d'autres couleurs
P'psr brillantes qui se trouvent auprès. Pour faire du brun ,
ï ^® peintre mêle du noir et du jaune ou du noir et du rouge,
*€« qu'on les trouve dans le commerce, ou il les mélange tous
^ trois : son but est alors d'éteindre la lumière et de ne
^^'ser apercevoir qu'un reste de couleur. Il y a une espèce de
^^^te brun employé fréquemment dans les vitraux colorés ,
/^' > examiné au prisme , transmet Iç rouge , l'orangé et le
i^^n^ en abondance , très peu de vert et pas de bleu pur. La
hir
3ja
petite quanlild de Lieu qii*il laisse passer doit provenir de ce* lui qui entre dans la coraposition du vert^eo adoptant le système de Majcr. Le symbole qui caractérise cette e^ce de verre est peut-être d'une forme semblable i celle-ci:
10 R -f 9 J -f. I B, ou (9R + 8J)+i(R + J + B);
c^cst-à-dire que sa couleur est formée de rayons oraïq^ës rtprésentés par 9 R -|- 8 J et d*un rayon bhinc. Il faut avoner cependant que la composition do l)run est Papplication li moins satisfaisante du système de Mayer^ qui Pa même passée sous silence.
5i5. — Les combinaisons du rouge et du bleu, et leurs mélanges avec le blanc , donnent toutes les variétés de ersmoisi, de pourpre, de violet, de rose, etc. Le pourpre leplas riche est entièrement eiempt de jaune; le violet du spectre comparé à l'indigo paraît sensiblement rouge , et doit psr conséquent cire regardé comme un mélange de rayons rouges et de rayons bleus.
5 16. — Le bleu et le jaune combinés produisent un vert ricbc et brillant ; si ces couleurs élémentaires sont dans une juste proportion , on ne saurait distinguer le vert qui en résulte d'avec celui du spectre.
Quand on mêle une poudre bleue avec une poudre jaune, ou que l'on couvre un papier de lignes très serrées, altcrnalivcment jaunes et bleues, rien ne surprend davantage que de voir les teintes élémentaires disparaître entièrement , sans que l'imagination puisse même se les rappeler. Un des faits les plus concluants en faveur du système des trois couleurs primitives et de la possibilité d'un autre mode de décomposition de la lumière que parole moyen du prisme, est l'imitation parfaite du vert prismatique par un mélange de rayons adjacents qui en diffèrent beaucoup, tant par leur réfrangibilité que par leur couleur.
517. — L'hypothèse de trois couleui'S primitives dont les combioaisoDS produisent toutes les couleurs du spectre ex-^ plique aisément pourquoi des teintes que l'on ne saurait dis-* tinguer entre elles peuvent être formées par dififërents mélanges des sept couleurs supposées par Newton , à qui l'on doit cette remarque. Ainsi Ton peut indifféremment regarder la lumière blanche comme la réunion de ^
i(û + ô -f- c) rayons de rouge pur, •^{d-^c^/) rayons de jaune pur, -f-(^-|-'-|-A-j-/) rayons de bleu pur, ou de
[A rayons de rouge pur r= R'] ,
"4- [(c+rf) ray. orang. zzcray. roug.-j-tf ray. îaun.tr:0'i ,
-^ £d ray. de jaune pur= J'],
-|- [(/4"^)***y- verts =/*ray. jaun.-}-Aray.bleus=::G'],
-}- £(g-|-0^^y«^'cusprism.:ii:g^ray.jaun.-j-iray.bleus=:B'J,
-j- [ i ray. indigo ou de bleu pur = F ] ,
-j- [ (/-}-«) ray. viol. =/ ray. bleus -j- a ray. roug.izzV] }
et une teinle quelconque représentée par