‹ Traité de la lumièreChapitre 59 sur 73 · de seconde. Supposons maintenant que · texte numérisé non relu

de seconde. Supposons maintenant que

la déviation produite par le milieu soit de 5o^ ( ce qui arrive fréquemment) , et qu'elle soit due à une force uniforme agu- <ant pendant une seconde entière : puisque cette force doit pi^doire une inflexion équivalente à 200,000 milles X sin5oo ^ 100,000 milles z=: 55,000,000' X '^ pieds, elle doit valoir |>ioa de 33 niiUions de fois celle de la gravité à la surface de a terrie» Encore 'cet efFe^ n'a-t^il pas lieu pendant une seconle, maisipendantla'fr^ictionde seconde donnée plus haut^ ce nietige que l'intensité de la force en question soit .augmente dans le rapport du carré d'une seconde au carré de cette i. a3

fractioo. Aiaii l'hypQihè»e ia moins improbable doi pour rëflultat une force moyenne qui vaudrait

499^91^6,271 X lo*^ ^^^ c^^I^ ^c 1^ pesanteui

Cette force énorme va s'accrohre encore si l'on co -cpteia gravite i^ la surface de la terre résulte de l'atl -de toute sa masse , tandis que la force qui fait dévie mièr* n*cst due qu'aux mrolëcules qui la touchent im tement dans la sphère d'attraction. Or une sphère d' lième de pouce de diamètre et d'une densité égale à 1 té moyenne de la terre n'exercerait , qu'une force de g tien ^aleà.-

un millièotiè de la gravité ordinaire le diamètre de la terre évalué en pouces '

de manière que la véritable intensité de la force exer les niolécules dont il s^agsb doit égaler au moins

looo X ^6 J'siroètre 3ela terre ^ ^

I pouce -r I 7 7 r

multipliés, par le nombre énorme rapporté plus haut à-dire plus de a X ' °^ ^^'^ Tintensité du pouvoir 8 ordinaire de la matière.

Telles sont les forces que suppose la doctrine de ] pour expliquer les phénomènes de la lumière. Dans 1 me des ondulations , les nombres sont également imr ce qui doit tenir au sujet même, qui nous force d'adm développement de forces mécaniques que l'on pouri peler infinies.

562. — Le docteur Wollaston a proposé d'observ gle sous lequel le rayon commence à se réfléchir tôt; k l'intérieur, quand il vient frapper la surface coma deux milieux dont l'un a un pouvoir réfringent conn déterminer par ce moyen l'indice de réfraction de nilteu.

D^tu les Tntnsaci. phUos, pour 1802, il décrit iin appareil Bl^aïQiix qai donne la mesure de l'indice cherché , presqu*à \a nmple inspection de Pinstrument. Si Ton place nn objet quelconque sons la base d'un prisme de flint-glass qui n'en «rt séparé que par une couche d'air, l'angle d'incidence in- ^^^^ Bons lequel le rayon visuel commence à être réfléchi . wtièmacnt est d'environ Sg^ 10'. L'objet alors cesse d'être ▼isîblepar réfraction ) mais , s'il est plongé dans l'eau et mis 01 coDUct avec le verre , l'œil le voit de nouveau par réfraction, à cause du pouvoir réfringent de l'eau , jusqu'à ce î^e l'angle d'incidence interne atteigne 57<» 7. Quand on in- ^rpose une huile quelconque ou un ciment résineux, cet angie est toujours plus grand en raison du pouvoir réfringent ^n milieu que l'on emploie. Si ce pouvoir surpasse celui du ^erre (comme pour certains ciments)^ l'objet sera vu à traders le prkme sous tous les angles possibles.

Pour déterminer , d'après cette méthode , l'indice de ré- ^>*action d'un milieu moins réfringent que le verre , il suffit le mettre en contact avec la base du prisme la substance t^e l'on veut examiner , et d'abaisser l'œil ( ou d'augmenter angle d'incidence ) jusqu'à ce qu'on cesse de voir l'objet •bmine une tache obscure sur la surface argentée du reste 'ela base. Il est aisé d'obtenir ce contact avec des fluides et '«s inilieux mous ou fusibles. Quant aux solides, on doit polir Cars surfaces et les coller à la base du prisme avec un fluide ^U nn ciment dont le pouvoir réfringent surpasse celui du '^errè. Ce fluide ne pourra causer aucune erreur , car ses 'cox Surfaces étant parallèles , il ne change point la déviaion totale.

On peut examiner ainsi des corps opaques aussi-bien que 1er substances transparentes, et même des corps d'une dente tariaible , comme le cristallin de l'œil. L'expression de ouvoir téfringent dfun corps opaque peut sembler bizarre; lais fl faut se rappeler que l'opacité n'est que la suite d'^un »aToir absorbant très intense , et qu'avant qu'un rayon lisae être absorbé, il doit entrer dans le milieu et obéir par I. a^»

conséquent auii lois de la réfraction à sa surface. Par cetU méthode, le docteur Wollaston a déterûiiné les pouvoirs ré fringents d'un grand nombre de substances ; mais le doctea Brewster remarque qu'elle comporte un certain degré d'ia exactitude ^ ce qui fait qu'on n'oserait s'y fier entièremen dans la pratique. Le docteur Young a observé aussi que le indices obtenus de cette manière ne conviennent rigouren sèment qu'aux rayons rouges extrêpies.

^ IL — Idée générale de la théorie des ondulations

Demandes dans le système des ondulations. -~ Toutes les ondulatioD

ign<

vu)ratoire d'une molécule lumineuse. — Loi des vibrations rectilignei — . Loi des vibrations rectilignes d'une molécule éthérée. — Ondes lu mineuses. — Ondulations ou pulsations. — Les différentes couleui onl des longueurs d'ondulation différentes. — Direction du rayoi — Loi de l'intensité de la lumière. — Forme de l'onde. — Réflexio perpendiculaire. — Axiomes. — Addition des petits mouvements.* rriiicîpe des ondes secondaires. — Loi de la réflexion sur un plaD.-* Réflexion sur des surfaces courbes. — Loi de la réfraction. — toi^ plus prompte propagation ; sa généralité. ■— Foyers dans le systèn ondulatoire ; leur définition. — Intensité d'un rayon réfléchi perpeD diculairement. — Résultats de M. Poisson ; comment on s'en sertpoo déterminer les indices de réfraction.

565. — La théorie des ondulations, qui compte parmi s( défenseurs les Huygeos , les Descartes , les Hooke , les Eulei et, dans ces derniers temps , Young et Fresncl, a servi àei pliquer avec un bonheur singulier et une simplicité remai quable certaines classes de phénomènes qui présentent 1< plus grandes difficultés dans la doctrine corpusculaire. El exige l'admission des demandes ou hypothèses suivantes :

1° Un milieu élastique, ou étker, extrêmement rare et soi til , remplit tout l'espace et pénètre tous les corps en rem plissant les intervalles entre leurs molécules. Soit parce qn ^

les traverse librement , soit par l'effet de son excessive rareté, il n'offre aux corps célestes en mouvement aucune résistance que les observations astronomiques les plus délicates puissent rendre appréciable. Doué d'inertie, il est sans pesanteur.

a® Lei molécules de l'éther peuvent être mises en mouvement par l'agitation des particules de la matière pondérable. Quand une de ces molécules reçoit une impulsion , elle la communique à toutes celles qui l'avoisineut : c'est ainsi que le mouvement se propage de proche en proche dans toutes les directions, en vertu des mêmes lois dynamiques qui règlent les ondulations des autres milieux élastiques, comme l'air, l'eau ou les solides, suivant leurs constitutions respectives.

5® Dans l'intérieur des milieux dirimants, l'éther se trouve a un état d'élasticité moindre par rapport à sa densité, que dans le vide, c'est-à-dire dans l'espace qu'il occupe lorsqu'on ^abstraction de tous les corps r Plus le milieu est réfrint^t, moins l'éther y est élastique.

4* Les vibrations imprimées à l'éther dans l'espace libre sottt^ropagées au travers des milieux dirimants au moyen de i<^tlier intérieur, mais avec une vitesse moindre.

5° Quand certaines vibrations régulières sont propagées P^r l'éther, et qu'elles traversent nos yeux pour venir ébranler les nerfs de la rétine , elles produisent en nous la sensation de clarté, à peu près comme les vibrations de l'air nous donnent l'idée du son en venant frapper les nerfs auditifs.

& Dans la théorie du son, la fréquence des battements de 'air, ou le nombre des oscillations de chaque molécule aérienne autour de sa position d'équilibre, rend le son plus ou inoias aigu et détermine la note. Dans le système des ondulitions, la fréquence des battements ou des impulsions com-> Binniquées aux nerfs de la rétine, en un temps donné, par ckaqae molécule éthérée , détermine la couleur de la lumiè- ^î et de même que la grandeur absolue de l'espace par- CQUru par la molécule d'air est la mesure de la/orce du son 4

ainsi VampUtud^ ou l'étendue de» excursions des inoMcoiei de l'éther iiutour de leurs points d'équilib détermine Tëclst ou l'intensité de la lumière.

564- — L'application des hypothèses précédentes aux ph^ ngmènes de la lumière suppose la connaissance des loisdeli propagation du mouvement au travers des milieux élastiqoei.

D'après une de ces lois les plus importantes, tous les moivements qui se font dans un Inili^u élastique uniforme et homogène sont propagés dans toutes les directions avec use vitesse constante et uniforme , dépendante uniquement df l'élasticité du milieu comparée à son inertie , sans que b grandeur ou la régularité du mouvement primitif exerce itf elle la moindre influence : ainsi, tandis que l'intensité de h lumière diminue , comme celle du son , par l'accroissemeit de la distance, sa vitesse demeure invariable^ et, de mâae que les sons de tous les degrés de l'échelle musicale, les rayoDi lumineux de toute couleur traversent tous avec la même titesse , soit le vide , soit un milieu homogène.

565. — Maintenant il se présente une grande difficulté, que nous regardons comme l'objection la plus formidable ' qui puisse être faite à la doctrine ondulatoire. Il s'agit de démontrer : i® que la déviation de la lumière par un milieu réfringent résulte de la différence des vitesses à Tinterieur et à l'extérieur de ce milieu , a» que la déviation est connue dès que l'on (donne ces vitesses : d'où l'on tire nécessairement la conséquence que les rayons de toutes les couleurs doivent être également réfractés dans tous les cas, et que le phénomène de la dispersion est impossible. Le docteur Young a voulu éluder la difficulté en attribuant» la matière pondérable du milieu réfringent certaines vibralions qui modifieraient la vitesse des ondulations de l'éther d'une manière qui varierait avec le plus ou moins de W' quence de ces ondulations^ ce qui produirait une différence dans la vitesse de propagation de chaque couleur. Mais celle

ipUcation noiis pinnt plus ingénieuse cjue satisfaisante, .ependant nous prierons le lecteur de suspendre son jugelent sur la théorie que nous allons exposer, et de ne pas la ondtmner d'avance à cause des faits qui paraissent incom- •stîbles avec elle , jusqa'àce qu'il ait pris connaissance d'une nnltitnde de phénomènes compliques qu'elle explique par* iaitement.

Nous arouerons que ni la doctrine corpusculaire , ni celle Ici ondulations Y ni aucun système proposé jusqu'à ce jour, le donnent une explication complète de tous les phénomèletqnise rapportent k la lumière. A tout moment il faut idmettre des modes d^action particuliers, pour des forces entièiement inconnues ; quelquefois même , quand les raisonnements sont en défaut , on est réduit à croire sur parole. Hëanmoins y on ne saurait contester l'importance des hy- >^èses et des théories , si l'on se borne à les considérer Connue un. moyen de classer et de grouper ensemble les phélomèneS) en les rattachant à des lois empiriques, peut-être, utis qui représentent fidèlement les effets physiques , et doivent se déduire des véritables lois de la nature, si jamais on Parvient à les connaître. Le système des ondulations surtout leit offirir nécessairement des points très obscurs; ce qui provient de ce que ,1a théorie de la propagation du mouvement ^a travers de milieux élastiques 'est une des branches les piai abstruses àts sciences mathématiques. Désespérant de surmonter les difficultés purement analytiques du sujet, nous KHBmes obligés de raisonner toujours par analogie , sans ja- Knais oser les attaquer directement.

566. *<— C'est ainsi' que uous rencontrons d'abord une nou- . "^dle objection que Neivton jugeait décisive, mais qui depuis ^ été puissamment combattue. Gomment il y a-t-il des oin" ^^s ? Les sons tournent librement autour d'un coin : pour- ^^i n'en est-il pas de même de la lumière ? Une vibration , émanée d'un centre dans un milieu élastique , et interceptée P*r un obstacle immobile qui n'a qu'une petite ouverture,

doit se prapager au-delà de Tëcrati , à partir de cette ouv< ture couina e (i'un nouveau centre , et remplir. l'^tpaoe dV dulations dans tons les sens. De. me me qu'en, acdastique^l' rifice produit le même effet qu'vUne nouvelle source de so: ainsi , en optique , l'ouverture dont nous vendons de pari devrait paraître comme un nouveau luminaire d'où lali mièrc e'manerait dans toutes les directions.

On pçut répondre, en premier lieu, qu'il n'est pas démo tre' que le mouvement vibratoire donne à une particule d'i milieu élastique se communique avec la même iniensiién molccujes environnantes, situées d'une manière quelcooqi par rapport à la direction^ di^ mouvement , quoique cet propagation se fas^e avec la même rapidité ; que nouss'i vous par conséquent aucune raison de présumer, aprior que les mouvements des partici^les vibrantes à l'orifice propagent latéralepaieAt avec une égcde intensité dans tout les directions.

En second lieu , qu'il n'est pas vrai que les sons se prop< gent autour de l'angle d'un obstacle avec la même intensi que dans leur dircclioa primitive, comme on peut s'en assi rer par Texpérience suivante :

On prend un diapason ordinaire, et, après l'avoir faitv brer, on le tient à trois ou quatre pouces de l'oreille, dans sens de sa plus grande largeur. Lorsqu'on distingue parfa tement le son , on interpose , à un demi-pouce environ c l'instrument, un morceau de carte un peu plus large qt lui : alors le son est presque entièrement intercepte. Si l'o fait passer et repasser la carte, successivement et avec rap dite , devant les deux brancbes , on observe que chaque so est suivi d'un instant de silence : ainsi les ondulations c l'air ne se propagent pas autour des bords de la carte avec même intensité que par la voie directe. En effet, chacun sa que le bruit d'une voiture diminue considérablement quan celle-ci tourne le coin de la rue où l'on se trouve. Meff lorsqu'il n'y a point d'obstacle, le son n'est jamais pçrçuavÊ la même facilité dans toutes les directions à partir du cor{

sonore. On peut s'en convaincre en faisant vibrer près cle Vtireille nn diapason qui tourne rapidement autour de son axe. Cette eipérience a été publiée pour la première fois , à ce ({ue nous ci^oyons, par le docteur Young ( Drans. philos., i8oa, page sS) , et depuis elle a ët^ décrite avec plus de de* tail par M. Wëber ( Schweiggers Jahrbuck, 1826 ). Or , si l'intensité des ondulations n'est pas tout à-fait la même quand elles se propagent directement ou dans le sens latéral, il faut croire que l'inégalité provient de la constitution du milieu, et do rapport de l'amplitude. des excursions des particules Vibrantes à la distance de ces particules entre elles. Comme ce rapport peut varier à l'infini avec les divers milieux , il li^y a du moins aucune absurdité à supposer l'étber constitnj de manière que la propagation latérale y soit très faible. En troisième lieu , que la lumière s'écarte jusqu'à un certain point de sa direction en ligne droite, pour se mêler aux ombres des corps : d'où résultent les phénomènes de l'*«fi^^'cUm ou diffraction, dont nous allons bientôt nous occuper, ^qai fournissent, dans le fait, les arguments les plus puissants en faveur du système ondulatoire , par la facilité avec laquelle celui-ci les explique* On pourra consulter sur ce sujet difficile notre article Son dans V Encyclopédie métropoU- ^ne, et les auteurs cités à la fin de cet ouvrage. Qu'il nous ^'^e, pour le moment , d'avoir démontré que cette objection , regardée comme invincible par Newton et ses parti- *^ïU, ne prouve véritablement rien contre la doctrine ondulatoire ; mais qu'elle provient plutôt d'une fausse idée qu'ils ^ étaient formée de la nature des fluides élastiques et des *ois de leurs ondulations.

067. — Quoique toute espèce d'impulsion otr de mouvement réglé par une loi quelconque puisse se communiquer <le molécule à molécule dans un milieu élastique , l'on suppose cependant, dans la théorie de la lumière, que nos or- S^lies ne peuvent être affectés que par des impulsions régu- ^^9 P^riodiqaea, répétées plusieurs fois de suite et après des

intervalles égaux. Pour ëbrauler les molécule» dot ner£i d la retins, il faut que les impultions pretque infiniment petit' de l'étber ie répètent un nombre de fois suffisant pour multiplier et concentrer, pour ainsi dire, leurs effets. De mim^ qu'up grand pendule peut être mis en mouvement par un^ force très petite appliquée à des intervalles exactement égaoïc à la durée d'une de »e8 oscillations, ou qu'un solide élastique en vibration communique son mouvement , par l'interm^-** diaire de l'air , i un autre corps en repos qui se trouve St l'unisson avec lui , ainsi l'on peut concevoir que les grosse^ fibres nerveuses de la rétine sont ébranléea par l'élher , qu.i répète ses impulsions. Ces fibres elles-mêmes ne reçoivent ce mouvement particulier qu'en vertu de leur composition , de leur forme et de leur élasticité , qui les rendent susceptibles de vibrer en des temps exactement égaux k ceux des impul* ' sions de l'éther. Maintenant il est aisé de concevoir comment on peut fixer les limites des couleurs appréciables. S'il . n'y a pas de fibres nerveuses à l'unisson avec les vibrations de l'éther, celles-ci ne produisent point de sensation tant que leur fréquence n'est pas renfermée entre certaines limites : c'estjainsiqu'une seule impulsion, ou une suite d'impulsions irrégulières, ne saurait produire la lumière, et que les vibrations de la rétine se prolongent encore quelque temps après que leur cause a cessé, surtout si la lumière est très vive, en aflfectant notre œil de la manière décrite à l'art. 545. Il peut donc exister d'autres animaux, tels que des insectes, incapables.de percevoir les couleurs que nous connaissons,, et dont toutes les impressions de lumière sont dues à une classe de vibrS' tions hors des limites qui nous sont propres, comme le docteur Wollaston l'a ingénieusement imaginé ( nous pourrions presque dire prouvé), en'parlant de la manière dont ces êtres perçoivent les sons.

568- — Le mouvement de chaque particule de l'éther e«t réglé par celui de la molécule |du luminaire qui le produit* 11 est périodique et régulier si tel est le mouvement de cette

école ^ mais, dans la théorie, on n'a besoin de conside- ]oe des mouvements infiniment petits. Le déplacement liaque particule de l'éther ou do luminaire est supposé s petit pour ne point la détacher des particules voisines lianger V ordre de sa situation h IVgard de celles-ci. Si ne considère que les déplacements infiniment petits hors à position d'équilibre y il est évident qoe la tension qu'ils «nt causer, ou la force qoi pousse la molécule déplacée, être proportionnelle à la distance parcourue à partir koint de repos, et doit être dirigée vers ce point, pourvu n suppose le milieu également élastique dans toutes les ctions. La dynamique nous apprend qu'alors la trajec- : de cette molécule est une ellipse dont le centre est le t d'équilibre. Quand un des axes de l'ellipse s'évanouit , ajectoire devient une b'gne droite , dont ce point occupe lilieo , et sur laquelle la molécule a un mouvement de *'t vient. Les révolutions dans le premier cas et les excurs dans le second sont isochrones et suivent la loi du clule.

ous examinerons maintenant le cas de vibratioiks rectili- S comme étant le plus simple, et nous montrerons ensuite iment on peut y réduire le cas général. ,

Problème.

Sg. — . Déterminer le mouvement d'une molécule visite d'un luminaire , en supposant que les excursions it lieu en ligne droite.

ommant x la distance variable de la molécule au point '^os, / le temps écoulé depuis une époque fixe , v la vi- S et £ la force d'élasticité absolue, la force qoi pousse la école vers son point d'équilibre sera E x> et ten4râ^ à di- Qer les x, % awri^ 4qiiç ♦- d^ ^ X p.

et par conséquent

de

intégrant des deux parts ,

a désignant la plus grande excursion , ou la demi^amplUx^^ de la vibration..

Puisque

y = p^ . U^à" — ar* = — ^ ,

ou, en intégrant,

f + C =''i--= arc ( cos =L - ) :

ce qui donne

X = a . cos [ KÊ ( ' + C ) ] ,

y =z a . |/lÊ"sin [ |/T (/ + C)].

Telles sont les expressions de la vitesse de la mole'cule ^^ de sa distance du milieu de la vibration , à un instant quelconque. En nommant T la période pendant laquelle la m^' lécule achève son excursion complète des deux côtés dupoi^^ d'équilibre, nous aurons, à l'origine du mouvement , quao^ f = o et que xzzz a ,

û.cos [KÊ. (/ + C)]=a, ou (/ + C) |/E"=:0'

Au quart de la période , c'est-à-dire quand la fOf^^^ cule est à sa plus grande distance — a de l'autre cèt^" centre ,

— a ^^ a ' cos

[kÊ(.+ ^T + c)]

ea désignant par v la demi-circonférence dont le rayon vaut l'anité. Il vient alors, par soustraction,

2 ir

^Êm^

TT

:în 1

ce qui nous permet d'éliminer J/È , et de remplacer cette quantité par sa valeur en T, qui est

par conséquent

j? =s a . cos

tyw ' f ^+ C\

K=:aK£ .sml27r. — ^^ — 1.

^es équations expriment la loi cherchée , et deviennent simplement

f^ = â t^E . sin ( 2 TT . =• j ,

^^d on compte le temps à partir du moment où i' =: o ,

c esuà-dire où la molécule est à la fin d'une de ses excursions.

$70. — Corollaire • Ainsi les excursions de la molécule ^^i^Qt quatre phases principales, pendant lesquelles le mou- ^^nientsera semblable, mais en sens contraire, ou de c6tés

^'^j X =: a . cos

opposés par rapport au centre d'ëbranlement. Dans la première phale, la molécule ' se trotivérà à droite dû centre , dont elle s'approchera en se dirigeant de la droite vers la gauche } dans la seconde phase elle sefa à gauche, et tendra à s'écarter du centre : nous appellerons positives ces deux phases. Dans la troisième, la molécule se trouvera ià gauche, et son mouvement la rapprochera du centre , de gauche 1 droite^ dans la quatrième elle sera de nouveau à droite, mais elle s'éloignera du centre , en se mouvant encore de gauche à droite : nous donnerons à ces dernières phases le nom de négatiyes»

Problème»

571. — Déterminer les vibrations rectilignes d'une molécule de l'éther dues à une particule matérielle qui vibre comme on l'a supposé dans le problème précédent.

Quand une impulsion se propage au travers de milieux élastiques uniformes , chaque molécule communique à celle qui la suit un mouvement semblable au sien • mais cette transmission n'est pas instantanée , et le mouvement d'une molécule, à une distance quelconque de Torigine des vibrations, ne commence qu'après un certain intervalle de^temps. Ce temps est celui que met le son, la lumière, etc., à parcourir cette distance avec une vitesse uniforme, due à l'élasticité intrinsèque du milieu. Pour la lumière, il est d'environ 200,000 milles ( i,o56, 000,000 pieds) par seconde, et de 1,100 pieds pour le son. Quand le luminaire cesse ses vibrations , celles de la molécule éthérée ne cessent pas tout a coup , mais elles continuent pendant un temps égal à celui qui s* est écoulé entre la première impulsion et le commencement de la vibration. En dénotant par V la vitesse de la lumière , et par D la distance de la molécule au point lunu-

neux , =^ sera donc l'intervalle entre l'instant où commence

la vibration de la particule matérielle, et celtfi oii commence celle de la molécule éthérée.

Ainii, i déiignant le Umps ëcoùlrf dtpuM le cotnineiicélent de la première phase de vibrâtrân positiTt du p<MBt

imineuX) t — v? sera le temps qa'il faudra preudi^ dans te

is d'une molëcule éthérée.

Les équations du mouvement sont donc :

Pour le point lumineux , en posant a |/^£ zizb, xznza , cos 2ir.;-;, f^zr^.smAir.sr;

Pour la molécule d'ëther,

a* = a « cos 2

étant la demi- amplitude de la vibration, ou l'étendue d'exursion de la molécule , et p ayant; pour valeur a (/ns.

572, — CorolL I . Il est évident que la vitesse des molé- :ules de Téther peut être indéfiniment moindre que celle de lailnmière: car la plus grande valeur numérique de v ne dépend que de celle de « , ou de l'amplitude de l'excursion , de l'élasticité £ , et nullement de Y, vitesse de propagation de l*oade lumineuse.

SyS* — CorolL 2. Si nous supposons que la particule lu- ^a^nse ml fait , depuis l'origine de son mouvement, un cer- ^ia nombre de vibrations et de parties de vibration pendant >e temps ^ , en considérant une molécule de l'éther, qui se trouve à une distance V ^ de la particule et dans une dtrec-

tion quelconque, c'est-à-dire sur une sphère dont le rayon est V r^ cette molécule comniencera à se mouvoir après le temps /. Si l'on conçoit une autre sphère concenjLriqaeà la pvemièrei mais dont le rayon soit moindre dé Y T , chaque molécule située sur cette surface aura justement acheva une vibration et en commencera une seconde y et ainsi de suite. L'intervalle entre ces surfaces , partagé en coucho sphériques et concentriques, renfermera des molécules dans toutes leurs phases de vibration , celles de chaque couche se trouvant dans la même phase. Cet assemblage de molécnleA. se nomme une onde; et, comme l'impulsion continue es' avant, il est évident que le rayon de l'onde doit augmenter, "' et que celle-ci/doit atteindre successivement toutes les nu^ lécules du milijèu.

574. — Définition, L'Intervalle entre la surface intériewe et la surface extérieure d'une onde lumineuse s'appelle ii&ei ondulation ou j>ulsation. Sa longueur, que nous désignecooi par >, est évidj^mment

C'est l'espace que parcourt la lumière pendant le temps T d'une période totale ou de la vibration d'une particule lumineuse : cette longueur est par conséquent proportionnelle à T.

575. — Ainsi les longueurs d'ondulation ne sont pas les mêmes pour tous les rayons colorés : car, d'après la sixième demande, le nombre de vibrations que font les molécules de l'éther en un temps donné détermine la couleur. Or, plus les vibrations sont nombreuses (le temps restant le même], plus leur durée doit ctre courte : conséquemment T, durée de l'ondulation , et >, sa longueur, doivent ctre moindres ponr les rayons violets que pour les rayons rouges.

Des expériences que nous rapporterons bientôt nous apprennent que les longueurs des ondulations dans l'air, ouïes

56* vtleurS de 1 i>oT)r Ici divrrs rayons , ainsi que lear Aombrtpendant une Mcoade , lont tellei qne les dunne la table soi* vaale s '

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