‹ Traité de la lumière, t.1Chapitre 111 sur 171 · En partant de ce qui précède, nous allons dé · texte numérisé non relu

En partant de ce qui précède, nous allons dé

montrer que, sans s’écarter de la doctrine de Mayer, on peut prendre également trois autres rayons du spectre pour

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couleurs fondamentales, et s’en servir pour composer toutcs les autrés, en n'ayant égard qu'àla teinte prédominante qui doit en résulter, sans considérer si elle est plus ou moins mèêlée de blanc : c’est ainsi que le docteur Young a choisi pour couleurs fondamentalesle rouge, le vert et le violet. Pour établir sa doctrine, il s'appuie de ce fait d'expérience, que l’on peut obtenir une sensation parfaite de jaune ou de bleu avec un mélange de rouge et de vert ou de vert et de violet. (Leçons de physique, p. 439.) Si l’on réunit m rayons jaunes et n rayons bleus , il en résultera une sensation parfaite de jaune, à moins que #2 ne soit très petit par rapport à n; mais, en adoptant la composition de la lumière blanche que nous avons donnée plus haut, la couleur précédente équivaut à

nR ray. roug. (mn) J ray. jaun. nn B ray. bleus.

D'ailleurs, en mêlant P rayons rouges (chacun de l’intensité b) avec Q rayons verts ( chacun de l'intensité f pour le jaune qui entre dans sa composition, et de l’intensité 2 pour le bleu) tels que nous les avons supposés dans le spectre (art. 517), le mélange se composera de

P.bray.roug: + Q ./ ray. jaun. + Q . A ray. bleus, expression ce devient identique avec la précédente si l’on prend

nR=P6, (m+n)J=Q/f, nB—=Qx.

Eliminant Q de ces deux dernières équations, il nt

M JD

ie ec hi

ce qui fournit une relation entre » etn.

Les seules conditions auxquelles il faut satisfaire sont que m soit positif et qu’il ne soit pas trop petit par rapport àn; ce qui peut se faire d’une infinité de manières, en prenant convenablement le rapport de f à 2. Si nous supposons pa-

reillement qu'un mélänge de m» rayons bleus (B) primitifs avec » rayons blancs (R-LJ LB) équivale à P rayons verts du spectre mêlés avec Q rayons violets, nous en déduirons

l'équation suivante :

m JET RES Por és EST 519. — En regardant , par exemple , la lumière blanche

comme le résultat de la réunion de 20 rayons, rouges primitifs, de 50 jaunes et de 5o bleus, voici quelle sera la com-

position de toutes les couleurs du spectre :

Rouge, ‘8 ray. prim. roug — X.

Orangé, 7 ———— roug.- 7 ray. prim. jaun. — c + d. Jaune, 8 ———— jaun. —e.

Vert, 10 ———— jaun.— 10 ray. prim.bleus —#f+ x. Bleu, + 6 ——2 = jaun.—e 12 ray: prim. bleus — gr. Indigo, 12 ——— bleus —k.

Violet, 16 ———— bleus + 5 ray. prim. roug, — / + a.

La réunion de 15 rayons rouges et de 50 rayons verts produirait alors un nouveau rayon composé de 15 X 8 — 120 ray. roug. prim., 50.X 10 = 300 ray. jaun. prim. ,

et 50 X 10 — 300 ray, bleus prim.

On obtiendrait ainsi la même-teinte que par la combinaison de 6 rayons blancs avec 4 rayons jaunés primitifs. En mêlant, dela même manière, 75 rayons verts avec 100 rayons violets,, il en résultera

100 X° 5 = 5oo ray. roug. prim., >

+ 75 X 10 — 75o ray. jaun. prim., + 75 X°10 + 100 X 16 = 2550 ray. bleus prim: ;

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ceiqui donnera la même tente que le mélange de 25 rayons blancs avec 22 rayons bleus primitifs, c’est-à-dire un bleu vif d’une belle:nuance. Les nombres précédents n’ont été choisis que pour servir d'exemple, et ne représentent aucunement les véritables rapports entre les rayons colorés du spectre, |

b20.— Les raies fixes que l’on observe dans le spectre solaire conduisent naturellement à rechercher si d’autres sources de lumière n’offriraient pas le même phénomène. Guidé par l’analogic, Fraunhofer a trouvé que, pour chaque étoile fixe, il y a un système particulier d’espaces obscurs et d’espaces éclairés dans le spectre qu’elle produit; mais les phénomènes les plus curieux sont dus aux flammes colorées. Quand on fait passer leur lumière à travers un prisme, les spectres sont presque aussi irréguliers qüe ceux qui résultent. de la transmission de la lumière du soleil au travers de verres colorés. Le docteur Brewster, M. Talbot et d’autres physiciens, ont observé ces phénomènes avec beaucoup de soin; mais la matière est loin d’être épuisée et offre un vaste champ aux investigations les plus curieuses. Il est aisé de vérifier les faits suivants :

521. — 1° La plupart des combustibles composés d’hydrogène et de carbone, comme le suif, l’huile, le papier, l'alcool, etc. , donnent des flammes bleues quand on les allume et que leur combustion est encore imparfaite, En recevant la lumière de ces flammes à travers une fente étroite, pour la décomposer, à l’aide d’un prisme, de la manière décrite à art. 487, elles produisent toutes des spectres discontinus ; consistant la plupart en lignes étroites d’une réfrangibilité très bornée, et séparées par de larges intervalles entièrement noirs ou beaucoup plus obscurs que tout le reste. Les couleurs qui y prédominent sont le jaune, resserré entre d’étroites limites ; le vert jaunätre, le vert d'émeraude, le bleu pâle et beaucoup de violet.

522. — 2° Quelquefois, lorsque la combustion est violente, comme dans le cas d’une lampe à huile dont on avive la flamme avec un chalumeau (selon Fraunhofer ),; ou à l'extrémité supérieure de la flamme d’une lampe à esprit de vin, où quand on jette du soufre dans un creuset chauflé à blanc, on voit briller une grande quantité de lumière jaune parfaitement homogène et bien caractérisée; dans le dernier cas même, presque tout le spectre est de cette couleur. Le docteur Brewster a trouvé qu’on peut obtenir la même lumière jaune en allumant un mélange d’eau et d’esprit de vin que l’on a fait chauffer uparavant. C’ét un moyen subsidiaire qu’il propose de-se procurer cette lumière quand on en a besoin pour des:expériences d’optique.

525.— 5° La plupart des sels, tant à l’état solide qu’à celui de vapeur, ont la propriété de donner une couleur particulière aux flammes qui naissent de leur ignition:c’'est ce qu’on peut démontrer par une expérience bien simple, quoique décisive. On mouille une ficelle ou une mèche de coton que l'on a fait bouillir dans de l’eau pure pour être certain qu’elle ne contient aucun sel étranger; puis on la saupoudre avec le sel que l’on veut éprouver, ou on la trempe.dans unesolution de ce même sel. Dans cet état, on l'approche d’une bougie allumée, en la plongeant non dans la flamme même, mais dans le cône invisible d'a embrasé qui l’entoure.Bientôt le fil, se pénétrant de cire, brüle en petillant, et le cône devient lumineux, en prenant la couleur qui caractérise le sel dont on a fait usage.

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