‹ Traité de la lumière, t.1Chapitre 112 sur 171 · L'on a trouvé, de cettemanière, qu’en général · texte numérisé non relu

L'on a trouvé, de cettemanière, qu’en général

Les sels de soude donnent une lumière jaune abondanteet pure ;

Les sels de potasse un beau violet pâle ;

Les sels de chaux un rouge de brique : dans leurs spectres on remarque aussi uné ligne jaune et une belle ligne verte;

Les sels de strontiane donnent un magnifique cramoisi.: si l'on analyse leur flamme avec le prisme, l’on voit encore

deux espèces de jaune, dont l’un tire beaucoup sur l'orangé;

Les sels de magnésie ne donnent pas de couleur;

Les sels de Jithine donnent une flamme rouge (d’après les expériences au chalumeau du docteur Turner!) ;

Les sels de baryte donnent-un beau vert-pomme assez pâle : les:flammes de la baryteet de la strontianeforment un contraste remarquable ;

Les sels de cuivre donnent un vert superbe outun bleu verdûtre ;

Le sel de fer (protoxide de fer) donne une flamme blanche quand on l’emploie à l'état de sulfate.

De tous lessels, les muriates conviennent le mieux, à cause de leur volatilité. L'on observe. les mêmes couleurs quand on jette un des sels précédents, réduit en poudre, sur la mèche d’une lampe à esprit de vin. Pour le sel commun, M.Talbot a réconnu que la lumière: de la flamme est entièrement d’un jaune homégène. Comme cette flamme est très facile à produire} et qu’elle reste identiquement la même en ‘tout temps, cette propriété la rend d’une grande ressource pour ce-genré d’expériences. é

Les couleurs que’les différentes bases communiquent à là flamme offrent, dans une foule.de cas,un moyen commode ét sûr de reconnaître la présence d’une quantité même très petite de ces bases; mais ceci regarde plutôt le chimiste que le physicien. :

Les'terres pures violemment chauffées, comme l’a essayé dernièrement le lieutenant Drummond en dirigéant sur de petites boules, qu’il en avait formées, les flammes de plusieurs lampes à esprit de vin avivées par le gaz oxygène, émettent à leur surface une lumière d’un éclat prodigieux. Quand cette lumière est décomposée parle prisme, on remarque que les rayons colorés qui la caractérisent se trouvent en excès dans le spectre qu’elle produit : il n’y a donc aucun doute que les teintes de la flamme proviennent des molécules de matière colorante que la violence du feu a réduites à l’état de vapeur.

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