‹ Traité de la lumière, t.1Chapitre 148 sur 171 · Passons au cas de transmission oblique · texte numérisé non relu

Passons au cas de transmission oblique

Soient AC, BD (fig. 155), les surfaces de la lame, et A a son épaisseur. Soit AE la surface d’une onde dont le point A vient d'atteindre la première surface de la lame.

Représentons par SA, SC, perpendiculaires à AE, des rayons émanant d’une origine commune S : ceux-ci se réfléchiront en partie, et l’intensité de la lumière sera diminuéc dans un certain rapport (de 1 à 1 —a) qui dépendra de l'angle d’incidence.

L’ondetransmise sera déviée; et prendra la position Ab, en suivant la route AB du rayon transmis, qui sera en BF lorsque l’onde sera en F G hors de la lame. Il se fera ici une

autre réflexion partielle dépendante de l'incidence à l'intérieur : nous dénoteron$ par (1— a}{i— x) la partie transmise, etpar (1 — a) x la partie réfléchie. Ces deux parties s’éloignent ensemble de B:

La première, animée d’une vitesse V due au milieu exterieur, suit la lignée BH parallèle à S'A , et forme une onde que l’on peut regarder comme un plan d’une étendue indéfinie, qui se meut uniformément le long de BH avec une vitesse V, pourvu que le point Ssoit à une distance suffisante.

La seconde se dirige suivant B C, en vertu de la loi de réflexion , avec une vitesse V' due au milieu dont la lame est faite, jusqu’à ce qu’elle arrive en C, où‘elle subit une autre réflexion partielle, et retourne en arrière, suivant C D, avec une intensité moindre = (1 — a)æ , mais avec la même vitesse V!, jusqu’à ce qu’elle parvienne en D, après avoir décrit la route

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