‹ Traité de la lumière, t.1Chapitre 44 sur 171 · Trouver le pouvoir ét les foyers d’une seule lentille · texte numérisé non relu

Trouver le pouvoir ét les foyers d’une seule lentille

dans le vide.

Soient R’ et R’ les courbures respectives de sa première et de sa seconde surface, # l'indice deréfraction du milieu dont

1 I , elle est faite, m—-—F ,son pouvoir : nous aurons alors, puisque la dernière réfraction se fait dans le vide,

F=gr EF, f=F+D; mais Fe (a — mi) Rl,setl" (1 m").R7.

Et comme

M — ») tm =;

pvp ox di £

Let 2e

du?

(Na

ue à

tes équations deviennent

FE -(p—1) R',etF—=—{(p—1)R';

de manière que les foyers de la lentille sont déterminés fina-

lement par les équations 5

) f=Er+D. d

262. — Coroll. 1. Le pouvoir d’une lentille est proportionnel à la différence des courbures des deux surfaces pour un ménisque ou pour une lentille concavo-convexe, et à leur somme pour une lentille bi-convexe ou bi-concave.

Quant aux lentilles plano-convexes ou plano-concaves , leur pouvoir est simplement proportionnel à la courbure de la surface convexe ou concave.

263%. — Coroll. 2. Dans les lentilles bi-convexes, R! est positif et R’ négatif; de sorte que , Si y surpasse l’unité, Fest positif, c’est-à-dire que les rayons convergent vers un foyer derrière la lentille. Dans les lentilles plano-convexes, R/— o et R'est positif, ou R!'—o et ÆR’ est négatif (260); d’où il suit que F est positif et que les rayons convergent dans les deux cas. Il en est de même des ménisques où R’ est également positif, et où R/; quoique positif ; est moindre que R’ (fig: 49).

Dans ces différents cas, le foyer est dit réel, parce que les rayons ‘s’y rencontrent effectivement. Le contraire a lieu à l’égard des lentilles bi concaves, plano-concaves ou concavoconcayves ; le foyer se trouve du côté opposé, c’est-à-dire du côté des rayons incidents , et les rayons parallèles divergent après leur réfraction, à partir de ce point.

Dans ce cas donc ils ne se rencontrent jamais, et ce foyer est dit foyer virtuel.

264. — Coroll. 5. Siu 1, c'est-à-dire si ja lentille ést faite d’une matière plus rare que le milieu ambiant ( qui ne doit point être le vide, pourvu que tout le système s’y trouvé plongé), & — 1 est négatif, et toutes les propriétés des lentilles convexes appartiennent alors aux lentilles concaves : celles-ci ont alors un foyer réel, tandis que celui des autres n’est que virtuel.

265. — Coroll. 4. Les lentilles bi-convexes, planoconyvexes ou ménisques, formées d’une matière plus dense que le milieu qui les environne, ont un pouvoir positif : le contraire a lieu si leur matière est plus rare.

266. — Coroll. 5. Le foyer des rayons parallèles est toujours à la même distance, quelle que soit la face de la lentille qui recoit les rayons. En effet, si l’on retourne la lentille, R' devient R”, et réciproqnement; mais, comme elles changent de signe en même temps, la valeur de F n’éprouve aucune altération.

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