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$ XIT. — De la structure de l'œil et de la vision.
Description de l'œil. — Humeur aqueuse; sa composition ; son pouvoir réfringent. — Cornée ; sa figure est ün ellipsoïde de révolution. — ris. — Cristallin ;! sa figure ;:son pouvoir réfringent.—Les axes de ses surfaces ue coïncident pas ; ce défaut de coïncidence ne nuit point à la vision. — Composition du cristallin ; il est plus dense au centre. — Rétine. — Choroïde.— Sclérotique. — Changement du foyer de l’œil pour des objets plus rapprochés. — L'image sur la rétineest l’objet immédiat de la vision. — Conformation vicieuse de la!’ cornée. — Wision simple avec: deux yeux. — {Comment on peut rendre la vision double; autre manière. — Un objet simple peut paraître, au toucher, double dans certains cas. — Preuve expérimentale que c’est l'habitude qui rend la vision simple. — Cause plus éloignée de l'unité dela vision. —Sympathie nerveuse. —Les objets paraissent droits quoique-leur image soit renversée, — Punctum cœcum ; l’expérience À ARTE son existence. — Yeux des poissons. — Grossissement. — Grossissement d’un système de lentilles: — Angle visuel. — Vision à travers des lentilles convexes. — Vision à travers des lentilles concayes. — À l’aide de réflecteurs. — Principes généraux des télescopes. — Lunette astronomique. — Champ dé Ja vision. — Formulés relatives au champ de la vision et au grossissement. — Distance de lœil.— Renversement des lunettes. — Lunette de Galilée. — Microscope. — Télescope catoptrique.— Télescope d’'Herschel. — Télescope de Newton.—Télescope de Grégory.—"'élescope de Cassegrain.
350. — C’est au moyen des images optiques que s’opère la vision. L’œil est un assemblage de lentilles qui concentrent les rayons émanés de chaque point de l’objet sur un tissu de nerfs très déliés, qu’on appelle la rétine : il s’y forme une image ou représentation exacte de l’objet, et c’est cette image qui est perçue ou sentie par la rétine. À Aa fig. 7o est une section de l’œil humain par un plan horizontal passant par son axe. La figure de cet organe est’ presque entièrement sphérique, mais ü forme une saillie considérable par-devant : il se compose de trois chambres principales, occupées par des milieux d’une transparence parfaite et de pouvoirs réfringents qui diffèrent beaucoup entre eux, mais assez peu de celui de l’eau pure. Le premier de ces milieux, À, occupant la chambre antérieure, porte le
: nom d’Aumeur aqueuse, et n’est effectivement que de l’eau pure, contenant un peu de muriate de soude et de gélatine,
avec une légère trace d’albumen, dans une proportion qui n'excède pas 8 pour 100 (1).
D'après les expériences de M. Chossat (2) , du docteur Brewster et du docteur Gordon {5}, son imdice de réfraction est presque exactement le même que celui de l’eau, la valeur de cet indice étant 1.357, tandis que pour l’eau elle est égale à 1.556. La partie antérieure de cette chambre est terminée par une enveloppe « de la nature de la corne et d'une transparence parfaite, qui porte Le nom de cornée, et dont la figure est celle d’un ellipsoïde de révolution autour de son grand axe, ainsi que l’a démontré M.Chossat (4) par des mesures très précises et des expériences faites ayec le plus grand soin. Cet axe, comme il est naturel de le croire, détermine celui de l'œil; mais il ést à remarquer que, dans les yeux de bœuf mesurés par M: Chossat, son pôle ne coïneidait jamais avec le centre de l’ouverture de la cornée, mais qu'il s’en trouvait à 10° environ ( comptés sur la surface}, à partir de ce centre vers le nez, dans un plan horizontal. Le rapport du demi-grand axe de l’ellipse génératrice à l’excentricité étant 1 : 3, valeur qui s’écarte peu de l’indice de réfraction = 1.337, il résulte de ce qui a été démontré à l'art. 256 que les rayons parallèles qui tombent sur la cornée, dans la direction de son axe, convergent vers un foyer
«intérieur , avec une exactitude presque mathématique, l’aberration à laquelle eût été sujette une cornée sphérique étant presque entièrement détruite.
351, — La surface postérieure de la chambre A est limitée par l’iris 67, qui est une espèce d’écran circulaire opaque
ou de diaphragme composé de fibres musculaires dont Ja
(1) Chenevix, Transactions philosophiques , vol. XCIIL, p. 19b.
(2) Bulletin de la société philomatique , 1818, p. 94.
(3) Edinburg Philosophical Journal , vol. 1, p. 42.
(4) Sur la conrbure des milieux réfringents de l’œilchez le bœuf. 4nnales de chimie , vol. X, p: 337.
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