‹ Traité de la lumière, t.1Chapitre 64 sur 171 · À l'égard des réflecteurs, 2 D); et · texte numérisé non relu

À l'égard des réflecteurs, 2 D); et

Pour un réflecteur convexe, e est nécessairement négatif,

du moins si le réflecteur est métallique, parce que l’œil doit

être du côté de la surface qui reçoit la lumière incidente : e

sera plus grand ou moindre que l'unité, suivant la valeur de

Pour un réflecteur concave, R est négatif, et e l’est égale-

par conséquent 2 R — & est positif, et

ment comme pour le réflecteur convexe, et pour la même raison : le signe ét la grandeur de A pourra donc varier indéfiniment, comme dans le cas précédent ; avec la position

LR FÜ ñ : : EX: Aa The Fe de l’œil, de l’image et de l’objet. Les fig: 78 et 79 veprésen tent ces différents cas.

579. — Au lieu de regarder directement l’image avec l'œil nu, on peut l’observer à l’aide d’une lentille ou d’un réflecteur, qui donne aux rayons divergents de chaque point de l’objet-ou un parallélisme parfait , ou un degré de convergence ou de divergence qui permette à l'œil de voir l’image distinctement, et plus grande ou plus petite qu’elle ne paraï-

trait sans ce secours.

Tel est le principe sur lequel repose la construetion de tous

les téléscopes et microscopes. Comme la plupart des yeux voient bien quand les rayons sont parallèles, ces instruments laissent aux faisceaux émergents le parallélisme qu'ils avaient avant leur incidence; de plus, au moyen d’une disposition mécanique qui permet de changer les distances entre les lentilles, l’on donne aux rayons tel degré de convergence ou de divergence que lon juge convenable.

580. — Dans la lunette dioptrique ordinaire; ou, comme on l’appelle quelquefois, la lunette astronomique, image est formée d’abord par une lentille convexe nommée l’objectif, et vue à travers une autre lentille convexe nommée l’oculaire, placée à une distance de l’autre à peu près égale à la somme de leurs distances focales. Si l’oculaire est concave, l'instrument s’appelle lunette de Galilée, du nom de son inventeur. La situation des lentilles et la route des rayons sont

représentées par les figures 8o el 81.

381. — Dans la première lunette, soit PQ l’objet; menons par les centres de l’objet et de l’oculaire la droite QOG, qui sera l’axe de l’instrument ;\d’un point quelconque R de Pobjet, menons ROr passant par le centre O de l’objectif, et rencontrant en r la droite p g perpendiculaire à l'axe, au point g foyer de Q : p q sera l’image de P Q.

Soient P A, PB, les rayons extrèmes du faisceau divergeant du point P et tombant sur l'objectif : ces rayons se croiseront en p après leur réfraction. À moins que l’oculaire bG a ne soit assez grand pour recevoir le rayon Apa, le point p paraîtra donc moins éclairé que le point g au centre de l’objet; et, si l'objectif est tellement petit que la ligne Bp prolongée ne puisse l’atteindre, aucun des rayons émis de P ne parviendra à l’œil : ainsi le champ de la vision est limité par l’ouverture de l’oculaire. :

Pour déterminer son étendue, joignons Bb ct Aa, extré- :

mités opposées de l'objet et de loculaire : ces droites ren-

contrant l’image en r et en p, et Vaxe en X ; rp est toute l’étendue visible de l’image, et l'angle pOr=POR est l’étendue angulaire du champ de la vision : or nous avons ABi:1ab:: OX: GX, et par conséquent AB +ab:AB:06G : O X; d’où l’on tire F

ab >:

AB ee à GR pepe à 06 GR QE

D’ailleurs Xq Xq = 0q — OX, pr = ab ‘GX’

et l'angle

Pour exprimer algébriquement ces relations, posons Le diamètre de l'objectif = «, Le- pouvoir de l’objectuf = L, Le diamètre de l'oculaire = $,

Le pouvoir de l’oculaire — .

Nous aurons alors

PRAE F 3 (Gt) = (+5) Bl—cL Him mean Cette dernière équation due la grandeur linéaire de la

portion visible de l’image : elle est symétrique, comme on le voit, par rapport à l’oculaire et à l'objectif,

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