‹ Traité de la lumière, t.1Chapitre 65 sur 171 · MAT · texte numérisé non relu

MAT

Le premier est égal à l'angle sous-tendu par pr au centre

de l'objectif, et le second se déduit du premier dès que l’on connaît l’angle rGp au centre de l’oculaire; or

RAR LA et LPO RE RU ON ee à LR rOp=L. Li PRG Te :

par conséquent, ‘ (d) le pouvoir amplifiant — rGp == Le P ramplihe = PERL

ce qui montre que le grossissement de la lunette est d'autant plus fort que le pouvoir de l’oculaire est plus grand par rapport à celui de l'objectif; ou ; en d’autres termes, que la longueur focale de l’objectif est plus grande par rapport à celle de l’oculaire.

585: — Apres la réfraction par l’oculaire, les rayons émergeront parallèlement, et seront vus distinctement si l'œil se trouve placé d’une manière convenable : l’œil receyra les deux rayons extrêmes 4 R! et a P! appartenants aux faisceaux émis de r et dep, s’il occupe leur point de concours E; mais, bE étant parallèle à rG, et aE à pG, l’on a

KE ab HSBC T) GE—G TX re ou rm nr . (e)

584. — Si l'œil se trouve à une distance plus grande ou plus petite que GE, il ne recevra point les rayons extrêmes, et le champ de la vision ou l'aire visible de l'objet se resserrera. En construisant le tube qui porte l’oculaire , ilest donc important de lui donner une longueur telle qu'en regardant par l’une de ses extrémités, l’œil se trouve précisément à ka

distance de l’oculaire que nous venons d’assigner.

585. — Si l’on retourne l'instrument, et qu'on applique l'œil contre l'objectif, il est évident qu'il pourra servir en-

ÿ : L core de lunette; mais son pouvoir aura pour valeur —:

de manière qu’au lieu de grossir les objets, il les fera paraître plus petits, etle champ de la vision croîtra dans la même proportion. Alors les objets éloignés seront vus en

miniature.

586. — Si la lunette, au lieu d’être tournée vers des objets assez éloignés pour que les rayons qui en émanent puissent être regardés comme parallèles, était dirigée vers des objets voisins de l'œil , la distance entre l’objectif et l’oculaire devrait être augmentée jusqu’à ce que l’image fût amenée précisément au foyer de ce dernier verre. A cet effet, l’oculaire est ordinairement placé dans un tube que l’on fait glisser à volonté , soit avec la main, soit à l’aide d’un engrenage.

Le même mécanisme sert à donner à l’instrument la longueur qu’exige le besoin de l’œil : pour les presbytes, les rayons doivent être parallèles ou très peu divergents, ce qui exige qu’on éloigne davantage l’oculaire de l'objectif ; c’est le contraire pour les myopes.

387. — La même théorie et les mêmes formules s’appliquent à la lunette de Galilée, en observant seulement queI,, pouvoir de l’oculaire, est négatif dans ce cas. Par conséquent, la valeur de GE cest négative, c’est-à-dire que l’œil devrait se trouver entre l'objectif et l’oculaire ; mais les autres conditions étant incompatibles avec celles-ci, pour avoir du moins le plus grand champ possible , il faut placer l’œil

immédiatement contre l’oculaire.

588. — Dans la lunette astronomique, les objets sont renversés, parce que les rayons partis des extrémités de l'objet se croisent avant de toucher l’œil ; ce qui n’arrive point dans celle de Galilée.

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