‹ Traité de la lumière, t.1Chapitre 66 sur 171 · Si l’objet s'approche davantage dé l'objectif, le · texte numérisé non relu

Si l’objet s'approche davantage dé l'objectif, le

grossissement augmente , parce qu’alors Es (D désignant la proximité de l’objet) exprime le pouvoir amplifiant, comme on le voit aisément par ce qui a été dit à l’art. 382. C’est ainsi qu’une lunette destinée à l’observation d’objets très proches devient un microscope.

- Le microscope composé ordinaire ne diffère de la lunette astronomique que par les modifications exigées par l’usage, que l’on en veut faire : son objectif est beaucoup plus fort que son oculaire; de manière que, pour voir des objets éloignés , il ferait l’effet d’un télescope retourné, et devrait être considérablement raccourci. Pour des objets proches, Z— D

ae à ÿ u diminue à mesure que D augmente, et la fraction =D Peut

devenir aussi grande que l’on voudra en approchant l’objet de lobjectif, et en éloignant en mêmé temps l’ocülaire

dont la distance à la première lentille a pour expression n I ar

Mais, pour éviter de faire deux opérations, on a coutume de conserver toujours la même distance‘entre les deux verres , et de faire varier celle de l’objet au moyen d’une vis dé rappel ou d’un engrenage. La fig. 682 représente une section d’un microscope. Il convient cependant d’avoir la faculté d’éloigner ou de rapprocher entre eux l'objectif et l’oculaire : par ce moyen, l’on peut obtenir tel grossissement que l’on voudra entre les limites correspondantes aux distances extrêmes , en choisissant une série d'objectifs tels que le plus grand pouvoir amplifiant dont le premier soit susceptible entre les limites en question surpasse le moindre grossissement que l’on peut obtenir à l’aide de la lentille qui la suivrait dans l’assortiment , et ainsi de suite. Ces objectifs sont ordinairement enchâssés dans des plaques que l’on peut amener successivement dans l’axe du microscope , ‘au moyen d’un mécanisme fort simple.

Page 1