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590. — Dans le télescope catoptrique le plus simple, l’image est formée par un miroir concave, et vue à l’aide d’un oculaire convexe ou concave , comme dans le télescope dioptrique. Mais comme la tête de l’observateur intercepte-
rait toute la lumière incidente dans un petit instrument et.
TRE oi
une partie considérable dans un grand, l’axe du réflecteur
est tourné un peu obliquement, de manière à projeter les
images dans le sens latéral : cette disposition prévient la perte de lumière, Son inconvénient est de contourner légèrement l’image par l'effet de l’obliquité des rayons ; mais quand on construit ces télescopes sur une grande échelle, et qu'on s'en sert pour observer des (corps célestes d’un éclat trés faible, qui ne perdent que très peu de lumière par l’aberration de sphéricité, cet inconvénient dévient insensible : tel est le télescope avec lequel sir William Herschel a exploré le ciel.
591. — Pour empêcher linterception des rayons dont nous venons de parler, Newton, l'inventeur du télescope catoptrique, employait un petit miroir placé obliquement (fig. 85) vis-à-vis du centre du grand miroir. Alors les rayons parallèles PA, PB, émanant d’un point quelconque dans la direction de l’axe de l'instrument, tombent, avant leur rencontre, sur un miroir plan C D incliné à 45° sur l’axeÿ d’où ils sont réfléchis à travers un tube latéral vers la lentille G, qui les réfracte et les transmet à l’œil E. Il est clair que, si l'image formée par le miroir AB, derrière CD, peut être considérée comme un objet, une image égale sera formée en Faàla mème distance du miroiriplan. On verra celle-ci à travers la lentille G, comme si elle était formée par un objectif.de même longueur focale que le grand miroir, placé dans le prolongement de l’axe du porte-oculaire au-delà du petit miroir que l’on supprime par la pensée, Ainsi les formules et théorèmes qui se rapportent aux lunéttes astronomique et de Galilée peuvent s'appliquer également au télescope newtonien quant au champ, au grossissement et à la
204 | position de l'œil. Il suffit d’y remplacer L par 2 Ret L—D par 2R—D, en se rappelant que R est négatif, etque le
miroir a sa concavilé tournée du côté de la lumière incidente.
592. — .Le télescope de Grégory (fig. 84), au lieu d’un petit miroir plan tourné obliquement , a un petit miroir de convergence dont. la concavité regarde le grand miroir; mais, au lieu de se trouver à-une distance de celui-ci égale à la somme des longueurs focales, cette distance est un peu plus grande. L'image pq, qui se forme au foyer du grand miroir, se trouvant à une distance du sommetdu petit miroir plus grande que la longueur focale de celui-ci, il se forme une nouvelle image près de la surface du grand miroir, en rs, par exemple. Le centre du grand miroir est percé d’un trou qui laisse parvenir les rayons jusqu’à l’oculaire £;‘une vis sert à régler la distance entre les réflecteurs, suivant le degré’ de divergence des rayons ou les défauts de l'œil:
595. — Le télescope de Cassegrain ne diffère point de celui de Grégory, si ce n’est que le petit miroir est convexe, et reçoit les rayons: avant leur convergerice pour former une image. L’amplitude du champ de la lunette, la distance de l'œil et celle des miroirs entre eux, sont aisées à calculer pour ces deux instruments, par le simple changement de signe de la courbure du petit miroir.
Soient R! et R’ les courbures des deux réflecteurs : R''est négatif et R’ positif pour le télescope de Grégory. En nommant 4 la distance entre leurs surfaces (4 étant négatif, parce que le second réflecteur se trouve du côté des rayons incidents}, nous aurons pour un objet dont la proximité est D,
DDR EDEN; À D RE MS EESTI
en adoptant les formules ct la notation de l’art. 251.
Ces équations donnent, après substitution,
(P) 2R'—D 2R7—2R'ED—021(2R'—D:.R7 à
HR nn AG Ve en ; 1—((2R—D) 1—4(2R—D)
C’est la valeur inverse de la distance de la seconde imagé à la surface du petit miroir.
Si nous voulons que l’image vue avec l’oculaire tombe précisément à la surface du grand miroïr, nous n’avons qu’à
poser
HE, parce que f” est positif et £ négatif. Quand les rayons sont parallèles, cette hypothèse donne
RORPE ARE 2 RS 0 Pr 0 (2)
d’où l’on peut tirer la valeut de £ quand on connaît R' et R’, et réciproquement.
594. — Nous sommes forcé de différer la description des autres instruments d’optique et destélescopes d’une construction moins simple, etc., jusqu’à ce que nous ayons traité des propriétés physiques de la lumière , et spécialement de linégale réfrangibilité de ses rayons et de sa coloration. C’est ce qui fera l’objet de la partie suivante.