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mage se montre de la même grandeur que cet objet; si la surface est plus on moins éloignée que l'objet, la grandeur de l’image paraît augmenter ou diminuer proportionnellement.
4° Les couleurs accidentelles se combinent entre elles à la manière des couleurs réelles, c’est-à-dire que du jaune et du bleu accidentels forment du vert; du rouge et du bleu accidentels forment du violet, etc. On peut s’en convaincre par l'expérience suivante, due au père Scherffer (1). On place l'un à côté de l’autre, sur un fond noir, deux petits carrés de papiers colorés, l’un violet et l’autre orangé, couleurs dont les accidentelles sont le jaune et le bleu, et lon marque d’un point noir le milieu de chacun de ces carrés. Alors on porte alternativement les yeux sur l’un et l’autre point, en les teuant fixés sur chacun d’eux pendant environ une seconde, el après avoir répété cette opération un grand nombre de fois, on ferme les yeux ou on les dirige vers une surface blanche. Alors on distingue bientôt l'apparence de trois carrés juxtaposés, dont la formation est trop aisée à concevoir pour que je m'y arrête, et dont celui du milieu est évidemment formé de la superposition des couleurs accidentelles produites par les deux couleurs employées. Eh bien, dans le cas dont il s’agit, ce.carré du milieu sera vert. Il serait violet si les deux couleurs émployées étaient le vert et l’oraugé, dont les accidentelles sont le rouge et le bleu, etc. Un cas fait cependant exception : c’est celui où les deux couleurs accidentelles que l’on combine sont complémentaires l’une de l’autre. Alors, au lieu de produire du blanc, comme deux couleurs réelles complémentaires, elles semblent au contraire ne donner lieu qu’à un effet d’obscurité. Ainsi lorsque les deux petits carrés de papier sont l’un vert et l’autre rouge, couleurs dont les acidentelles sont le rouge et le vert, le carré qui occupe le milieu dans l’image accidentelle paraît noirà-
(1) Dissertat. sur les coul. accid., Journ. dephys., vol. 26, 1785:
tre si.on le projette sur un fond blanc; et complétement noir si l’on se couvre les yeux.
bo Les couleurs accidentelles se combinent avec les coùleurs réelles de la même manière queces dernières entreelles, c'est-à-dire que du rouge accidentel.et du bleu réel forment du violet, que du bleu accidentel et du jaune réel forment du vert, etc. Il est aisé de s’assurer du fait en projetant l’image accidentelle sur une surface peinte de la couleur avec laquelle-on vent la combiner : ainsi, en projetant sur une feuille de papier bleu l’image accidentelle rouge provenant d’un objetert , il'en résulte une apparence d’un beau violet, etc. Je ferai seulement ici les deux remarques suivantes.
L'objet étant toujours placé sur un fond noir ; si l’on projette son image accidentelle sur une surface.de même couleur que lui, ou, en d’autres termes, dont la: couleur soit complémentaire de celle de l’image, celle-ci ne paraîtra plus que d’un gris foncé, comme si la sensation .était.en partie détruite en cet endroit de la surface. C’est ce qui arrivera, par exemple, si, après avoir regardé pendantquelque temps un petit morceau de papier rouge. posé sur.un fond noir; on jette les yeux sur une feuille de ce même papier rouge.
Au contraire, si l’on projette l’image accidentelle sur une surface dont la couleur soit compléméntaire de celle de l’objet, c’est-à-dire soit identique avec celle de l’image , celle-ci paraîtra d’une couleur plus belle.et plus pure quelle resté de la surface sur laquelle elle se détache..C'est ceiquiaura lieu, par exemple, avec un objet rouge*et une surface verte, avec nn objet jaune et une surface violette, ete:
6° Afin d'isoler de toute influence étrangère l’objet coloré que l’on regarde, nous avons admis dans tout ce qui précède qu’il reposait sur un fond noir; si ce fond est blanc, on obtient des effets analogues quant à la couleur de l’image accidentelle, mais différents quant.au rapport d'éclat de cette image et de la surface sur laquelle elle se détache. Ainsi, quand l’objet repose sur un fond noir, son image accidentelle
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projetée sur une surface blanche paraît plus sombre que celle-ci , et le contraire a lieu si l’objet repose sur un fond blanc.
Pour compléter l’exposé des propriétés principales de cette classe de couleurs accidentelles , j'ajouterai les faits suivants.
7° On a vu, dans la note relative à la persistance des impressions de la rétine, que, lorsqu’on se couvre les paupières après avoir regardé un objet assez éclatant, on voit ordinairement l'impression primitive persister pendant un temps assez considérable. En pareil cas, si l’on se découvre les paupières, ou si l’on ouvre les yeux en les dirigeant sur une surface blanche , il arrive généralement que cette impression primitive sechange aussitôt en image accidentelle, qui repasse de nouveau à l’état primitif si l’on se recouvre les yeux, et l’on peut ainsi faire passer successivement plusieurs fois l’impression par l'an et l’âutre état. L'effet se produit très bien avec l’image d’une fenêtre, et c’est ainsi que Franklin l’a observé (1): éette image, dans les yeux fermés et couverts, paraît formée de panneaux lumineux et de chassis obscurs; mais si l’on permet à la lumière dé traverser les paupières, ou si l’on ouvre les yeux en les portant sur un mar blanc, aussitôt les panneaux deviennent obscurs et les châssis lumineux. Si l’on.se couvre de nouveau les yeux, le premier effet reparaît, et ainsi de suite. Darwin a observé un effét analogue après avoir regardé le soleil couchant (2).
Enfin M. Brewster dit (5) que; si, après avoir regardé le soleil, on voit un spectre brun rougeâtre , une certaine pression exercée sur l’œil fera changer cette image en un'spectre
(3): Journ. de phys., vol. 2;,1778.
(2) Philos.trans., vol, 76,1786.
(3) Philos. magaz, , août 1832, pase qu.
Vert, etque, si l’on cesse la pression, l’image reprendra sa première couleur.
Remarquons en terminant que, puisque l’impression primitive survit toujours pendant quelque temps à la cause qui l’a produite (voy. la note précédente), l’image aëcidentelle doit être regardée comme succédant à ce premier phénomène ; et sidansle plus grand nombre des expériences relatives aux couleurs accidentelles, on ne peut saisir la trace de cette impression primitive qui s’efface , c’est qu’elle est généralement trop fagitive , et que le temps de son existence est encoré diminué par cette circonstance que, pour donner beaucoup d’intensité et de durée à l’image accidentelle, on regarde l’objet pendant long-temps. En effet, tandis que la contemplation prolongée de l’objet accroît la durée du second phénomène, on a vu, dans la note précédente (p.477, sous le n°4), qu’elle raccourcit-en général la durée du premier. Du reste il est des cas dans lesquels la succession des deux phénomènes se montre parfaitement : telle est l’expérience rapportée dans la note précédente à l'endroit que je viens de citer, Lorsque j'ai contemplé la fenêtre pendant un temps qui n’est-ni trop Jong ni trop court, je vois parfaitement, d’abord l’image de la fenêtre, avec ses panneaux lumineux et ses chassis obscurs, puis l’image accidentelle avec les panneaux obscurs et les chassis lumineux. M. Brewster a observé des effets ana. logues. (1) 5
On peut , comme l’a indiqué Scherffer , daas son‘intéressant mémoire, faire servir ces phénomènes de vision à ün amusement, de la manière suivante. On peint sur un fond noir un'buste d’homme:ou. de femme, en employant ‘des couleurs telles qu’elles aient pour accidentelles les ‘couleurs naturelles d’une semblable figure. De cette manièré la peau sera couleur de bronze, les cheveux et les sourcils seront
(1) Letters on natural magic. , page 26.
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blancs ; les-yeux auront des prunelles blanches sur un fond noir, etc; ce qui produira nécessairement un ensemble hideux; mais si l’on regarde fixement, pendant un temps süffisant, un même point de cette figure , et qu’on jette ensuite les yeux sur un mur blanc, on y verra l’apparence d’une tête avec ses couleurs naturelles.
Toutes les apparences dont il a été question jusqu'ici succèdent à la contemplation des objets colorés; mais l’expérience prouve que, pendant cette contemplation même, il se manifeste un autre ordre de phénomènes consistant aussi dans l'apparition de couleurs complémentaires, et qui forment une seconde classe de couleurs accidentelles. Ainsi Buffon remarque que, pendant qu’on regarde fixement un objet coloré, posé sur un fond blane, il se manifeste, extérieurement à cet objet et le long de son contour, une bordure colorée. d’une teinte pareille à celle de l’image accidentelle que l’on 6btient-en jetant ensuite les yeux sur un autre endroit du fond blanc. Quelques physiciens ont cependant rangé ce phénomène dans la. elasse précédente de couleurs accidentelles, en l’attribuant à ce que; pendant la contemplation de l'objet, l’œil ne peut demeurer complétement immobile, de sorte que l’image vacille sur-la rétine, et qu'il y a; tout autour de cette image, des parties de la rétine qui, après avoir reçu l'impression de la lumière colorée venant des bords de Pobjet, recoivent l'impression du fond blanc. Mais saus parler de ce faitxiltest une foule d’autres expériences qui montrent {la production des couleurs accidentelles pendant la contemplation des objets colorés.
Ainsi Rumford a montré (1) que, lorsqu’ane ombre est produite dans une lumière colorée, cette-ombre se teint de la couleur complémentaire. C'est-à-dire, par exemple, que si l'on éclaire un. papier blane avec.de la lumière verte; un
{u) Philos. trans., 1794,
petit corps. interpoôsé entre cette lumière et le papier produira,sur ce dernier une ombre rouge, etc.
Ainsi encore, d’après l’observation de Meusnier (1), lorsque l’intérieur d’un appartement n’est éclairé que par la lumière du soleil transmise au travers d’un rideau d’étoffe colorée , et que ce rideau est percé d’un trou de quelques millimètres de diamètre, par lequel la lumière directe peut s’mtroduire, si l'on reçoit ce faisceau de lumière sur un papier blanc, la partie du papier éclairée par la lumière blanche du soleil, paraît vivement colorée d’une teinte complémentaire de celle du rideau.
Prieur de la Côte-d'Or a fait voir (2) que, si l’on place entre une fenêtre et l’œil un morceau de papier coloré possédant une certaine transparence , et si l’on applique sur ce papier une petite bande de carton blanc, elle paraîtra teinte dela couleur complémentaire : on la verra rose sur un papier vert, couleur lilas sur un papier jaune, etc. L'effet est plus prononcé pour certaines positions du papier coloré, pasitions que l’on trouve aisément en faisant l'expérience: De plus, si la petite bande de carton est elle-même colorée, sa couleur.se combine avec la complémentaire de celle du papier : ainsi une bande bleue ‘paraîtra violette sur du papier vert, une bande jaune paraîtra verte sur du papier orangé, ete.
On peut encore citer les expériences du docteur Smith (5). Elles consistent à ‘appliquer à l’un des yeux un petit tube de papier coloré transparent, que l’on éclaire fortement de côté. Alors, les deux yeux étant ouverts, on regarde une surface blanche, et la portion de cette surface vue à travers le tube coloré parait teinte de fa couleur complémentaire.
(1) Les expériences de Meusnier sont rapportées par Monge, Ænn: de chim , t. 3, 1780.
(2) Ann. de chim., t.54.
(3) PAilos. magaz. , oct, 1832, page 855, dans la note.
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Dans les expériences qui précèdent, l’espace dont la co leur paraît modifiée est supposé d’une petite.étendue relativement à la surface colorée qui l’entoure, et la couleur de «cette dernière ne paraît pas sensiblèment altérée; cépendant M. Chevreul a prouvé récemment, d’une manière générale (1), que cette modification des couleurs est réciproque, c'est à-dire que, lorsque nous voyons simultanément deux objets colorés placés dans le voisinage l’un de l’autre, leurs deux couleurs semblent réagir mutuellement de telle manière qu’ chacune d’entre elles s’ajoute la complémentaire de l’autre. Ainsi, lorsque je place l’un à côté de l’autre un objet rouge et un objet jaurie, le premier semblera tirer plus ou moins sur le violet et le second sur le vert, etc. Cette modification réciproque des deux couleurs est ordinairement trop faible pour qu’on ‘puisse l’apercevoir sans avoir recours à un artifice particuliér ; voici le procédé de M. Chevreul. On colle l’une contre l’autre, sur une carte, deux bandes de papier où d'étoffe teintes des deux couleurs que l’on veut soumettre à l’observation : l’une est par exemple rouge et l’autre jaune; ces
bandes ont 12 millimètres de largeur et6 centimètres de lon-
gueur. Maintenant on colle parallèlement à l’une de ces bandes, et à la distance d’un millimètre, une seconde bande qui lui soit identique en dimensions et en couleur et qni est destinée à servir de terme de comparaison; on fait la même opération relativement à la bande peinte de l’autre couleur, et l’on a ainsi quatre bandes colorées, deux d’uné couleur et déux de l’autre ; les deux intérieures se touchent, et c’est sur élles que l’on observe l’action mutuelle des deux couleurs. Il suffit pour cela de regarder la carte dans un certain sens et pendant quelques secondes. L’effet réciproque des deux couleurs contiguës, qui échapperait dans les circonstances ordinaires, devient ainsi presque toujours sensible, à l’aide des
(1) Mém. de l'Institus, t. 11, 1832.
deux bandes extrêmes qui servent de terme de comparaison. Ainsi, dans l’exemple que nous avons choisi de bandes rougeset Jaunes, on remarquera que la bande rouge intérieure tirera sur le violet, et quela bande jaune qui lui.est contigue tirera sur le vert. M. Chevreul rapporte un grand nombre d’antres exemples qui rentrent tous dans la même loi. Il est seulement nécessaire de noter ici les faits suivants.
1° Si les deux couleurs employées sont complémentaires V'une de l’autre, comme le rouge et le vert, elles s’avivent par ‘leur juxtaposition, et acquièrent.un éclat et une pureté des plus remarquables.
2° Si l’on juxtapose une couleur quelconque avec le blanc, ce dernier se teint légèrement de la couleur complémentaire, et la couleur employée devient plus brillante et plus foncée : ainsi, par le contact du blanc et du rouge, le premier deviendra verdâtre et le second semblera plus brillant et plus foncé.
5° Si l’on juxtapose une couleur quelconque avec le. noir, celui-ci prend également , d'une manière plus ou moins prononcée, la teinte complémentaire de la couleur employée, et cette dernière paraît en général plus brillanteet plus claire.
4° Le blanc et le noir éprouvent aussi, par leur juxtaposition , une modification réciproque : le premier devient plus éclatant et le second plus foncé.
5° Les modifications mutuelles des couleurs ne sont pas bornées au cas où les objets colorés qui se modifient. sont contigus l’un à l’autre : M. Chévreul prouve par l’expérience qu'on peut encore les rendre sensibles même lorsque ces objets sont séparés de 5 centimètres. Seulement l’intensité de l’effet est d'autant moindre que la distance est plus grande.
6° À ces observations tirées du mémoire de M. Chevreul, j'en ajouterai une dernière, qui se vérifie à chaque instant, et qui peut d’ailleurs en quelque sorte se déduire des 2e, 3° et 4°
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précédentes : c'est-que lorsque deux objets voisins différent en clurté, cette différence paraît en général augmentée par leur voisinage : Pan paraît plus clair et-l’autre plus sombre que s'ils étaient vus séparément ou entourés d’objets d’ane clarté égale à la leur. Il y a plus, c’est que des objets modérément éclairés peuvent disparaître complétement , comme cela résuite des observations de M. Brewster (1) , lorsque leur image se peint sur la rétine dans le voisinage d’une partie de lorgané vivement excitée par la présence d’un objet brillant. On pent aisément se convaincre de ce fait en regardant des objets placés à peu près derrière la flamme d'une bougie. Ces objets paraissent d’autant plus sombres que leur image est plus rapprochée de celle de la flamme, et, lorsque la distance des deux imagés est très-petite, ils disparaissent entièremen t(2).
En réfléchissant à l’ensemble des expériences que je viens de rapporter, on verra qu’elles conduisent à la conclusion suivante.
Lorsque nous regardons, directement ou indirectement, un espace coloré, il se manifeste, en dehors du contour de cet espace, et jusqu’à une distance assez grande, l’apparence plus ou moins pro-
(2) Philos. magaz., sept. 1852, p.172.
(2) Afin de compléter l'exposé des faits principaux relatifs aux cou-
leurs accidentelles ; je dois ajouter aux expériences citées la suivante 7 qui est due au docteur Smith (yoy. Philos. magaz., oct. 1832 , p.249). J'y reviendrai plus loin, et je tâcherai de montrer qu’elle se rattache plus directement qu’elle ne le paraît d’abord, à l’ensemble des autres faits que j'ai rapportés.
Placez une bougie allumée très près de l’un de vos yeux, de l’œil droit par exemple, mais en dehors de l’axe optique; tenez alors en face des yeux une petile bande de papier blanc, et dirigez vos regards-vers un point éloigné, de manière à voir la petite bande double : l’image vue par œil droit vous paraitra verte, et celle qui est yue par l'œil gauche vous semblera rougeâtre.
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noncée d’une-couleur complémentaire de Là sienne, couleur qui va en décroissant d’intensité d mesure que la distance augmente.
Le noir et le blanc, la clarté et l'obscurité 'sont assimilés, dans ce cas, à deux couleurs complémentaires lune de Pautre.
Si deux espaces ou. objets colorés sont voisins l’un de Pautre, L'effet est alors réciproque, eu égard à l'étendue et à l’éclat de chacun des deux objets.
Ce développement dè la couleur complémentaire est surtout prononcé lorsque l’espace sur lequel on l’observe est petit et entouré d’une étendue beaucoup plus considérable de la couleur qui doit produire cette teinte complémentaire, comme dans les expériences de Rumford , de Meusnier et de Prieur.
On angmente encore de beaucoup lintensité de’l’effet' en faisant en sorte que le petit espace soit peu éclairé par rapport au fond coloré sur lequel ilse détache : c’est ce que l’on peut conclure des expériences de Rumford et de Prieur, et ce qu’il est aisé de vérifier directement.
Le fait que nous venons d’établir sert à rendre raison d’apparences colorées qui se montrent dans un grand «nombre de circonstances.
Ainsi, comme le remarque M. Brewster (1), lorsqu'un ap-
partement , dont les murs sont revêtus d’une couleur écla-
tante, est éclairé par le soleil , les parties de l’ameublement sur lesquelles la lumière de cet astre ne tombe pas directement semblent se teindre d’uue couleur complémentaire de celle des murs.
Ainsi encore, d’après l’observation de M. Chevreul, lorsqu’on imprime des dessins sur des étoffes ou des papiers colorés, la couleur de ces dessins est ordinairement modifiée par la complémentaire de celle du fond, et il en est souvent résulté des discussions avec les imprimeurs, parceque les dessins
(1) Letters on natur. magic. , p. 22.
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