Si nous regardons par une étroite ouverture, d'environ
1 tt NS :
En de pouce, vers une partie éclairée du ciel ou vers la flam-
me d’une chandelle, nous verrons le fond lumineux couvert d'an grand nombre de lignes parallèles brisées , alternative ment lumineuses et obscures. Ces lignes sont toujours parallèles à la fente étroite, et changent naturellement de place pendant que la fente tourne circulairement devant l’œil. A travers un certain nombre de fentes parallèles, comme à travers les dents d’un peigne, les lfgnes brisées parallèles sont vues plus distinctement ; et, si l’on donne au peigne un mouvement oblique à la direction de ses dents, les lignes brisées deviennent plus distinctes encore, quoique moins droites que d'abord, et l’on voit de nouvelles ligues noires placées dans différentes directions, comme si c'étaient des portions détachées d’un nombre de ramifications obscures. Tous ces phé- .nomènes se voient mieux en employant de la lumière homogène. Si l’on emploie deux systèmes de fentes étroites, et qu’on les croise sous différents angles, on voit deux systèmes de lignes briséesse croisant mutuellement sous les mêmes angles; et si, quand les lignes des deux systèmés sont parallèles, on donne à l’un d’éux un mouvement rapide et alternatif, perpendiculairement à la direction de ses fentes , les franges parallèles brisées s’aperçoivent avec une netteté particulière. 2. On peut voir des phénomènes analogues à ceux qui viennent d’ètre décrits, en regardant des lignes uoires et parallèles, tracées sur du papier blanc , comme celles qui repré sentent la mer sur une carte gravée, où eh regardau/le ciel 11 35
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par lesintervales lumineux laissés entre des fils parallèles. Si l'œil observe fixement et continuellement ces objets, les lignes uoires perdent bientôt leur direction droite etleur parallélisme , et elles présentent des espaces lumineux ‘circonscrits, à peu près comme les anneaux d’un certain nombre de chaïuons. Quand ce changement a lieu, l’œil qui le voit éprouve un sentiment de malaise, effet qui se produit aussi dans l’œil fermé. Lorsque cet effet éblouissant a lieu, les espaces lumineux entre les lignes brisées deviennent colorés, les uns en jaune, les autres en bleu et en vert. .
Les phénomènes produits dans ces deux expériences appartiennent naturellement à des ondulations rectilignes propagées sur la rétine; et l’interférence et le croisement des ondulations, par suite desquels les ligues noires se brisent en portions détachées et les couleurs se produisent, naissent du peu de fixité de la tête et de la main, qui cause un manque de parallélisme dans les ondulations successives,
3. L'action de points lumineux petits et éclatants sur la réline produit des phénomènes très intéressants. Si l’on regarde le soleil par une petite ouverture située à une grande distance de l'œil, ou si l’on observe la petite image du soleil formée par une lentille convexe ou un miroir concave, ou vue sur uue surface convexe, la lumière qui tombe sur la rétine ne forme pas une image nette et définie du point lumineux , mais elle envoie dans toutes les directions une infipité de rayons qui couvreut dans certains cas presque toute la rétine. Ces rayons sont extrêmement éclatants, et sont quelquefois accompagnés de couleurs bigarrées, d’une variété et d’ane beauté remarquables. Le point éclatant propage autour de lui desondulations circulaires, qui sont brisées et colorées par l’interférence, et qui, étant en mouvement constant du centre de la rétine dans toutes les directions, occasionent les irradiations qui ont été mentionnées.
4.Si l’on regarde par uneétroite ouverture l’image éclatante qui vient d’être décrite, il se produit un effet très singulier.
Un tourbillon de rayons circulaires se montre de chaque côté du point brillant, et les rayons ont'un mouvement rapide detournoiement. Cette coïifiguration remarquable des rayons est évidemment produite’ par l’union d’un système d’ondulations' parallèles avee un système d’ondes circulairés ; les intersections des franges parallèles et des irradiations divergentes forment les rayons circulaires, comme dans le cas des caustiques ordinaires.
Les phénomènes précédents , poursuit l’auteur, quelle que ‘soit leur véritable cause, montrent évidemment que la lumière qui tombe sur la rétine exerce une action, même sur les parties qui ne la reçoivent pas diréctément, et que la même action rend d’autres parties de la rétine insensibles à la lumière qui tombe-actuellement sur elles.
D’après ce principe ; l’auteur explique les expériences de M.G.'Smith de Fochabers (1), daus lesquelles le même objet se montre, sous certaines conditions de’vision ; avec différentes couleurs dans ‘lès deux yeux, la couleur obsérvée par un œil étant complémeutaire de celle observée par l’autre. Il invoque également le même principe général des ondulations propagées sur la rétine pour lexplication de expérience remarquable faite sur l'œil; et qui ‘fut indiquée pour la première fois par le docteur Purkinje de Breslau. (Voyez la note'o, page 418.)
M. G. Libri, dans une lettre au directeur de l’Anthologie (2), rend compte d’un phénomène qui semble appartenir à la classe de ceux décrits précédemment.
Si l’on trace, sur un mur blanc, uue ligne noirect verti-
(à) Edinburgh journ. ofse., t, 5, p.52.
(2) 25 avril 1828.
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