Sur la propriété que possède l'électricité de commu
niquer aux corps la phosphorescence et la coloration (numéro 1151).
Dans le ne 2 du Journal de l'institution reyale, M.T. Pearsall a présenté une'suite d'expériences faites sur la propriété que possède l'électricité de communiquer aux corps la phosphorescence et la coloration (1). Ce physicien part de l’idée que les couleurs des corps proviennent en général de leur structure particulière, qui les rend capables de décomposer la lumière et de réfléchir certains rayous particuliers; etsil croit, d’après ses expériences, que, lorsqu'une substance, telle que du spath fluor calciné par exemple, qui n’est pas phospho= rescente, est exposée à l’action de décharges électriques, il'en résulte des vibrations entre les particules, qui, se-renouvelant à chaque décharge, modifient graduellement la structure du corps et lui impriment un état particulier. Il se-demande si l’action de la chaleur ne consisterait pas à permettresau corps de revenir à son état primitif de structure, et si cem'ést point à ces vibrations qui ont lieu dans les atomes de laiëmatière , lorsqu’il y a changement de structure, que l’on doit attribuer la lumière produite dans ces phénomènes : il peut y avoir, dit-il, indépendamment de la chaleur etide l’éléc-
tricité, d’autres causes qui contribuent à opérer.ces changements alternatifs de structure.
(1) Voyez aussi la Bibl. univ. , mars 1831.
LES TIEREN ASE