Une cause d'erreurs graves , dont il est bon d’être
prévenu, c'est que la lumière d’unciel bleu et sans nuage est toujours polarisée partiellement dans un plan qui passe par le soleil et par le point d’où nous vient la lumière. La polarisation la plus forte a lieu dans un petit cercle ayant-le soleil pour pôle et un arc d'environ 78° (1) pour rayon. La moitié du supplément de cet arc (ce qui est la mesure de l'angle de polarisation ) est 51°, valeur assez approchante de celle de l'angle de-polarisation relatif à l’eau (52°:45!). Ce résultat vient à l’appui de la théorie de Newton sur la couleur bleue du ciel : ce grand physicien regardait cette couleur comme du bleu du premier ordre réfléchi par les particules d’eau suspendues dans l'air. Nous croyons que le docteur Brewster est le premier qui ait remarqué ce fait intéressant.
859. — Lorsque le rayon incident n’est polarisé qu’en partie, on peut le décomposer en deux autres : l’un, que nous désignerons par &, polarisé complétement dans un plan qui fait , avec le plan d'incidence , un angle «; l’autre, == 1 — 4, à l’état naturel, ou, si l’on veut, composé de deux parties
, 1 égales (
d'incidence et dans un plan perpendiculaire à ce dernier. L’intensité du rayon a égale
polarisées respectivement dans le plan
tang* (i—i)
si (—àù) à tange (Re GE) . sin’ «;,
"sin (it)
et celle du rayon 1 — a est représentée par
1 — a fsin (i— 1) |: tang? (i.—ài) D AA une a)
(2) Cette valeur est le résultat d’une expérience faite avec assez peu de précision.
6o Leur somme donnera donc pour. yaleur de. l'intensité du rayon total
sin’(i—i) 1 Ha. DER ME) T— 4 COS 2 &
sin GHü) 2 | tang (ii) 2
Les formules précédentes!sont applicables au seul cas de a réflexion à la surface des milieux non cristallisés. Nous ne la réfl la surface des milieux no tall N pouvons encore faire connaître célles' qui concernent la réflexion à la surface des cristaux.
860. — Quand le plan de réflexion coïncide ayec celui de polarisation primitive , la réflexion ne change rien à la polarisation : le rayon reste donc le même dans le cas de l’incidence perpendiculaire. Mais il en est autrement lorsque les deux plans précités ont une position relative différente, et il devient nécessaire alors de rechercher les changements que produit la réflexion quant à l’état du rayon et à la situation de son plan de polarisation. Or on a trouvé, comme nous l'avons déjà vu, que, si la réflexion se fait dans le plan de polarisation ‘primitive , et si le rayon incident est polarisé partiellement, le rayon réfléchi sera polarisé davantage dans ce même plan; mais, si le rayon incident est entièrement polarisé , il garde ce caractère après sa réflexion (excepté dans un seul cas) , et il n'y a de changé que ie plan de polarisation. ,
D’après Fresnel, le nouveau plan de polarisation doit faire, avec celui de réflexion ,un.angle 6, tel que
cos (ii!)
ang = cos (i— i!)
. tang, &.
Cette formule fait coïncider le plan de polarisation avec celui d'incidence quand
Or, c'est précisément le cas où le rayon tombe sur la surface réfléchissante sous l'angle ‘de polarisation. Si « — 90°, C’est à-dire si le rayon ést polarisé avant l’incidénce dans un Ho perpendiculaire à celui d'incidence, il le séra encore après la réflexion , puisqu'on a dans ce cas
tang B —@. où Hi, 00.
861. — La formule dé Fresnel à été vérifiée par M. Arago pour une seule valeur intérmédiaire de «, savoir: