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Quand on fait tourner le prisme dans sa monture

les teintes deviennent plus lavées, et quand ou le met. dans l'azimuth &, c’est-à-dire quand sa section principale est.placée dans le plan d'incidence, les deux images sont incolores, mais d'éclat différent. Cette observation est-conforme à la théorie de M. Biot : car si l’on.accorde que le faisceau A est polarisé dans un plan qui fait un angle 2 « avec celui de polarisation primitive, il fera maintenant un angle «avec la section principale du prisme, et À sin°x sera la partie de l'image extraordinaire provenant du faisceau A. D’un autre:côté, le faisceau :1—A conservant sa polarisation primitive, (1—A) sin « sera la partie de l’image due à ce faisceau dans la nouvelle position du prismé. La somme de ces deux quantités, ou l'image totale, sera simplement r X sin? «, laquelle, étant indépendante de À on de la teinte, mdique quelimage est incolore. On démontrerait de la même.manière que l'image ordinaire est égale à r X cos’ «, et qu’ainsi.les in tensités sont dans le rapport de sin à cos’4 , et deviennent égales pour un azimuth de 45°. Toutes ces conséquences sont conformes à l'observation.

9355. — Le mouyement du prisme dans sa monture répond à la rotation de la seconde tourmaline dans son propre plan; quand on emploie l'appareil décrit à l’art. 896, que nous appellerons lappareil aux tourmalines.

Si l'arc de rotation n’est pas exactement un Chi, les aneaux produits par un cristal à un seul axe sont tels que les représente la fig. 191, et ils éprouvent successivement les va-

PUS D ER: it.

riationsisuivantess'au commencement de fa rotation ,'lés bras de la:croix noire paraisseritse dilater, lès anneaux déviennént plas-palés',; etilrsy montre des segments d’annéanx complémeñtaires: dont les partiés brillantes correspondent aux parsties obscures du sÿStème primitif, et‘bice dérs@. La fusion dés deux séries s'annonce par une teinte blanchAtré où indécise. Si la rotation continue, les segments primitifs se ressérrent ets’affaiblissent tandis que les'autres déviennent plus larges etplus hauts én couléurs. En mémétéemps le centre da système devient lumineux‘par débrés!, ét après ‘un quart de révolution!, ilrad’apparénce” de la fig. 188. Dans les ‘cristaux à deux’axés!; lès phénomènés sont tout-à-faït analogues.

Pourpeu que lés'axes' dés tourmalinés ne soiént pas rigoureusement à'angles droits, 6n'voit paraitre des Segiments Complémentairest dañs les branchés d'hÿperbole'qui rémplacent les bras dela éroix noire; les segments primitifs Se contractént étdeviénnent'plus pales, jusqu'à ce qu'à la fin il ne reste plas que deuxhyperboles blanches exactément semblables aux hyperboles noirés dés anneaux primitifs.

936: —= Jusqu'à présent nous avons considéré les anneaux coMmeresserrés par l'épaisseur de la lame dans unéhamp assez étroit pour que l'œil pût lès embrasser tous à la fois ; mais” cela neserw plus possible si lon diminue considérable mént'cétte-épaisseur. Au lieu d'annéeaux faciles à distinguer, onne vérra plus qué de lärges bandes colorées à uriéigrandé ‘distance des pôles et qui resteront visibles lors nrêmré que les axes seront tellement inclinés par rapport à lalame qu’on ne pourra plusles äpercevoir, ou qu'ils se trouveront dans le plan même de la lame: C'est ce qui arrivé aux feuilles que l’on détache du sulfate dé chaux par'le clivage. Les ‘axes se trouvant dans le plan de chaque feuille on est obligé de former des surfaces artificielles perpendicalairés à Ja lame, opération difficile et embarrassante à cause dé la friabilité dé ce minéral, qui se féndille ‘très aisément. Les phénomènes ‘qu’offrent ses

couleurs furent étudiés pendant long-temps .sans qu'ont pût les expliquer d'uné-manière satisfaisante ; jusqu'à ce, que le

docteur Brewster eût démontré, en faisant paraître les véri- .

tablesaxes, qu'ils ne sont qu’un, cas particulier des phénomèe nes généraux sur lesquels nous nons s0mmes arrêtés ,précédemment. ;

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