‹ Traité de la lumière, t.2Chapitre 35 sur 170 · PRE 7 CE · texte numérisé non relu

PRE 7 CE

Dans cet état de choses; la position du sulfate de chaux par rapport aux tourmalines doit être notée ayec soin. Ensuite on détachera le cristal. pour Jui substituer une lame de carbonate de chaux, ou de‘tout autre cristal à un axe, dont le plan soit perpendiculaire à l’axe ; après quoi le sulfate de chaux sera remis dans la même position qu'auparavant : alors, si l’ontrouve que les quadrants où la lumière s’éteint sont les mêmes que dans le cas précédent, et que la nouvelle série d’anneaux dans les autres quadrants se forme -à la même place, on en conclura-que le cristal en question est de même caractère que le carbonate de chaux ou que toutautre cristal pris pour terme de‘comparaison ; mais il est de caractère opposé si les quadrantsqui contiennent les anneaux succèdent aux quadrants qui n’en avaient pas. Si la lame cristallisée est trop mince où douée d’un pouvoir polarisant trop faible‘ pour que les phénomènes soient suffisamment prononcés, on Ja placera dans un azimuith de 45°, sur le cercle de Yappareil décrit à l’art. 929; puis, ayant fixé convenablement dans la direction du rayon polarisé une lame de sulfate de chaux extrêmement mince, et dans un azimuth aussi de 45°, on:s’assurera, par la rotation du cristal, si ses teintes ont été élevées ou äbaissées dans l'échelle de Newton: Otant alors le cristal et lé remplaçant par un autre choisi pour étalon, onrépétera l'observation sans toucher au sulfate. Si le sulfate produit le même effet sur l’étalon que sur le cristal, c’est-à-dire s'il élève ou abaisse les couleürs des deux , les deux cristaux sont de même caractère; mais s’il élève les couleurs de l’un et abaisse celles de l'autre , ils sout de caractère opposé.

On peut se servir d’une méthode analogue pour les cristaux à deux axes.

S VIII. — Des interférences des rayons polarisés.

Origine des interférences des rayons polarisés, se Lois de l'interférénce de la lumière polarisée. — Vérification expérimentale de la’ première loi. — Vérification de la deuxième loi, — Difficultés particulières. -— Expérience de Fresnel avec un rhomboïde scié en deux. Expériences de ÎL. Arago avec des piles de mica. — Lames de tourmaline substiz tuées aux piles. — Expérience fondamentale de Frésnel. — Analyse des teintes polarisées. —Vérification de la troisième loi. — Expérience sur laquelle sont fondées la quatrième et la cinquième loi. — Autre

expérience ; perte ou gain d’une démi-ondulation. — Application aux -

couleurs des lames SH A Eee Et QUEqAoi la lumière ne se colore pas

en traversant une simple lame cristallisée. — Explication des couleurs dés anneaux polarisés. — Explication des teintescomplémentaires, — Pourquoi la lumière non polarisée ne produit pas de couleurs, — Règle générale de Fresnel pour déterminer le faisceau dont l'intervalle de retard est augmenté ou diminué d’une demi-ondulation.

946. — En répétant les expériences da docteur Young sur la loi des interférences, M. Arago jugea qu'il serait intéressant d'examiner si, l'état de polarisation des rayons qui inter fèrent apporterait quelque modification dans les phénomènes, L'épreuve était facile lorsque les rayons étaient également polarisés (ce qui est d’ailleurs le cas le plus commun) ; mais, lorsqu'ils avaient des états de polarisation différente, on conçgoit combien cette -cinconstance-augmentait la difficulté: du problème , qui exigeait: déjà.que lesurayons interférents émanassent au même instant d’une origine commune , et eus= sent effectué précisément le même nombre d’ondulations on de périodes dans un temps très court, depuis l’origine jusqu’au point de rencontre. à

De plus, il est impossible de changer l’état de polarisation d’un rayon sans changer sa route, ou sans le transmettrela travers d’un milieu quelconque qui lui fait faire un nomibreplus où moins grand d’ondulations dans le même espace de temps. Cependant la sagacité de M. Arago, et de Fresnel qui s'était joint à lui pour ces-recherches délicates, a trionphé

de tous les obstacles. [ 23 ide. si 11. D. #

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