‹ Traité de la lumière, t.2Chapitre 37 sur 170 · FRS · texte numérisé non relu

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PC CPENTE

Roo,Reo,Loo,Leo,Roe,Ree,Loe, L ee,

qui traverseront la lentille et arriveront à l’œil. Considérons maintenant leurs foutés et leurs états de polarisation respectifs.

961. — Les faisceaux R 0 et Re sont parallèles lorsqu'ils quittent la lame, dont le peu d’épaisseur permet de les regarder comme n’en formant qu'un; et, en.effet, l’œil ne saurait les distinguer. Cependant ils ont parcouru dans la lame des routes, différentes avec des vitesses différentes, en sorte qu’au moment de l'émergence ils ne sont pas dans la mêmé phase, et qu'ils diffèrent d’un interValle de retard proportionnel à l'épaisseur de la lamé, intervalle que nous nommerons d. Ainsi & dénotant la phase de R 0, æ + d sera celle de R e. Le même raisonnement peut s'appliquer à Lo et Re. Enoutre, les rayons de chaque couplé sont polarisés dans.des plans opposés, c’est-à-dire à Æ 45° et à — 45° du plan vertical; ce que l’on représenter comme il suit ;

Faisceau. Phase. Plan de polarisation.

R o æ + 45° Re æ-+ d 45e L'o œ t + 45°

Le æ + d — 45°

g62. — Les-nouveaux faisceaux -résultants de: la subdivision de: ceux qui précèdent ont des rountes'et des vitesses’ différentes; mais tous ceux qui subissent la réfraction ordinaire ont'unewvitesse et une-direction communes. Il en est de même de ceux qui se réfractent ettraordinairement:

Ainsi les rayons'ordinaires et extraordinairés ont entre eux une-différence de phase que nous désignerons par à, de sorte que , si & représente la phase d’un rayon ordinaire; celle. du rayon extraordinaire correspondant sera æ + 5. De plus, ces rayons Seront dans des pläns de.polarisation formant des angles —0° et — 90° ayec le vertical, et par conséquent opposés. Toutes. ces circonstances sont exprimées dans le tableau ci-dessous.

ap Faisceau. Phase. Plan de polarisation, | } "£ 23 ke R oo x ; o° 8 R 6.0 æ + d er 0° ä Ë Loo æ 0° f | 4 Leo + d 0° ; À B Î | Roc æ + Ô 90° :

Rece æ Ld+S 90° L 0 € æ —+ ù ; 902 Lee: æ+d+àù 90°

963. — Ces huit faisceaux sont de mêmerntensité, et tous ceux de là première série (A) se rencontreront quelque part dans le-champ de la vision, à cause de l’épaisseur,du rhom-

| *40 boïde, que nous supposons'assez considérable Pour produire un 'écartemént sensible et même assez grand entre les fais=

ééaux ordinaires et extraordinaires. Ceux de la seconde série (B).se rencontréront en un autre point, à une distance du point de concours dés autres/proportionnelle à l'épaisseur du rhomboïde ; ét que noûs supposerons assez grande pour que les franges produites par:B (s’il en existe) ne puissent se mêler à célles qui proviendraie nt de À.

Nous allons considérer séparément les faisceaux du groupe À et rechercher les interférences possibles. |

D'abord R 0 o peut se combiner avec L 0 o etinterférer sur l’axé de l'appareil, puisque la différence, de phase de ces faisceaux est nalle. Comme leurs plans de polarisation coïncident, il n’y a pas de raison pour qu’ils ne produisent pas de franges. Il en ést de même des faisceaux R 60 et L e o, dont

l'intersection dans l’axe produira deux séries de franges confondues en une seule d’un éclat dotible.

964: — R'0 0 peut encore intérférer avec Le 0j mais puisqu’il y a uné différence de phases constante et en faveur de Leo, les franges se trouveront à gauche de l’axe, à une distance proportionnelle à l'épaisseur de la lame de sulfate, et seront visibles séparément. Le concours dés faisceaux R £ 0 et

L'o o déterminera de même la production d’une autre série de

franges latérales, mais à droite de l’axe et à la même distance 4)

que la série précédente.

965. — Ainsi, dans l’image ordinaire, on doit apercevoir trois séries de franges. On démontrerait la même chose pour l'image extraordinaire en suivant Ja même marche. L’expérience confirme cette conséquence de la théorie, et les phénomènes sont-exactement tels qu’ils viennent d’être décrits. Il est-évident que les rayons qui formenit les franges latérales sont ceux qui , à leu émergeucé du: sulfate , possédaient des

PAL états de polarisation opposés, mais qui ont: été réduits à nie même polarisation par l'effet du rhomboïde.

066. — Si l’on substitue au rhomboïde, doué d’une double réfraction sensible, une lamé de sulfate de chaux ou de cristal de roche assez mince pour ne pas séparer visiblement les fais. ceaux, lés franges produites par les rayons B recouvriront celles qui résultent de l’interférénce des rayons A ; ét par conséquént il faut s’attendre à ne plus trouver que trois séries de franges au lieu de six, celle du milieu’ restant toujours la plus lumineuse ; mais on n’en aperçoit réellement qu’uné seule, les franges latérales ayant tout-à-fait dispara. Ce résultat singuliér prouve que lés couleurs provenant du concours ‘des rayots réfractés ordinairement par le rhomboïde sont complémentaires de celles qui proviennent des rayons extraordires. Ainsi l’on doit admettre qu’il y a une demi-ondulation gagnée ou perdue quand on vent passer d’une série à l’autre, précisément comme dans lés phénomènes de la transmission on de la réflexion des couleurs par des lames minces.

967: — Les lois que nous venons de discuter sont d'une grande importance, en ce qu’elles suppléent à l’anneau manquant dans la chaîne de vérités.qui rattache les couleurs produites par les cristanx àla théorie générale des ondulations. Le docteur Young-a remarqué, comme nous l'avons déjà vu, que le passage des rayons ordinaires et extraordinaires, animés de vitesses différentes ou traversés d’une lame cristallisée, peut produire, dans les raÿons émergents, la condition physique d’où dépend la manifestation des couleurs: Mais la difi-

calté n’est pas d'expliquer pourquoi, dans certaines circon-

stances ; la lumière se colôre, mais pourquoi ellé ne se colore pas;-en un mot.d’assigner dans les: phénomènes ce qu’il faut attribuer à la polarisation de la lumière incidente ou à ‘a décomposition des rayons émergents:

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