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tat de,polarisation de la lumière composée qui éclaire ce petit espace“ lorsque celui-ciseltrouve à une distance des deux points rayonnants exprimée par le même nombre d’ondulations, si l’on analyse sa lumière avec uné tourmaline ou un prisme biréfringent, elle présentera les mêmes phénomènes qu'un rayon polarisé en entier dans un seul plan, ce plan n'étantaudunde ceux des rayous composants, maiscelui de polari= sationiprimitive de-la:lumière incidente, bien qu’elle se com: pose réellement de deux faisceaux polarisés en sens contraire, comme tonle prouve ensintercéptant l’un d’eux. Supposons maintenant qu'au(moyen d’une: vis de rappel, on déplace gra duellement'la/plaque de métal, de manière à changer un peu la: position ‘du trou: le! rayon qui-éclaire celai-ei paraîtra perdre: sarpolarisation à mesureique-la plaqueavancera , jusqu'à ce qu'eufin il soïtréduitsà l'étatsnaturel:!Continuant de la même manière à examiner successivement d’autres points du champ de la,vision , la lumière qui traverse le trou semblera polarisée de nouveau ; partiellement d'abord, et à lafin en:tolalité; non pas comme auparavant dans:lesplan de po# larisationsprimitive, mais.dans un plan qui forme avec-ce dérnier.un'angle double de celui que la section principale. du premier rhomboïde fait avec le même, et: ainsi dé suite alternativement «:° c’est ainsi que l’on peut jouir du'singulier phénomène de:deux:rayons polarisés dans des plans perpendiculaires, qui produisent par leur concours:un faisceauà l’état maturel, ou polarisé entièrement dans l’un ou l’autre des deux plans; selon la différence de route des rayons avant leur rencontre.
«907. En 482r; Eresnel présenta à l’Académie des sciences de Parisun mémoire contenant l'application générale du priucipe-.des vibrations transversales anx ‘phénomènes de la double-réfraction et de la-polarisation, telsqu’onlestobserve dans les'cristaux à deux axes, Ce:mémoire ayant été lu dans lé. mois de novembre de la:même année, il fut rendu compte
de sa partie. expérimentale à l’Académie, par la commission chargée de l’examiner. Le rapport,:qui se:composait/d’une demi-douzaine de pages, fut inséré dans les Annales de chimie, vol. xx, p. 357. La commission recommanda delle faire im primer aussi promptement que possible dans la collection des Mémoires des savants étrangers. 2 * Nous remarquerons avec peine qu'on n’a pas eu égard à cette recommandation! et que cet important mémoire ,.dont la publication est vivement désirée par, tous les savants de l'Europe, reste encore inconnu, malgré l’activitéque l’Acadëémie met depuis quelque.temps à publierses mémoires arriérés (1). L'auteur lui-même-en.a donné, dans le Bulletin de La société philomatique\de x 822, un.extrait suceinft,iqui fut-ensuite reproduit dans,.les Annales de chimie de, 1825 : le.lecteur devra donc se contenter de cet extrait, auquel nous 4âcherons de
(1) Le retard dont nous nous plaignons a donné lieu, à un fait singulier, qui suflira pour montrer le peu de publicité que des notices pareilles à cellé dont il viént d’être fait mention donnent aux travaux même les plus importants. En décembre, 1826, l Académie des sciences de Saint- Pétersbourg mit au concours-la-question suivante :
« Affranchir le système des ondes en optique de toutes les objections « que l’on a justemënt”, à ce qu’il paraît, ‘élevées contre lui , et l’appli- « quer à la polarisation et à la double réfraction dela lumière. »
Dans le programme il n’est fait aucuné mention des recherches de Fresnel, quoique son mémoire sur la diffraction fût déjà connu. Précisément un mois avant la publication de ce programme , la société royalé de Londres avait adjugé à Fresnel la médaille d&Rumford, péur l’application qu’ilavait faite de la théorie ondulatoire sux/phénotiènes de la la mière polarisée, et pour ses importantes découvértes.et recherches éxpé-+ rimentales en optique. Nous ferons observer, en-passanñt, qu'il recut-éette haute marque de distinction peu de jours ayant d'être enlevé, au milieu
de sa brillante carriêré, par une mort prématurée. De même que son con-
temporain Fraunhofer , non moinsillustte que lui, ce grand physicien péritivictime d’un génie trop actif pour-une aussi fréle constitution.