‹ Traité de la lumière, t.2Chapitre 53 sur 170 · HAN · texte numérisé non relu

HAN

l'imageextraordinaire; qui. était d’abord très chargée, devient plus claire; et leslimages tendent non seulement vers lamême intensité mais encore vers la même téinte. Nons voyons par là qu’à la rigueur, le faisceau ordinaire n’est jamais absorbé complétement par-une épaisseur quelconque ÿ mais ;:Comme il diminue en-progression géométrique à mesure que l’épaisseur croît.en progression arithmétique, on-peut, dans: la pra« tique , regarder l'absorption comme totale même pourune épaisseur médiocre, k

1062. — Les recherches infatigables du,docteur Brewster, à:qui l’on doit à peu près tout ce que l’on connaît sur cette matière, nous ont,appris que la propriété dont il s’agit est possédée , à un degré,plus ou moins élevé, par un grand nombre de milieux biréfringents.

On pent l’exprimer d’une manière générale, en considérant tous les milieux comme doués de deux pouvoirs absorbants ; distincts, ou de deux échelles d'absorption diverses pour les'denx faisceaux. On peut dire encore ,.en adoptant le langage employé au paragraphe III de la seconde partie , qw'ils ont deux types différents on deux courbes différentes qui représentent Vabsorption pour toutes les couleurs du spectre. Lorsque ces types sont des lignes droites parallèles à Paxe des abcisses4 le cristal est incolore. Teliest le carbonate de chaux, le quartz, le nitre , etc. Siles types sont des courbes égales, le milieu, quoique coloré, présentera la même teinte aveela même iuténsité à la lumière ordinaire et à Ja lumière polariséeySiles cour: bes sont différentes ou si elles sont semblables sans être égales, la couleur, dans le premier cas ; et l'intensité ; dansé second, variera avec inclinaison du plan de polarisation par rapport à la lamière incidente; de manière que, si une lame d’un pareil cristal, exposée à un rayonblanc polarisé, vient à tour’ ner dans $on propre plan ou à prendre une autre inclinaison, sa, couleur changera sous le rapport de la muance-ousous'éeloi de l'intensité ;, ou'sons tous dés deux à Ja fois.

Le docteur Brewster a déconvert ce phénomène, aïpsi que d'antres qui s’y rapportent, dans une foule de cristaux à un et à deux axes, dont il a douné la liste daus un mémoire,du plus haut intérêt qui fuit partie des Transactions philosophiques de 1819, page 1..Un,prisme-dé quartz ñoirci à la fumée, dont l’axe est tenu daus le plan de polarisation, paraît d’une b le couleur pourpre où 'améthystes tandis qu'il ES d’un joue brun: si son axe ést/perpetidiculaire àce méme plan. éd

1663. -— Pour analyser és phénomènes avec plus d’exac= tilude, il faut coïsidérer chaque faisceau séparément: Le docteur Brewster ayant pris un rhomboïde de carbonate de chaux jaune, d’une épaisseur Suffisarite Jour donner deux fthages distinttes l'une petite"ouverture circulaire qüi ée‘troûVait devant, et l'ayant éclairé à li lumière blancliey il 6bserva que lfimagé vuetpar: réfraction extraordmaire "paraissait d'une couleur plus foncée et moins lutniñeuscqué l'autre, 84'téfnté étant d’un jaune orangél tandis que célle detfi sécoidé était d’un blanc jaunâtre. Iktrouva de plus quela'différenté de’coû” leur est d'autant plus grande queles routes dés raÿünsréfraer tés dans lexeristäl sont plus'inclinées vers l'axe cette Aire reñce étant nulle lorsque les /rayons'passént par Vaxe’, ét” à sou maximum-lorsqu'ils lui sont: verpendiéulirés. Hs

Eu-dénotant par Ys et par Y. lés'évofdoïnées’ dés courbes qui expriment la loi de’ l’absorption (art: 490)*pour Is deux faiscéaux;ices quaritités décroitroit lorsqu'onpasserade Pere trêéme rouge du spectre à l’extrémité violettes ct Corres po dront aux types:de l'espècereprésentée"fg r 4 j'ais Ye"sera pluspetitet décroîtra'plus rapidement que YD” ailleurs; sûr l'axe, Y,— Y,, et amesure que l'on"s'émécarté, Y, au 82 ; mente tandis que Y: diminue dans/la même propôrlibi; ce qui-est unie conséquenceïde ce quélà couleur tu faisécau ordinaire devient alars plus blanehe-et plüstlumitieusé? tandis que le contraire a livu’ pour l'autre faiscéaut:'o#pourra done ” représenter ceschangements avec assez de fidélité, en posant

=Y(iH sine, Y=Y(1— Esin°6); ce qui donne

Yo Ye 2 Ÿ — constante,

# de:

c'est-à-dire unecouleur indépendante deg. Cerésultat s’accérde avec l’observalion du docteur Brewster, que, dans loutes.les positions , les teintes des deux images reproduisent par leur union la couleur naturelle du minéral, qui, dans le cas précité , était la même dans toutes les directions.

1064. — Dans le.cas précédent, la couleur d'une lame de cristal d’une épaisseur donnée, exposée à la lumière naturelle ; devrait donc être la même, que la lame. füt taillée pa= rallèlement on perpendiculairement à Faxe ; mais le docteur Brewster a remarqué que cela est bien loiu-d’être toujours vrai. Dans quelques variétés de saphir, par exemple, la couleur est bleue quand en regarde le long de l’axe, et d'un vert jauuâtre daus le sens perpendiculaire ; dans l'idccrase , Ja teinte est d’un jaune orangé dans le premier sens, et d'un vert jaunâtre dans le second.On rencontre fréquemment des échantillons de tourmaline dans lesquels la teinte est d’un rouge foucé le long de l’axe, et verte dans l’autre sens. En général cette substance est toujours beaucoup moins frauslucide dans la direction de l'axe que daus toute autre; à tel poiut que des lames d’une épaisseur médiocre, taillées perpeudicülairement à cette ligue , sont presqne opaques.

L'un des exempiles les plus remarquables de eëtte particularilé s’observe dans nne variété de sous-oxysulfate de fer, qui cristallise en prismes hexagonuux réguliers, et paraît verte ou d’un rouge de:saug très foucé, selon que l’on regarde au travers de denx faces opposées du prisme ou le Jong de l’axe. La déxpière couleur est tellement sombre , qu'une épaisseur d’un vingtième de pouce laisse à peine passer la lumière,

IL est évident ‘que les formulés de l'article précédent sont’ inapplicables à des cas aussi anomaux; cependant on peut les comprendre tous dans une même expression analytique, en

prenait = X LY,. sin6, Ye— Xe Y..sin’0,

Xo3 Vos etc., ainsi que y, Ye, représentant des fonctions” de } (longueur d’une ondulation) qui désignent les ordonnées d'autant de courbes, ou Lypes de teintes, doutles équatiouis out à déterminer : il: vient a!ors

Yo Ye = (Xo + Xe) H (Yo + Ye) sin? 0.

Or cétte teinte est celle que présente ute sphère du même cristél'que la lame, dont le diamètre est égal à l'unité, quand

on'la regarde à la lamière naturelle le lotg d’un diamètre in=

c'iné vers l’axe sous un angle 6. Eu représentant par. À et B les ordonñées des types des teintes observées parallèlement et

perpendiculair ement à l’axe, on aura dans le premier cas , où

Yo Hr=AZ=X EX, | et dans le second, où 6 — 90°,

He B=(XeHX.) + (Vo Yoÿs d’où l'on conelut YoHY.=B—A;

et la teinte produite par la lumière ordinaire sous-l'iñclinaison 8 sera exprimée par

Joke A+ (B—'A) sin 0

= À cos’ 0 B sin? 0.

Ainsi, dans le cas du sous-oxysulfate de fer, À est l’ordon-

née du type de la teiñte rouge de’sang'foncé , et B celle d’un 11e 15

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