SES
Onremplit ces conditions par l'hypothèse de mx 104 et n = 75; de manière qu’on obtient finalement
J — 10 jaunes E 9 bleus ; J = 104 jaunes —E »5 bleus, B— 2 jaunes + 59 bleus, b— o jaune dis 11 bleus.
Ces valeurs étant prises pour celles des coefficients dans l’expression (6), art. 1073,.on trouvera qu’elles reproduisent les teintes qu’on observe effectivement. Les teintes équatoriales extrêmes étant j + J et j + B, elles seront représentées par 114 jaunes 84 bleus et 106 jaunes'Æ 114 bleus. La première teinte est un jaune très léger, mais très lumineux, équivalent à 30 rayons jaunes mêélés avec 168 rayons blancs ; tandis’que la seconde est un bleu très léger et très brillant, provenant du mélange de 8 rayons bleus avec 212 rayons blancs.
1076. «-— On voit par ce qui prétède que la formule est purement empirique, et que pour l’adopter où la rejeter il faudrait un nombre d’expériences plus grand que celui que nous possédons. Malheureusement il est très difficile de rencontrer des: cristaux à deux axes quissoient assez dichromatiques pour en obtenir des résultats décisifs, et qui soient en même temps assez grands et assez diaphanes pour étre taillés dans les formes voulués'et examinés dans les directions nécessaires, à travers les épaisseurs qu’exige le développement entier de leurs couleurs. Les cristaux qui réunissent les conditions requises sont presque, aussi rares que, les pierres les plus précieuses ; et cette circonstance est un grand obstacle à l’avancement de cette branche intéressante de l’optique. Cependant il ya lieu de croire,que l’on trouvera des échantillons propres aux expériences parmi les cristaux-artificiels.
Un des exemples de dichroiïsme les plus remarquables est fourni par le sulfate de fer. On peut y ajouter l’hyÿdrochlorate doublé de potasse et de palladium, qui offre, le long de l'axe du prisme à quatre faces dans lequel il cristallise, un rouge intense, et dans une direction transversale un ‘vert d'une grande vivacité. (Wollaston, Trans. phil., 1804: sur un nouveau métal dans le platine brut.)
“Les purpurates d’ammoniaque , de potasse, etc., manifestent «és propriétés curieuses décrites par le docteur Prout. (Trans. phil., 1808.) À la lumière transmise, on les voit briller d’un rouge intense ; et à la lumière réfléchie, ils offrent sur une surface un brun sombre et rougéâtre, et sur l’autreun vert brillant : phénomènes qui ne peuvent être expliqués par les priucipes du dichroïsme proprement dit, mais qu’il faut attribuer à une certaine disposition dés surfacés vertes, qui produit ce qu'il conviendrait d'appeler une couleur super ficielle, ou une teinte analogue à celle des lames minces ou des sur faces striées.
Onten trouve un exemple dans le spath-fluor vert d’Alstonmodr, dont les surfaces naturelles ou artificielles offrent, sous certains jours, une teinte d’un bleu intense qu’elles ne perdent point par la polissure. 4
1077. — Le docteur Brewster a fait voir que l’action de la chaleur modifie souvent, d’une manière très curieuse, la couleur des cristaax biréfringents, en produisant on changement. permanent dans l’échélle-d'absorption des cristaux, qui affecte landes faisceaux exclusivement. Ayant choisi un grandnombre detopazes du Brésil qui n’offraient aucune variation à la lumière polarisée, ét quiaväient, comme de raison, les mêmes types d’absorption , il les exposa à une chaleur rouge et les fit bouillir dans de l'huile d'olive ou du mercure; ce qui leur fit éprouver un changement durable‘ et acquérir la propriété'de polariser inégalement la lumière. Il prit alors une topaze dans laquelle l’un des faisceaux était jaune et l’autre
Je -- NOT
SR
Eee
BV
KE