‹ Traité de la lumière, t.2Chapitre 60 sur 170 · APS. ETES · texte numérisé non relu

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rose ;;@t ; l'ayant exposée à une chaleur rouge ; il tronva que le faisceau extraordinaire avait.été beaucoup plus fortement altéré que l’autre, la couleur jaune du premier ayant entièrement disparu, tandis que le rose du second'était resté presque intact.

Les joailliers connaissent ce changement de couleur de la topaze, quoiqu’ils en ignorent la raison; et ils en profitent pour donner à cette pierre une teinte qui augmente considérablement sa valeur. Il est à remarquer que la topaze reste incolore tandis qu’on la chauffe, et.qu’elle ne devient rose qu’en se refroidissant. *

En soumettant la topaze à l’action du feu, à plusieurs reprises , le-docteur Brewster.ne parvint jamais à modifier où à dissiper Ja teinté rose. Il serait intéressant d'examiner jusqu’à quel point une compression violente, une addition graduée ou.une soustraction, de calorique, ou d’autres circonstances modificatrices : préviendraient, son développement: car les géologues pourraient tirer les conséquences les plus:curieuses de l'existence, dans les roches, d’une substance susceptible d’é éprouver,une altération aussi permanente par la senle élévation de température sans changement de composition.

\ 078. — Un caractère général des corps dichroïques est

que, sila lumière naturelle est transmise au travers d’une lame d’une épaisseur suflisante, dans une direction quelconque non coïncidente avec l’un des axés optiques, le faisceau émergentest polarisé en tont ou en partie, à cause de l’action iné- ‘gale du milieu sur les deux faisceaux et de l’anéantissement de Jan d’eux qui.en est le résultat. En général, toute cause qui Soppose à la libre transmission de la lumière doit produire un semblable effet. Ainsi, par exemple, si la continuité d’un milieu biréfringent se trouve interrompue par une lame mince d’une substance quelconque non cristallisée, les deux faisceaux subiront une réflexion partielle à la:surface de cette lame, mais dans une proportion différente, parce qu’en vertu de leur sé-

paration, les.angles souslesquels ils: tombent sur cette surface sontlinégaux., ainsi que leurs indices de réfraction relatifs au milieu dont la lame est faite. Si l'indice de réfraction de celleci est précisément égal à l'indice de réfraction ordinaire du cristaksupposé à un'seulaxe!, il'est évident que le rayoñ ordinaif# n’éprouvera ni changement ni diminution’, tandis que l'autre vaniera à a foislen direction'et en ‘intensité, étant affaibli parles réflexions partielles’ à son éntrée et à sa sortie de chaque lämé de cétte-espèce qui peut'se trouver dans le milieu::Si, ces lames sont très nombreuses et disposées nôn suivant des courbes planes; mais suivant des surfaces onda lenses où irrégulières’, cette circonstance ne changé rien à°ce qui concerne le rayon ordinaire qui traverse toujours lé sys= tèmesans-altération si é6 n’ést dans 1e cas où quelque opacité.dela matière de la limé/éteimt une partié de la lumière. L'autre rayon ,;rautcontraire ; devient confas'et se dispersé, les émergences des lames n'ayant. point liëu (enraïson dela courbure de celles-ci)sous lé mênies’angles queles incidences, lesquelles sonvelles-2mêmes variablés suivant lés inclinaisons des lames-entretelles: H'en-résulte un phénomèné ab$olument semblable:à célni que nous offre l’agate’ét les dutrés Corps irrégulièrement lamelléss Si l'on regarde un" Tominaire"au travers de ceux-ti, on de: voit distisetément mais côinme ‘S'il projétait une lumièremébulense sur un rideatt. SiPon'analyse le phénomène à l'aide :d’ute tourmaline'on d’un prisme bi-

réfringent, onreconnaît que l'image distincte &f là lumière

nébuleusese trouvent dans des états dé polarisation opposés. Eu examiuant àl@ loupe un/morceau d’agaté | la structure lamelleuse-et-latréfraction inégale: desélames déviennent très sensibles. L'agate paraît entièrement compôsée d’unesuite de couches excessivement rapprochées, disposées non suivant des plans ÿmais suivant des lignes ‘onduléusés où sinueusés comme -les'chiffres 33335; en serrant ceux-ciles uns contre les autres. Les plans de polarisation de l'image nébuleuse‘et de l'image distincte sont respectivement lan parallèle ét l’ditre perpen-

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