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Les Vignes malades, rapport à M. le comte de Persigny, ministre de rintérieur, sur un voyage d'étude entrepris, par ses ordres, dans les vignobles français j pendant l'été de 1852, par Louis Leclerc. Paris, Hachette, 1853, 1 vol. gr. in-8 de 81 pages, avec les planches gravées. Ce travail , que j'ai souvent mis à contribution pour compléter mon mémoire, est aussi recommandable par la forme que par le fond, et contient un exposé fidèle de la marche de la maladie en France et des essais qui ont été entrepris pour la combattre.
Camille Aguillon, Quelques mots sur la maladie de la Vigne, note présentée à l'Académie des sciences le 17 janvier 1853 (Comptes rendus, etc., t. XXXVI, p. 151).
Guérin-Méneville, Note annexée au précédent mémoire (td.,
PioroiER, Note sur la maladie de la Vigne [Comptes rendus de l'Académie des sciences^ séance du 17 janvier 1853, t. XXXVII, p. 157).
YsABEAU et Castérat, Maladie de la Yigne (Recule horticole, 4* série, t. II, p. 79, 1853).
Cazalis-Allut, Taille de la Vigne. Taille des Vignes grêlées. Efieuillage, rognage dés sarments , suivis de la maladie de la Vigne. In-8 de 24 pages.
— Observations sur la maladie des Vignes, faites en 1852-
In-8, Montpellier, 1853.
M. Cazalîs-AUut , dont l'expérience en viticulture est si grande, adopte, dans son dernier écrit, l'hypothèse des animalcules; mais je reviendrai sur ce travail dans le mémoire que je consacrerai à Tétiologie.
Le mémoire deJ' illustre viticulteur de l'Hérault est terminé
par une observation intéressante de guérison spontanée d'une Vigne malade.
C. L. Fléchet, Maladie de la Vigne {de fa), ses causes ^ ses effets , et des moyens simples et faciles à employer pour la combattre. In-8 de 16 pages.
Etienne Chinard, docteur en médecine. Recherches sur la came première de la maladie de la Vigne. In-8 de 24 pag.
La maladie des Yignes , notice contenant quelques observations au sujet d'un rapport à M« le ministre de l'intérieur sur les Yignes malades» suivie d'un essai bibliographique, par M. F. £. Guérin-M^neville. Paris, 1853, chez Dusacq, broch. de 34 pages, in-12.
Le travail de M. Guérin-Méneville se résume par les conseils pratiques suivants : l*" la suppression entière ou partielle de la taille; 2"" des scarifications faites au printemps; 3^ la taille tardive.
Ce dernier moyen est, comme je Tai dit à plusieurs re^ prises, très-digne d'attention. Le mémoire de M. Guérin contient une lettre de M. Roussel de Joyeuse, qui le préconise. J'ai amplement mis à contribution le Bulletin bibliographique qui termine le travail de M. Guérin.
Considérations sur la maladie de la Vigne , dans le département de la Côte-d'Or, présentées à la Société impériale et centrale d'agriculture par M. MATfflAS, membre correspondant de la Société. In-8, 15 pages.
Notice qui contient de précieux renseignements sur l'étio-
logie et le traitement, et où Ton trouve des exemples très-nets
de guérisons spontanées.
Questions adressées par le comité central d'agriculture de la Côte-d'Or à MM. l^s maires oti la Vigne est cultivée. Grand in-4 de 10 pages. Le paragraphe VI est intitulé. Questions concernant la maladie de la Vigne.
Traitement des Vignes malades, rapport adoessé à M. le mi-
nistre ^le l'intérieur par G. Heuzé. Paris, 1853^ chez Dusacq, Tn-8 de 76 pages.
Comp(e rendu des travaux de W commission instituée par la Société linnéenne de Bordeaux pour l'étude de la maladie de la Vigne pendant Tannée 1Ô52. A Bordeaux, 1853.
De la maladie de là Vigne dans le midji de la France et le nord de l'Italie, rapport présenté à M. le ministre.de l'intérieur, de ragriculturé et du commerce par M. Victor Rendu, in-, spècteur .général de l'agriculture. Paris, imprimerie impériale, 1853, 1 vol. in-8 de 160 pages avec deux belles planches gravées. ^ ^ -
Ce rapport renferme l' exposition la phjis complète des pro^ grès de la maladie de la Vigne en Itelic et dans le midi de la France; c'est le seul ouvrage où l'on trouve une appréciation, de msuy du procédé curatif de l'incision de' Guida. Voici le procès- verbal de la visite de M. Rendu à Dukago : -
a Ce magnifique domaine est situé à peu de distance de Novare, non loin de la route qui conduit de cette ville à Arona, sur le lac Majeur ; il réunit les trois modes principaux de culture de là Vigne en Italie : Vignes basses en coteaux , Vignes hautes sur lès arbres , Vignes en treilles.
« En 1 85 î^les Vignes y ont été faiblement atteintes de là maladie j et seulement vers le mois de séptebbre. En 1852 > elle à commencé de très-boijne heure, et elle y a été fort grave. Vignes en treilles (toppiaj^ Vignes basses en lignes (filagnoji Vignes hautes sur les arbres (§herisolatoJ, tout a été attaqué: Dès les premiers jours de juin, la maladie se montrait sur les filagni du. coteau ; quinze' jours après , la treille était prise; ce n'est que plus tard que les gherisolàti étaient frappés : tous. les cépages,, sans distinction, ont été malades, mais à différents degrés; la grappe a été la première envahie. -
« L'incision a été pratiquée par Guida, le 20 juin, sur Jés Vignes de la colline; le 20 juillet, sur la treille et sur les gf/iemo/aiti. L'incision Consiste en une forte, entaille faite
avec une serpe , à 50 centimètres au-dessus du sol ; elle en tame toute la largeur du pied de Vigne et pénètre à quelques centimètres dans le bois. Au moment de Topération, le tem*ps était beau et chaud; cinq jours après la première incision siir les Vignes du coteau, il a plu ; depuis » sauf une légère ondée survenue dans les premiers jours d*août , le temps , à Dulzago, a toujours été magnifique. Voici ce qui s'est passé après Tincision :
« Le 20 juin , sur le coteau , quatre rangées de Vignes (filagni) ont été soumises à Topération ; tout le vignoble était infesté de la maladie. Quinze jours après Tincision, un changement notable s'opérait dans Tétat de la Vigne : leilaisin grossissait sensiblement et dévenait plus net; la Vigne végétait avec force. Vçrs le 5 ou le 6 juillet, on lui donna un binage pour la débarrasser des mauvaises herbes qui l'avaient lenvahie ; Tinstrument appelé zapa remuait le sol à 15 centimètres environ de profondeur.
« Quinze jours à peine s'étaient écoulés après cette façon regardée comme indispensable par tous les bons cultivateurs, que la maladie sévissait avec plus de force sur le Raisin de tîes quatre rangées de Vignes. Le 20 août, époque de ma visite, elles présentaient l'aspect le plus misérable; il n'y avait plus un seul ftaisin sur les souches ; desséché, il était tombé. Le sarment était tout contaminé, entièrement noir en beautioup d'endroits; les feuilles étaient petites, tordues sur ellesmêmes et toules enfarinées. D'après Gruida, les aiitres Vignes du. coteau , incisées huit jours après les quatre premières rangées, n'ont éprouvé aucune amélioration; elles étaient dans un triste état quand je les ai parcourues : grappes, sarments et feuilles étaient fortement saisis par la maladie , et offraient ces contrastes bizarres qu'on remarque sur toutes les Vignes attaquées. A côté d'une grappe saine, il y en avait une autre dont les Raisins étaient avortés, noirs et fendus. Sur la même grappe on voyait à la fois des grains rabou* gris, verts et souillés de. la mucédinée, tandis que d'autres étaient à peine couverts d'efflorescenees : feuilles et bois
étaient gravement atteints dans cette partie du vignoble, dont le sol n'avait pas été remué. Suivant Testimation de Guida , les trois quarts de la récolte sont perdus sur le coteau; l'incision n'y a donc produit aucun bon effet. Le sol de cette colline est silicéo-argileuT avec cailloux roulés dans le sous-sol; TeipositioB est celle du couchant, autant qu'il m'en souvient.
a La treille a reçu l'incision le 20 juillet; el}e était alors infestée à un haut degré : toutes les grappes semblaient pour drées à blanc: Cinq jours après Topération, le Raisin a commencé à prendre une couleur satisfaisante ; il est devenu clair, suivant l'expression de Guida. Le 20 août, sur une lon-r gueur totale de 10 mètres, j'ai vu cette treille en partie saine dans la moitié de son étendue. De belles grappes avançant vers leur maturité se trouvaient côte à côte de Raisins enveloppés par la mucédinée , verts en quelques points , noirs en quelques autres, ayant aussi plus d'un grain fendu. A tout prendre, cependant , cette partie de la treille est bonne pour Vannée; mais l'autre partie , dans quel triste état elle m'est apparue ! Grappes, les unes noires, les autres blanches, décimées par la maladie ou ne présentant plus que des tronçons au lieu de ces belles grappes pendantes qui en sont ordinairement l'orgueil ; tous les sarments, sur toute l'étendue de la treille, sont fortement tachés, les feuilles seules jusqu'ici ont peu de mal.
« Peut-on conclure , de ce que le Raisin est en partie sain sur la moitié de la treille, que l'incision ici ait amené un résultat favorable? le ne le crois pas. Pourquoi n'a-t-elle pas produit le même effet dans toute l'étendue de la treille, garnie des mômes variétés de cépages, en même sol,. en même exposition? Cette objection se fortifie encore de la circonstance de grappes attaquées mêlées à d'autres grappes en bon état dans la partie de la treille qui a le moins souffert. Les Vignes oui toutes le même âge ; Texsudation de la matière gommetise, à laquelle Guida attache une grande importance, a été tantôt plus forte , tantôt moins abondante sur chacune des Vignes couvrant les deux parties de la treille. L'incision,
pratiquée de la même manière et dans le même temps sur chacune , aurait dû être suivie des mêmes conséquences sur les unes et sur les autres, si le procédé de rincision avait réellement de l'éfficâcité ; il n*en a point été ainsi. Les faits anormaux que présente la végétation de la treille n'ont rien de particulier : on les retrouve, avec bien des variantes, dans tous les vignobles attaqués ; ils m'autorisent seulement à dire que l'incision n'a pas été plus heureuse sur la treille qu*elle ne l'avait été sur le coteau.
« A-t-elle mieux réussi sur les Vignes hautes grimpant sur les arbres ; c'est ce qu'il reste à examiner.
« Lés gherisolati de Dulzago sont situés en plaine (inpia- «ura).LapremièrerangéedeVignesquej'aivisitéeavecGuidaa été abandonnée à elle-même, sans traitement d'aucun genre; la maladie ne l'a pas'atlaqùée. Ces Vignes sont vigoureuses, les grappes nombreuses et belles, pas une d'elles ne porte d'efflorescence ; les feuilles sont intactes, d'un beau vertet1)îen développées ;. le sartûent seul est attaqué, mais légèrement. A part ces Vignes, F incision a été pratiquée sur tous les autres gherisolali de la propriété. Dans la pièce dite Campo a la BerlineUa, les Vignes courent sur des Cerisiers en pleine végétation ; elles sont belles, chargées de grappes que la mucédinée avait blanchies (on en voit encore de nombreuses traces), mais le Raisin s'en débarrasse, il grossit visiblement; sa maturation est certaine, bien que les feuilles, et surtout le sarment, soient très-malades. Le sol de cette pièce est sablonneux.. La maladie y avait fait peu de mal en 1851. Ici, comme ailleurs, comme partout, un cep est fortement attaqué, un autre est presque intact; celui-ci est en voie d'amélioration, tandis que celui-là ne verra pi'rs mûrir la plupart de ses Raisins.
« Dans une autre piëce désignée sous le nom de gherisolato croseltay grappes, feuilles et sarments sont très-altaqués. La maladie se présente ici sous ses faces multiples. On voit des grappes réduites à quelques grains noirs, sans développement, et qui auront le sort des autres grains tombés après
s'être desséchés sur la rafle. D'autres grappes sont moins maltraitées , quoique pulvérulentes ; d'autres, enfin y sont à peu près saines et offrent des Raisins bien développés et à peu près mûrs. Plus du tiers de la récolte est perdu dans ce gherisolato , incisé comme l'autre et garni des mêmes cépages ; le sol y est également sablonneux, mais de meilleure qualité. .
« Quel résultat a donc produit l'incision sur les gherisolati? Évidemment aucun. La maladie y règne, plus ou moins, comme dans le vignoble du coteau et sur la treille ; l'incision, à Dulzago, est restée sans efficacité. \
A Guida attache beaucoup d'importance à^ l'exsudation gommeuse résultant de l'incision; il croit que plus elle est abondante, plus elle contribue à débarrasser la Vigne. Mais Je lui ai fait remarquer des souches sur lesquelles l'incision n'avait déterminé aucun épanchement, et qui étaient eu vx)ie de gùérison, tout aussi bien que les Vignes d'où la matière gommeuse suintait. Au surplus, comment soutenir les bons résultats de l'incision en présence de cette rangée de glierisolati non incisés et non malades ; en présence de ces filagni incisés,. et dont toutes les grappes ont ité détruites par la maladie; en présence de ce vignoble de la colline, dont la récolte est aux trois quarts perdue ; en présence de ce gherisolato crosetta incisé, où le tiers de la récolte est compromis ; en présence enfin de celte treille incisée partout, et qui cependant perdra le quart au moins de ses grappes ruinées par la maladie?!, Le doute, je crois, n'est plus possible sur la valeur de l'incision. On l'a proposée comme antidote de la maladie de la Vigne; les faits lui refusent cette vertu : on s'est donc trop pressé de conclure d'une amélioration momentanée à une gùérison radicale opérée par Fincisiou et due peut-être à toute autre cause. »
Programme des prix proposés par la Société d'encouragement pour l'industrie nationale dans sa séanca extraordinaire du 22 juin 1853 sous la présidence de M. Dumas,
sénateur, de TAcadémie des sciences, etc. , pour des expé^
riences et des recherches sur l'origine et la marche de la
maladie de la Vigne, et pour les moyens préventifs ou cu-^
ratife appliqués à la combattre. In-4° de 12 pages.
Ce programme est rédigé de main de maître. Nulle part on
ne trouve un exposé plus rationnel et plus complet des
moyens curatifs qui peuvent être essayés avec chance de
succès pour prévenir la maladie de la Vigne.
Je ferai seulement observer que, dans ma pensée, la quesr tlon de la préservation est assez avancée pour qu'on puisse faire autre chose que des expériences et des recherches. Vob^ servalion des faits accomplis suffit pour nous montrer la difficulté extrême f pour ne pas dire plus, de l'emploi en grand des moyens curatifs appliqués sur le mal, et pour nous conduire à une prophylaxie simple et certaine, ce qui, je crois, est le but que nous devons nous efforcer d'atteindre, car il est bien vrai qu'il existe des exemples où la maladie a reparu quatre ou cinq fois de suite sur la même treille, et dans ce cas, comme le dit avec tant de raison le programme, il faut peu compter sur les forces de la nature pour en débarrasser nos vignobles.
Le programme est terminé par des renseignements biblio^ graphiques qui seront consultés avec profit, mais qui ont été réunis trop à la hâte pour avoir de la valeur pour fiter les questions qui se rapportent à T histoire de la ipaladie de la Vigne.
Les maladies des Pommes de terre, des Betteraves, des Blés et des Vignes, de 1845 à 1853, a^ec l'indication des meilleurs moyens employés pour les combattre; par A. Payen, membre de l'Académie des sciences , secrétaire perpétuel de la Société impériale et centrale d'agriculture , etc. 1 vol. jin-12 de 195 pages.
Excellent résumé sur les questions énoncées dans le titre et qui ont un intérêt si grand d'actualité. Ce volume est accompagné de cinq très-belles planches.