‹ Traité de la maladie scrophuleuseChapitre 17 sur 94 · SECTION PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SECTION PREMIÈRE

DE LA NATURE OU DE LA CAUSE PROCHAINE DE liA MALADIE SCROPHULEUÖE.

JLes médecins ne sont pas d'accord sur la cause procliaine de cette maladie : les uns la placent dans les humeurs et la considèrent comme une acrimonie de la lymphe , ou comme une obstruction des vaisseaux lymphatiques; les autres croient qu'elle a son siège dans les solides ^ et désignent le système lympliatique.

Cette différence d'opinions tient, d'une part , à la variété des formes sous lesquelles le vice scrophuleux (i) se manifeste, et, de l'autre, aux doctrines pathologiques qui régnent en ce moment ; doctrines qui font varier non-seulement la direction qu'on donne aux recherches

(i) J'avertis une fois pour toutes que je me servirai indistinctement des mots, vice scrophuleux , écrouelleux ^ maladie scrophuleuse , constitution strumeuse , etc. Toutes ces dénominations ont la même signification à mes yeux ; elles expriment toutes les mêmes conditions de l'économie sur lesquelles elles ne doivent rien faire préjuger.

( Note du traducteur. )

de ce genre, mais encore les explications ellesmêmes, suivant la manière de penser et de parler que chacun s'est faite d'après sa théorie.

Cependant il serait bien à désirer qu'on parvînt à quelque chose de positif, ou plutôt qu'on parvînt à s'entendre, car très-sûrement le principe de cette dissidence est encore moins dans les choses que dans les mots ; encore si la question dont il s'agit était une de ces hypothèses étrangères à la pratique ; mais il est plus important qu'on ne pense de bien déterminer la cause prochaine d'une maladie , puisque cette connaissance est la base du diagnostic et du traitement, (i)

(i) J'ai fait pressentir dans ma préface, ce qu'il faut penser des causes prochaines des maladies. Tout prouve que la connaissance de ces causes est au moins superflue , et certes il ne faut pas nous en plaindre, car elle passe notre intelligence ; on ne peut bâtir à ce sujet que des hypothèses plus ou moins ingénieuses, on ne peut que reculer îa difficulté. Supposons, pour un instant, que la diathèse scrophuleuse dépende de la présence d'un acide dans la lymphe , comme le croient M. Baumes et notre auteur; que gagnerons-nous à cette découverte? Voiton quelques rapports entre un acide et les symptômes par lesquels la maladie se manifeste? En faudra-t-il moins recourir à l'ohservation pour connaître ces symptômes, et poHr leur appliquer le traitement qui leur convient? Au reste, M. Hufeland ne peut que gagner à

Qu'il me soit donc permis de consacrer les premières pages de cet ouvrage h un sujet d'une si grande importance. Je vais d'abord indiquer les causes occasionnelles , parce qu'elles me paraissent propres à répandre un grand jour sur la cause prochaine; ensuite je m'occuperai de cette dernière, soit en elle-même , soit dans ses rapports avec la maladie scropliuleuse.

cette manière de voir, ^'ilest impossible de connaître les causes premières des maladies , il n'a donc d'autre tort que de s'être engagé dans cette recherche ; et^ si cette connaissance est inutile ^ il y aurait de l'injustice à juger défavorablement un ouvrage estimab sur une le chose qui ne mérite aucune importance.

( .Note du traducteur, )

DE LA MAIiADIfi SCROPHULEUSE.

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