IV. Maladies d^ irritation
Voici sans contredit l'une des causes déterminantes les plus communes de la maladie qui nous occupe. Nul doute que les maladies qui se portent sur le système lymphatique , toutes celles qui affectent le tube digestif, ne puissent donner l'éveil au vice scrophuleux chez lesenfans, qui d'ailleurs y sont disposés.
Mais ces maladies produisent bien plus sûrement les effets que nous leur attribuons, lorsqu'elles se terminent par des crises incomplètes, ou lorsqu'il se fait des métastases sur le système lymphatique. Dans l'un et l'autre cas, il est fort important de savoir s'il existe une
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tiisposilion à la maladie scrophuleuse, ou si cette disposition n'existe pas : dans le premier , les engorgemens glanduleux sont idiopathiques ; ils sont symptomatiques dans le second.
Il semble qu'il soit dans la nature de certaines maladies de ne se terminer que par des crises incomplètes : telles sont la variole, la rougeole , la scarlatine, etc. Le reste de la matière morbifique se jet le sur le système lymphatique; aussi n'esl-il pas rare de les voir suivies de la maladie scrophuleuse.
La vaccine elle-même, affection très-légère, ordinairement exempte de fièvre, provoque l'apparition des scrophules chez les sujets qui s'y trouvent disposés; en sorte qu'a près la terminaison de l'éruption , on voit paraître des engorgemens glanduleux et d'autres symptômes de même nature qu'on regarde faussement comme dépendans de la vaccine, quoiqu'ils n'aient aucun rapport de nature avec cette deriiiè:*e maladie.
Il faut en dire autant de la vérole qui, comme on sait , a son siège dans le système lymphatique.
Enfin l'apparition des scrophules est souvent l'effet d'une méthode intempeslive, d'une crise supprimée, ou d'un mauvais traitement.
Je saisqu'on ne manque pas, en pareil cas , d^accuser les moyens curalifs, mais n'est-ce pas à la jnain qui les administre , de répondre des effets qu'ils produisent ? Ayons le courage de le dire : s'il esterai qu'une crise incomplète, une métastase, fournissent quelquefois l'occasion au vice scropliuleux de se manifester, il n'est pas moins certain que, dans beaucoup de cas, cette crise et cette métastase sont l'ouvrage du médecin, soit qu'il prodigue les débililans lorsque la nature a besoin de forces, soit qu'il tonifie lorsqu'il devrait affaiblir. 11 n'est pas de médicament un peu actif qui, mal administré, ne puisse déterminer l'effet que nous signalons ; tels sont entr'autres le quinquina, l'opium, le froid, le mereure en retenant les mouvemens critiques à l'intérieur du corps 5 les astringens et les spiritueux en favorisant les métastases.
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