‹ Traité de la maladie scrophuleuseChapitre 58 sur 94 · VIII. Café de glands, (i · texte numérisé non relu

VIII. Café de glands, (i

Ce que je viens de dire du quinquina est applicable au café de glands, avec celle différence qulci les principes astringens se trouvent unis à un principe oléagineux qui tempère ce qu'ils pourraient avoir de trop irritant. En effet, le café de glands est moins stimulant que le quinquina; d'où il suit qull a les avantages des astringens sans en avoir les inconvéniens. L'estomac le supporte aussi plus facilement. Enfin , c'est un excellent stomachique, et ses effets ne se bornent pas seulement à relever le ton des organes digestifs et du reste de la constitution , m ôs il agit encore comme un très-bon résolutif dans tous les cas d'obstructions mésentriques entretenues par la débilité. A toutes ces propriélés, le café de glands joint celle d'être nourrissant, comme le prouve l'embonpoint qui se développe chez les personnes qui en font usage. Remercions Marx d'en avoir étendu l'usage. Que d'enfans affec-

(i) Pour préparer ce café, on coupe les glan^*

en quatre parties ; on les fait torréfier , on les réduit

en poudre, et l'on en fait une infusion dans Feau qu'on

prend en gui^e de café. Assez ordinairement on ajoute

wn peu de café.

( Note du traducteur, )

DE liA MAI.ADIE SCROPHULEUSE. 2l5

tés du carreau nVt-il pas sauvés par ce moyen !

L'infusion de glands est un de mes remèdes favoris dans Fatrophie mésentérique , le rachitisme commençant , les engorgemens glanduleux, l'asthme et la toux. Continué pendant long-temps , c'est un des plus puissans moyens que nous ayons pour détruire la disposition scrophuleuse jusque dansées racines les plus profondes.

Je l'ai fait prendre plusieurs fois pendant six mois de suite avec un succès si complet, que je suis parvenu, sans autre secours, à dissiper les obstructions mésentériques du plus mauvais caractère.

Le même fruit torréfié, mis en poudre, et associé avec la ciguë , produit aussi de trèsbons effets, (i)

(i) Les glands du chêne ordinaire, ou du rouvre ( quercus robur), ont une saveur amère, acerbe, fortement styptique. Quelques médecins parmi lesquels on distingue Linné, ont conseillé de les soumettre à la torréfaction, pour leur enlever celte amertume; mais ce serait au contraire le moyen de l'augmenter, car les substances végétales les plus douces, telles que Ja farine, la fécule, la gomme, le sucre, le pain , deviennent amères en se charbonnant. C'est même sur Texaltation des vertus naturelles des glands par la lov" réfaction , qu'Avenbrugger et Marx se sont fondés lorsqu'ils ont préconisé la poudre de ces fruits rôtis , infu-

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