X PREFACE
sole en pensant que les systèmes en médecine sont bien moins nuisibles à l'exercice de Fart qu'au perfectionnement de la science. Ce n'est pas qu'on ne puisse citer quelques hommes ardens qui , dominés par leur imagination , n'ont pas craint d'éprouver la solidité de leurs théories sur les malades qui leur étaient confiés; mais, outre que le nombre de ces hommes est très-petit, il est juste de dire qu'ils ne se sont livrés à toutes les conséquences de leurs systèmes que dans les maladies dont les moyens curatifs étaient encore incertains ou tout-à-fait ignorés. Mais lorsque ces moj^ens sont bien connus^ la théorie, sentant son impuissance, commence par se rendre, sauf à recourir ensuite aux subtilités pour paraître d'accord avec la pratique. Ainsi , pour prendre un exemple autour de nous, le célèbre auteur de la Nosographie philosophique rapporte les fièvres intermittentes pernicieuses aux fièvres ataxiquesj M. Broussais au contraire ne