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veut voir dans ces maladies que des phlegmasies : tous deux prescrivent le quinquina, le premier^ pour régulariser l'action du syslème nerveux, le second, pour déplacer une irritation.
Si ces réflexions sur le peu d'influence de la théurie sur la pratique, ont quelque chose d'exagéré , en les considérant par rapport aux chefs de secte, j'ose croire qu'elles paraîtront plus justes si l'on en fait l'application aux médecins praticiens; caries praticiens ont aussi leurs théories; mais, outre qu'ils y attachent très-peu d'importance , elles leur sont presque toujours suggérées par la pratique, de sorte qu'elles ne peuvent avoir aucune influence sur cette dernière, lors même qu'elles sont erronées.
Que d'hypothèses n'a- t-on pas inven* tées sur la nature de la maladie scrophuleuse ! Les uns la font dépendre de la rétention de la liqueur séminale , parce que cette affection se guérit quelquefois d'elle-même à l'époque de la pu-
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berté ^ c'est-à-dire , lorsque les organes génitaux commencent à remplir toute la plénitude de leurs fonctions ; les autres la rapportent à la dépravation du fluide nerveux , fluide dont l'existence est encore un problème ; d'autres croient que les scrophules sont une dégénération de la maladie vénérienne^ et ne s'expliquent pas sur la nature de cette dernier ej Bordeu dit formellement que toutes les humeurs ont un penchant à devenir acides; M. Baumes fait plus^ il admet la présence d'un acide dansla Ijmphe ^ et M. Hufeland professe la même théorie... Ces hypothèses peuvent paraître absurdes , cela n'empêche pas que leurs auteurs aient bien décrit la maladie scrophuleuse , et qu'ils nous aient donné sur son traitement des préceptes de thérapeutique conformes à la plus saine doctrine.
Comme dans les ouvrages de Sydenham, Stoll, Finke, Roederer, Tissot, Sarcone^ Pringle^ Zimmermann^ etc.^
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il y a deux parties bien distinctes dans le Traité des Scropliiiles de M. Hufelandj la pratique et la théorie. Toutes liées qu'elles paraissent et qu'elles devraient être, ces deux parties sont entièrement indépendantes Fune de l'autre; d'où il suit que, pour juger équitablement ce Traité, il faut les considérer séparément, ou plutôt il faut faire abstraction de la seconde, pour ne considérer que la première.
Au reste, toutes les théories proposées jusqu'à ce jour sur les scrophules^» me paraissent plus ou moins défectueuses. Dégoûtés par l'exemple de leurs prédécesseurs des explications de l'humorisme , la plupart des médecins français ont protesté contre ces théories; mais ils n'ont pu s'accorder sur celle qu'il convenait de leur substituer. Il règne en France, au moment où j'écris, deux opinions diamétralement opposées sur la nature de la maladie scrophuleuse : l'une la fait dépendre d'une
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atonie profonde de la constitution , et surtout du système lymphatique; l'autre, au contraire, la fait consister dans une irritation de ce même système» Bien que contradictoires, ces deux théories sont entachées du même vice; l'une et Fautre prennent une affection accidentelle pour la maladie principale : c'est ce que je vais essayer de prouver.
Je dois dire en faveur de la première opinion^ que les scrophuleux sont, en général, plus ou moins débiles; mais premièrement, ils ne le sont pas tous : en second lieu , si l'atonie constitue les scro- • phules, ou, ce qui revient au même, si la faiblesse et les scrophules sont la même maladie, il est clair que tous ceux qui sont affectés d'une maladie essentiellement asthénique^ comme sont certaines hydropisies, le scorbut, les cachexies, etc. devraient avoir aussi les scrophules.
M. Eroussais a fait contre cette théorie, des objections non moins fortes : Comment rapporter, dit -il, à l'atonie