‹ Traité de la maladie scrophuleuseChapitre 70 sur 94 · D20 TUAIT É · texte numérisé non relu

D20 TUAIT É

ieux 5 les astriiigens y conviennent très-bien 5 souvent mêmeiis l'emportent sur les meilleurs

sur les parties engorgées avec un onguent dont voici la recelte : Prenez camphre réduit en poudre avec un peu d'esprit de-vin , quinze grains ; calomel , un gros ; cérat de goulard , une once. Mêlez.

Si l'on adopte à temps la méthode que nous venons d'exposer , nul doute que la suppuration ne reparaîtra pas ; mais si l'on a tenté de très-bonne heure les fondans et les résolutifs , alors il est souvent très-difficile de déterminer l'inflammation et la suppuration. Si l'usage des cataplasmes suppnratifs dont nous avons parlé^ continué pendant huit jours, ne produit aucun signe d'une suppuration prochaine , on peut leur substituer avec avantage l'emplâtre de litharge composée, ou le mélange suivant, qui, à la vérité, agit lentement , mais sans causer aucune douleur. Ce mélange est de Kirkland : Prenez huile d'olives, une livre; cire jaune, une livre et demie; encens, mastic, myrrhe, ana , deux onces et. demie ; minium ( oxide de plomb au medium ) , trois onces ; camphre , demi-once. Mêlez.

Assez souvent , après une ou deux semaines , l'abcès* s'ouvre spontanément, au grand étonnement des malades ; alors il faut ôler l'emplâtie ou le cataplasme , fermer l'ouverture avec un morceau d'épongé ou avec une bandelette , et traiter l'abcès comme il a déjà été dit. Mais l'ouverture faite par la lancette est bien préférable : 1°. comme elle se pratique avant que la désorganisation ait fait de grands progrès , la peau est toujours intacte ; 'i°. les bords d'une plaie faite par un instrument tranchant sont bien plus disposés à la réunion immé-

résolutifs : mais on conçoit qu'ils ne sont jamais mieux indiqués que lorsqu'il existe des symptômes généraux d'atonie, et lorsqu'on a déjà fait usage des résolutifs débilitans.

Les meilleurs astringens sont les fomentations avec la décoction de quinquina ou d'écorce de saule, l'eau de Saturne (eau végétominérale), le vitriol blanc ( sulfate de zinc) , Falun (sulfate acidulé d'alumine et dépotasse), les eaux ferrugineuses, le froid.

J'ai vu quelquefoisdestumeurs et des glandes scrophuleuses considérables disparaître entièrement par l'effet de ces simples topiques.

Encore tout récemment, il s'est présentée mon observation un cas de ce genre, bien digne de remarque. La parotide et les glandes sousmaxillaires avaient acquis un volume effrayant sous l'influence du vice scrophuleux ; ces glandes étaient déjà ulcérées et présentaient un aspect carcinomateux; elles rendaient une matière sanieuse, d'une fétidité insupportable, et quelquefois elles étaient le siège d'hémorragies inquiétantes. On avait inutilement employé

diate ; 3°. le lieu de Touverture et la quantité de pus à évacuer sont à la disposition du chirurgien ; 4°- ü ^st bien plus facile de s'opposer à l'introduction de l'air extérieur.

( JVote de V auteur. )

tout ce que Fart possède de plus efficace en pareilles circonstances. Uusage extérieur d'une forte dissolution d'alun dans le vinaigre triompha de cette terrible maladie.

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