‹ Traité de la maladie scrophuleuseChapitre 78 sur 94 · IV. Défaut d^ exercice · texte numérisé non relu

IV. Défaut d^ exercice

C'est principalement dans l'enfance que le corps s'accroît et se développe. Tout dépend de la manière dont se fait ce développement. L'essentiel , c'est qu'il soit uniforme; or, il faut pour cela que les enfans se livrent à un exercice actif et varié , parce qu'il n'y a que cet exercice qui partage uniformément les principes nutritifs et les forces elles-mêmes , entre tous les organes. Le jeu libre ei régulier de toutes nos parties, est indispensable au maintien de l'harmonie; c'est une loi de la nature que nous contrarions sans cesse en travaillant au développement de l'esprit , lorsque nous ne devrions nous occuper que du corps. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour éteindre dans les enfans cet instinct naturel qui les porte au mouvement, sans réfléchir que ce qu'on vante comme le fruit d'une bonne éducation n'est souvent qu'un penchant à la paresse, un éloignement pour tout exercice. Une

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semblable éducation ne peut avoir qu'une funeste influence sur la forme et sur la composition du corps. Qu'on prenne la peine d'aller visiter les fabriques, ou les maisons d'orphe* jins dans lesquelles les enfans sont contraints de bonne heure à rester assis , el l'on appréciera la justesse de mes remarques.

L'exercice lui-même, lorsqu'il est partiel, tel que l'exercice des armes, des quilles , etc., est une cause de difformité.

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