CHAPITRE IL
bu MODE DG COMMUNICATION DE LA MALADIE VÉNiRIBNNB.
Tontes les maladies contagieuses ont leur mode particulier de propagation; et la vie sociale s'accompagne généralement d'un certain nombre d'usages qui exposent les hommes » dans un temps ou dans un autre, à contracter ces maladies ^ dont la propagation serait empêchée si les circonstances qui viennent d'Stre indiquées étaient évitées. La gale, par exemple , se communique généralement dans l'acte de politesse qui consiste à donner la main ; aussi la main est-elle le plus souvent la partie qui est affectée la première. De même ^ comme rinfection vénérienne est ordinairement contractée dans les re* lations sexuelles , ce sont les organes de la génération qui, en général, souffrent les premiers. Il résulte de cette circonstance que les malades ne soupçonnent pas la présence de la maladie vénérienne lorsque les symptômes de cette maladie se présentent'dans toute autre partie, et qu'ils croient la voir dans toutes les affections de ces organes.
Dans les classes inférieures de la société, on est porté naturellement à voir la gale dans toute éruption qui apparaît entre les doigts, de même que les jeunes gens supposent une affection vénérienne dès que les organes génitaux sont malades ; mais comme toute surface sécrétante, ainsi qu'il a été dit déjà, qu'elle soit recouverte ou non par un épiderme, peut être infectée par le poison vénérien lorsqu'il y est appliqué , il y a beaucoup d'autres parties qui sont susceptibles de contracter la maladie. Ainsi, on la voit apparaître à l'anus , dans la bouche, au nez, aux yeux , aux oreilles , et, comme on l'a dit, aux mamelons des' nourrices qui donnent à teter à des enfants dont la bouche tei le" sîége de l'infection, parce que ces enfants ont reçu la: maladie en traversant les parties génitales infectées de leurs mères (1).
(4) La question d'infection des nourrices par les enfanls , et des enfants par les nourrices, est peut-être une des plus intéressantes de This-
Dr POISON VÉNÉRIEN. 5Ï