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CHAPITRE V

DU TRAITEMENT DE LA GONORBHiE CHEZ LA FEMME.

Chez la femme, le traitement de la gonorrhée est à peu près le même que chez Vhomme ; mais chez elle, la maladie en ellemême est moins violente, et les symptômes secondaires ou sympathiques sont moins nombreux. Cette différence dépend de ce que le nombre des parties qui peuvent être affectées est moins considérable, et de ce que ces parties ont moins d'étendue ou ont moins de susceptibilité pour l'inflammation. Il résulte delà que le traitement est plus simple.

Quand la maladie n'occupe que le vagin, elle est facile à guérir. Les injections sont le meilleur moyen qu'on puisse employer; il peut être utile, après les injections, de frictionner l'intérieur du vagin, aussi haut que possible, avec l'onguent mercuriel (1), et de laver souvent les parties externes de la génération avec le liquide qui sert aux injections.

Lorsque Tinflammation a envahi l'urètre , les injections ne conviennent point autant, car il est presque impossible aux malades de pousser une injection dans ce canal.

Les injections qui ont été recommandées contre la gonorrhée chez les hommes, peuvent être employées ici également; mais on peut leur donner moitié plus de force, car les parties qui sont affectées chez la femme ne sont pas a beaucoup près aussi irritables que celles qui sont ordinairement le siège de la maladie chez l'homme.

Si ce que j'ai dit de la gonorrhée chez la femme est exact, on voit qu'il doit être très difficile de dire avec quelque certitude à quelle époque la malade est guérie. En effet, lorsque tous les symptômes ont disparu, le chirurgien et la malade sont naturellement portés à considérer la cure comme complète ; mais le commerce de la femme avec un homme sain peut prouver le

(4) Je u'ai pas pu déterminer jusquà quel point Tonguent mercuriel contribue à la guérison ; remploi de ce moyen est fondé plutôt sur Tanalogie que sur l'expérience. J. Huntcr.

DS LA OOMORRUâs. 145

contraire. Dans les cas où la maladie n'a point affecté rurètre, ■lais seulement le Tagin, et surtout dans ceux où aucun symptôme n'a jamais été observé, il est encore plus difficile de fixer Vépoque de la guérison. Le praticien doit se laisser guider par Vexpérienee générale.

Quand l'inflammation s'étend le long des canaux excréteurs des glandes, soit de celles qui occupent le vagin, soit de celles deTarètre, ou qu'elle affecte les glandes elles-mêmes, il faut suivre le même mode de traitement; les frictions mercuriellest en particulier, doivent être employées largement sur les parties m^es. Si l'inflammation qui occupe les orifices des conduits excréteurs des glandes est assez intense pour en amener l'oblitération, les conduits et les glandes suppurent et forment des abcès. Il faut ouvrir ces abcès, ou agrandir l'ouverture déjà faite, et les panser comme un chancre ou un bubon.

Pour les cas de simple écoulement, le traitement interne sera indiqué ci-après. Lorsqu'il se forme de la suppuration , il faut prescrire un traitement constitutionnel comme pour les cas de chancres ou de bubons, car il est très probable que l'absorption du pus vénérien aura lieu, et il faut se tenir en garde contre les effets de cette absorption.

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