‹ Traité de la maladie vénérienneChapitre 25 sur 84 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

DmiALADIE8 QUI SONT CONSIDéRéES COMME UN EFFET CONnicUTlF DE l'inflammation VlÉNéRIENNE DE l'uRÀTRE CHEZ l' HOMME.

Outre les symptômes qui ont été décrits ci-dessus, la gonorrhée produit, ou du moins est supposée produire plusieurs au« très phénomènes morbides qui différent complètement de lu maladie primitive. Jusqu'à quel point peut-on affirmer que tous ces phénomènes morbides, ou quelques uns d'entre eux, sont une conséquence de la gonorrhéet C'est un problème dont la •olation n'est pas bien claire ; mais comme ils constituent des maladies du canal de l'urètre, et qu'ils sont à la fois nombreux et importants , je me propose d'en traiter ici avec détail. Si quelques unes de ces maladies ont pour point de départ la go- Borrhée, il est très probable qu'elles ne sont la conséquence d'aucune propriété spécifique du poison vénérien, mais qu'elles scMit de tdle nature qu'elles auraient pu être produites par l'inflammation commune des mêmes parties, ainsi que je l'ai fait Kmaïquer pour les symptômes qui survivent à la gonorrhée.

Dans cette étude, nous verrons quelquefois ces maladies nuira 1m mies des autres et s'enchainer dans une véritable succès* moD. Ainsi, mi rétrécissement de l'urètre produit l'irritabilité 4b la vessie, des besoins fréquents d'uriner, l'accroissement de FéMrgie musculaire de la vessie, la dilatation de la portion de rwèCre comprise entre la vessie et le rétrécissement, l'ulcération de ce canal, des fistules du périnée, la dilatation des uretères et du bassinet des reins, sans compter d'autres maladies qui sont sympathiques, telles que la tuméfaction du testicule et des glandes de l'aine.

^p décrirai les maladies en question dans l'ordre suivant lemontrent le plus communément.

cmarqner qœ la plupart de ces maladies, principa-

90é DE Là QOHùBMaiM.

ADDinoN DE P. RicoBD. — Saiis doute il arrive souvent que répididyme reste engorgé , induré , ou tout au moins hy* pertrophié, à la suite de Tépididyinite blennorrhagique. C'est surtout la queue de Tépididyme qui conserve le plus de volume. Le plus ordinairement, comme le fiait observer Hunter, il n*en résulte rien de fâcheux ; mais dans quelques circonstances , ce développement anormal et persistant de Tépididyme , tient à une disposition strumeuse et n*est que le prélude » ou l'occasion du sarcocèle tuberculeux, si commun, si fréquent.

Le sarcocèle tuberculeux succède, en effet , assez souvent à l'épididyroite blennorrhagique , pour qu'en Allemagne on ait considéré cette affection tuberculeuse , comme étant une conséquence spécifique du virus blennorrhagique. C'est encore une erreur. La dégénérescence tuberculeuse, dans ce cas, ne difi^ en rien de ce qu'elle est dans les autres circonstances.

Je ne puis pas parler de sarcocèle tuberculeux, sans signaler une opinion étonnante, émise dans ces derniers temps , par M. Vidal (de Cassis), qui prétend que, lorsqu'un seul testicule est affecté , les tubercules sont malins: c'est-à-dire qu'on a à craindre des tubercules autre part, ou la diathèse tuberculeuse; tandis que si les deux testicules sont malades, on n'a plus rien à redouter.

Il faut ne pas connaître les lois de la tuberculisation en général , et le sarcocèle tuberculeux en particulier , pour émettre une pareille assertion devant une société telle que la Société de chirurgie !

J'ai précisément montré a l'Académie de médecine (1) , deux cas d* affection tuberculeuse de l'urètre qui avait donné lieu , pendant la vie,àun écoulement blennorrhoïde sy mptomatique, et qui existait chez des sujets qui présentaient en même temps des tubercules dans la prostate, dans les deux épididymes, dans la vessie, dans les uretères, dans les reins et dans les poumons.

(4) Bulletin de l'Académie de médecine. Paris, 4 850, t. XV, p. 565.

KmTi CONt^CimFS DE iJi QONORRHÉE. 205

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