‹ Traité de la maladie vénérienneChapitre 27 sur 84 · MALADIES QUI SONT CONSIDÉRÉES · texte numérisé non relu

MALADIES QUI SONT CONSIDÉRÉES

Ainsi, un malade peut être atteint d'un rétrécissement considérable sans remarquer quil n urine pas librement; il peut môme , par suite du rétrécissement , avoir une disposition à rinflammatioii et à la suppuration du périnée , sans avoir la conscioncc d^ aucun obstacle au passage de l'urine, et sans se douter qu'il est en proie à une autre maladie que l'inflammation du périnée. Dans tous les cas de cette espèce , le jet d'urine diminue en proportion du rétrécissement ; mais ce symptôme, bien qu'il soit probablement le premier , n'est pas toujours renmniué par le malade. Chez quelques personnes, Turine ne sort que goutte ;\ goutte « et ce phénomène morbide ne peut passer inaperçu ; chez d'autres , le jet est bifurqué ou s*éparpille en sortant du canal. Dans de tels cas, il faut explorer le canal avec une bougie ; si une bougie de grosseur moyenne est introduite avec assez de facilite , on doit soupçonner l'existence du cinquième mode d'obstruction « et l'on reconnaîtra très probalilement que la cause de rob»tacle consiste dans la tuméfaction de la pri^state ; car toute autre cause de compression capable de rapprocher les parois de l'urètre au point de faire obstacle au (>assiure do '.urine, coiiîmo une tumeur qui se serait d-^veîoppée dans lo vo»5i:!'.a4:o Je lurèlro . en un poiiit iiuvîccnque , ou ure

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COmiE UN EFFET DE LA OONORBUliE. 213

Je malade. Dans les maladies de Turètre, de la prostate et de la vessie » il existe ordinairement une sensation désagréable au périnée , à l'anus et dans la partie inférieure de T abdomen, et le malade ne peut croiser ses j ambes sans éprouver de la douleur.

ÀDDinoN DE P. RicoRD. — ^L*aperçu général symptomatologique et de diagnostic différentiel des variétés admises par Hunter est, comme on peut le voir, bien incomplet, et laisserait plus à faire que ne le comporte le cadre d'une note ; aussi ne me permettrai-je que quelques réflexions.

Hunter dit, et beaucoup d'autres ont répété, que le jet de l'urine diminue en proportion du rétrécissement. Cette assertion, vraie au fond , ne doit pas être prise d'une manière absolue : il est des malades qui ont un jet encore assez volumineux et chez lesquels une sonde d'un diamètre inférieur ne saurait fran** chir l'obstacle ; d'autres, au contraire, par inertie de la vessie, par le plus ou moins de saillie de la valvule de son col, ou par une trop grande tonicité du canal, ont un jet très mince, ou ne pissent que goutte à goutte sans qu'une sonde rencontre d'obstacle dans l'urètre. Le plus ou moins de projection du jet s'explique de la même manière.

La bifurcation du jet n'a pas , dans tous les cas , la même valeur comme signe diagnostique. Quelques mucosités arrêtées dans l'urètre peuvent former momentanément un bouchon plus ou moins complet , ou faire adhérer les parois dans quelques points , de manière à diviser le jet de l'urine à son passage; mais alors celui-ci , qui était bifurqué au commencement de l'émission de l'urine , après avoir entraîné ces mucosités, ne tarde pas à redevenir unique. Au contraire, quand la bifurcation du jet tient à un obstacle , cette bifurcation se maintient pendant toute la durée de l'émission , ou tout au moins se montrant au début, et pouvant disparaître au moment où la vessie exerce ses plus fortes contractions, elle reparaît vers la fin de l'émission.

La bifurcation, dans ces derniers cas, indique ou une saillie dans l'urètre , ou une adhérence permanente des parois urétraies dans quelques points de leur étendue. J'ai montré à ma

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D arrive souvent qu'une bougie fine est arrêtée chez un malade qu'on soupçonne de rétrécîssemait , tandis qu'un instrument plus volumineux pénètre ; on croit quelquefois, avec un instrument droit, rencontrer un obstacle, qui est bientôt franchi par un instrumentoourbe. Là où un instrument rigide s'arrête, un instrument flaxiUapassesansdifficuItéyenétantmêmed'uncalibreplusgros ; de telle façon que tant que tous leimodes d'exploration n'ont pas été successivement employés , surtout pour les rétrécissements des régions postérieures de l'urfetre , on ne peut pas conclure à l'existence de ceux-ci. J'en dirai autant des empreintes par le procédé de Ducarop. Le porte^'empreinte eit quelquefois ûrrêté, oomme l'observe avec justesse M. Amussat, dans des points où il n'y a pas de rétrécissement; et mieux encore, pour la région du bulbe et celles qui lui sont postérieures, ou peut obtenir des empreintes là ou il n'existe aucune altération de tissu. L'exploratkm d'arrière en avant, à l'aide de l'explorateur lenticule de M. Anmssat , ou du slylet précurseur à boule de M. Tandiou,

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n'offre pas tonte la certitude qu'on vent bien lui prêter. Au début cependant, quelques rétrécissements peuvent être reconnu par le procédé de M. Amussat. Les bougies flexibles , i boutolivaire, ousphérique, deM. Leroy d'ÉtioIles, sont de précieux instruments pour l'exploration des régions de Turëtre placées en avant de la prostate ; comme aussi» on peut tirer un très bon parti de la sonde à bec court et coudé à angle presque droit, de M. Mercier, pour Texploration de la région prostatique et du col vésical.

La œrtitude de Texistence d'un rétrécissement , à part les phénomènes qui se passent du côté de l'émission de l'urine et de Téjaculation du sperme, est toute ou dans l'impossibilitl absolue d'introduire les différents explorateurs successivement indiqués, ou dans la constriction d'un de ceux-ci engagé dans Taire du point rétréci.

Le suintement habituel, conséquence de l'inflammation chronique, i laquelle succède le plus grand nombre des rétrécissements, persiste surtout lorsque ceux-ci ont lieu , et peut même s'accroître par l'inflammation des tissus placés immédiatement en arrière des points rétrécis , qui , à cause de cela , ont de la tendance à s'étendre dans ce sens.

Cependant si un écoulement rebelle , quelque léger qu'il soit, peut faire présumer l'existence d'un rétrécissement , il faut se garder de croire que tout coUement des lèvres du méat urinaire, que le moindre flocon de mucus, ou que ces fils qui serpentent dans l'urine de quelques malades , soient les signes incontestar Mes d'une ooarctation , alors même, comme le veut M . Amussat, que l'exploration la mieux faite n'aurait encore rien indiqué.

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