COMME UN EFFET DU LA GONORRHKE
fait que plier ; en effet, la bougie est forcée d* opérer un mouvement rétrograde , tant à cause de son élasticité naturelle que parce que la direction du canal , qui a été changée , se rétablit. Mais *8i la bougie reste fixe dans sa position et ne subit aucun recul , il est certain qu'elle a pénétré dans le rétrécisse* ment.
Toutefois, quand on se sert d*une bougie extrêmement fine, ces remarques ne sont plus d'une application aussi entière, car die peut se fléchir sans qu'on s*en aperçoive. Il arrive souvent qu'une bougie ne pénètre que dans une très petite étendue, peutêtre dans un dixième de pouce tout au plus , et qu'ensuite elle se courbe si l'on continue la pression. Pour s'assurer s'il en est ainsi, il est nécessaire de retirer la bougie et d'en examiner le bout. Si la bougie est émoussée à son extrémité, on peut être sûr qu'elle n'a pas pénétré le moins du monde; mais si elle est aplatie dans une étendue d'un huitième ou d'un dixième de pouce, ai elle est cannelée, si sa couche extérieure de cire est refoulée en haut dans cette longueur, ou bien si la bougie porte une impression circulaire au niveau du rétrécissement , ou seulement une empreinte d'un seul côté, deux effets que je suppose dépendre d'un spasme qui a lieu au moment du passage de la bougie, alors la bougie a certainement pénétré dans le rétrécissement jusqu'au point où ces signes s'étendent. Il est alors nécessaire d'introduire de la même manière une autre bougie exactement de la même grosseur, et de la laisser en place aulaut de temps que le malade pourra la supporter ou qu'on le jugera convenable; en répétant cette opération, on peut surmonter l'obstacle. On peut quelquefois reconnaître que la bougie a franchi le rétrécissement , en l'attirant doucement au dehors ; si à la première traction elle fait éprouver de la résistance, il estcer* tain qu'elle a passé. Mais c'est l'aspect même de la bougie qui donne les meilleurs renseignements (1). Dans de tels cas, je recommande toujours au malade de conserver la bougie exacte-
(4 ) n est à remarquer qa*il existe (voy. pi. I, fig. 2], auprès et à quelque distance du gland , des lacunes qui souvent arrêtent la bougie et doooeat au premier abord Tidée d*un rétrécissement ; j*ai vu commettre celte méprise. Cesi une chose qu'on doit soupçonner quand la bougie se trouve arrêtée à une très petite distance du gland ; alors il faut cban-
.' MàMnWi QUI «ONT OQNSIlMildHi
iBMl 4fim Tétat oJL elle était att moment db U l'a retirée, afiè qae japidiee Teiamiaer. Maie quand la bougie paeee avee fiip eilité, ees précautiona ne sont paa nëceesairei*
La durée da aéjour de chaque bougie daaa le caaal deit ttiÉ déCeminée par \m eenaatione da malade, car il nefaat jaaaeii qu'elle cause de la douleur, s'il est possible. Si on la laissa aé* joumer trop longtemps, on manque le but qu'on s'était psopeaé, on exaspère les symptômes mimes qu'on voulait dissiper, «I l'on donne naissance k une irritation qui rend isipossMe wo Muvelle introduction de la bougie pendant un œitain Ésmpa. Si l'introduction de la bougie fait éprouver au malade ma viva Andav, il ne faut la laisser séjourner dans l'urktre quadeoinq à dis minutes au plus, et même moins longtemps ai fat donlaor «si trbs oonaidérable. A chaque introduction , on doit peolongir la durée de son séjour, maie d'une manibre aaaes graiiiiBs panr que cette augmentation n'éveûle ni les eensatîena dia mai» lade ni Tirritabilité des parties. J'ai vu des cas ou il a'éooalaît éss jours, et mêaM, chez plusieurs malades, des srmaiaes av aaft qu'on p&t parvenir à laisser la bougie dans le rétréciseeneai pendant dix ou même cinq minutes, et cependant, avec le tempe, ces mêmes malades ont pu la conserver pendant des heures, et -enfin la supporter sans aucune difficulté.
Le meilleur moment pour placer une bougie qui doit rester dans le canal pendant un certain temps, c'est lorsque le nudade aie moins d'occupations, ou le matin, tandis qu'il est au lit, pourvu qu'il puisse l'introduire lui-même.
La grosseur des bougies doit être augmentée selon la facilité avec laquelle le rétrécissement se dilate , et selon la manière
ger le direction de la pointe de la bougie et la porter contre la Aice iolé^ rieurs du canal de l'urètre. Quand la bougie s'arrête dans une de ces lacunes, le malade manifeste plus de douleur que lorsqu'elle appuie contre le rétrécissement lui-même. La portion valvulaire de la prostate [hiette vésicale) , morbidoment développée (voy. pi. Y), arrête très souvent la bougie, et est prise pour un rétréci^jsemenl par les chirurgiens qui ne connaissent pas bien les diverses causes d'obstruction du canal de Turètre, tandis que |)0ur les autres c'est un moyen de reooa- Bstire cette maladie de la prostate ; et, en eflfoi, dans l'éUt naturel des lisrties, je crois pouvoir dire quand la bosgis arrive à es poiaU
i. Hesisa.
COHIIB UN EFFET DE LA GONORRHiE. 2S1
dont le malade supporte la dilatation. Si les parties sont très résistantes ou très irritables , il faut que Taugmentation de volune des bougies soit très lente, quelle s'insinue graduellement sur les partieà , si Ton peut ainsi dire , de manière que cdles-d puissent adapter leur structure à cette augmentatkm de volume. Mais lorsque la sensibilité des parties le permet , l'augmentation de volume des bougies peut être un peu plus rapide, sans jamais cependant Têtre assez pour que le mîdadè en éprouve du malaise. Cette augmentation doit être oontiuuée jusqu'à ce qu'on puisse faire passer facilement la bougie du plus gros volume ; et Ion ne doit abandonner cette deifiière qu'au bout de trois semaines ou un mois , afin d*habîttief la portion dilatée à sa nouvelle condition, ou de détruire autant que possible l'habitude des tissus à se contracter. Mais, afaisi que je l'ai fait observer ci-dessus, on peut rarement compter sur la permanence de la guérison.
Aa lieu de procéder avec les précautions qui viennent d'être recommandées , on a tenté une pratique qui a été suivie d'un succès temporaire , et qui consiste à introduire de force une bougie de moyenne grosseur dans un rétrécissement qui ne peut en admettre qu'une très-fine. Je suppose que par ce procédé on déchirait le rétrécissement , ou l'on affaiblissait les tissus en les soumettant à une tension brusque qui leur faisait perdre leur contractilité pour un temps considérable. J'ai vu des cas ob cette méthode a produit de bons effets, et où elle a dissipé le rétrécissement et prévenu le spasme pendant un certain temps. Toutefois je n'ai jamais essayé ce procédé, et j'ai toujours donné la préférence au mode de traitement le plus doux , dans les cas où il était possible de passer une bougie.
J'ai vu l'introduction d'une bougie faire disparaître presque immédiatement un gonflement du testicule qui dépendait d'un rétrécissement ; ce symptôme n'est donc point de nature à empêcher l'emploi des bougies.
Dans les cas de rétrécissement où l'on fait usage des bougies, le malade est ordinairement bien portant sous tous les autres rapports ; ce n'est qu'avec peine qu'on le persuade de retrancher quelque chose de ses habitudes , et souvrnt il met trop peu de
382 iMOJiUBB qti «ont. oomwiaiaê
réierve à manger, à boire et à prendre de l'exercitie; or ces olboeee ont de graves inconvénients dans beaucoup de eas, surtoot quand l'inflammation et la suppuration se sont développées. C'est doncle devoir du chirurgien de maintenir le malade dans certaines limites pendant un temps suffisant, jusqu'à ce que Tei^pâcbnoe lui ait aiq;>Tis que les parties peuvent supporter les bougies sans inflammation.
Addition DB P. Ricobd. — On ne saurait, dans tous les cas, considérer les rétrécissements de l'urètre comme étant des états maladi&inceasants, anzquelsil faille toujours opposer un traitemait . n en est qui sont le terme définitif d'une maladie de l'urètre, etqui sontà ce canalceque les cicatrices, en général, la réunion, la soudure, sont à d'autres tissus. Ici l'urëtre peut être dévié dans sa direotiaa ou diminué dans son calibre ; mais s'il n'en résulte pas un écoulement moibide, ou une gêne par trop grande dans ses fonctions , et que les parties voisines , telles que la prostate , les voies spermatiques , la vessie , etc. , n'aient pmnt à en souffrir.il n'est pas besoin, parce que le canal aura perdu un quart de ligne, une demi-ligne ou plus de son calibre, que le jet de l'urine sera plus ou moins régulier, d'appliquer un traitement souvent plus nuisible qu'utile. Je sais que plus on attaque les rétrécissements à leur début, plus vite on les guérit; mais cette règle, pour être générale, n'en comporte pas moins des exceptions en faveur de ces espèces de rétrécissements que j'appellerai définitifs.
Ce n'est donc qu'alors que les rétrécissements tendent sans cesse à croître, ou qu'ils entravent et compromettent les fonctions directes de l'urètre et celles des organes voisins qui lui sont liés, qu'il faut les soumettre à un traitement.
Hunter, comme on a pu le voir, et beaucoup d autres qui l'ont ou imité ou servilement copié , ne veulent , pour le traitement des rétrécissements permanents, que des applications locales. Cependant des conditions individuelles différentes, des indications tirées de la force générale ou de la faiblesse des individus, des dispositions inflammatoires ou des états nerveux de différentes nuances, etc., peuvent exiger des moyens directs ou généraux autres que ceux indiqués pour la bimple destruction
COMME liN ËFFKT DK LA GONORBHfiE. 233
d'un obstacle dans le canal. Des complications» ou des maladies desoiganes dont les fonctions sont plus ou moins liées à Turëtre, réclament aussi des modifications importantes. Mais, par-dessus lont, l'espèce de rétrécissement qui constitue l'exception la plus absolue aux préceptes de Hunter est celle qui dépend de Tindmation spécifique du chancre, et qui, ordinairement réfractaire au traitement local, cède aux moyens généraux employés contre le chancre induré.
On doit donc diviser le traitement des rétrécissements en général et en local. Le premier peut être simple et dirigé contre l'inflammation, le spasme , les différentes complications , etc. ; ou spécial, et appelé à combattre la cause spécifique de la maladie, comme dans le cas de chancre induré. Le second comprend les résolutifs simples, la dilatation , les caustiques, et l'emploi des instruments propres à faire des mouchetures , des scarifications, des incisions, etc.
Hisoluitfs. La plupart des rétrécissements inflammatoires ou de la période aiguë des blennorrhagies, cèdent aux antiphlogistiques généraux ou locaux ; mais soit à cette époque , soit surtout quand ils sont passés à l'état chronique , sans qu'il y ait encore des altérations de tissu trop profondes, on les guérit souvent par le simple emploi des résolutifs. C'est ainsi que les pommades fondantes, et l'onguent mercuriel en particulier, réussissent si fréquemment, soit appliqués sur les parties extérieures à l'urètre , soit dans l'intérieur de ce canal , contre ces engorgements qu'on peut quelquefois même apprécier à l'extérieur et sans le besoin d'autre exploration.
Si, dans tous les cas d'écoulements morbides par l'urètre, on s'était assuré d'avance de l'état des tissus , comme je l'ai fait bien des fois à mon hôpital et dans ma pratique privée , on aurait pu se convaincre qu'un grand nombre de rétrécissements, dusà des hypertrophies molles, cèdent aux injections résolutives, qu'on accuse à tort de les produire , quand il leur arrive de rester sans efiet.
Dilatation. Cependant il est vrai de dire que le plus grand nombre des rétrécissements résistent à ces moyens et en réclament déplus puissants, parmi lesquels, comme le faitHunter, il faut d'abord placer la dilatation. La dilatation est la méthode
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1^ Elle peut être brusque^ comme dans la mMiOde attribuée ft l'ivigtinten chimrgien de Laqsantie, MayoT , quoique déjà nmiioiMéê 9 aana appn)battéii i paf Huntef , et qui n pôar^pfiiw oipt «Tcp/mef A fofcetoefetm mtrrument (fovtonljiteeoftimAMur, Qtt'îl e9f ]»(«# éiffitih àfmnthir.
2^ Slle peut être rapide , c*est-à-âire que , commençant par tel itistrument qui traverse le rétrécissement sans violence , on Té remplace par d'autres , de calibres croissants, à mesure que le premier instrument cesse d*être étreint par le point rétiéd. Câte méthode vantée surtout à Montpellier par MM . Lallemand, Chrestien, etc., a reçu à Paris quelques éloges de M. le professeur Velpeau, bien que la plupart des praticiens , etRunter en particulier, la blâment, et cela souvent avec raison, à cause de la fréquence des récidives.
3* Il vaut mieux quelle ao'ii graduel le ^ l'observation ayant prouvé , conformément à Topinion de Hunier, que les résultats étaient d'autant plus durables, qu'ils avaient été obtenus avec moins de violence et plus de lenteur. La méthode de Bénic^ué est certainement née des préceptes de Huiiter.
4* Enfin, elle est temparmire on permanente.
Ckrnime méthode curative, la dilatation ne réussit bien, et d*iine manière définitive , que dans les cas de rétrécissements dns à des hypertrophies simples et surtout avec ramollissement des tissus. Quand l'induration est prononcée et calleuse , lors<qa'ii existe du tissu inodulaire, fibreux, de véritables cicatrices ou des végétations , on a des suc-cos moins durables ; on ne fait alors que distendre avec peine des parties qui reviennent bientôt sur files*mêmes dès qu'on cesse de les écarter.
fin adoptant le procédé de la dilatation graduelle, dans les termes qu'indique si bien Hunter, il faut, pour se décider entre
COMB UN BFFRT DE LA G0IIOf»H^£. 2S6
ton application temporaire ou pennanente , tenir compte dea oonditicna suivantes.
On doit préférer la dilatation temporaire toutes les fois qÊt la réintroduction d'une bougie n'est ni trop difficile , ni trop douloureuse ; que cet instrument , après un temps limité , cesse d*rtre retenu dans le point rétréci ; que dans les séances successives n peut non seulement être replacé avec facilité , mais SAOOia dtre rem|riacé par un plus volumineux. Dans les eirconstances opposées » il faut employer la dilatation nMtt. Dans tous les cas , dès que les instruments laissés mentanément ou définitivement à demeure excitent trop « pio^ daisent du spasme, de la douleur , des réactions directes ou aympathiques un peu trop vives, il faut les enlever, éloigner leur application, en attendant que, parle repos ou un traitement adjuvant approprié, on ait fait disparaître les accidents qu ih avaient produits.
Dans tous les cas, la dilatation, agissant à la manière do la oomprossion , amène la résolution simple des ti^os , ou défor* mine une sorte de fonte purulente. Elle déchire quelquefois lot parties malades , comme cela arrive par la méthode da M. Mayor, ou bien enfin elle détermine l'ulcération, ce q«i n'est pas Urajours favorable, soit i cause des accidents immédiats signalés par Hunter, soit à cause des ctca^rtc^quidoivent •n être les conséquences nécessaires et quelquefois fâcheuses.
Pour pratiquer la dilatation , il faut de nécessité que l'îli* stroment dilatateur pénètre dans les points rétrécis. Cette oon* dition nécessaire n'est cependant pas toujours facile, ni mêcae possible. Sans insister ici sur les préceptes de cathétérismo qu'on doit suivre pour franchir les obstades , je rappotlsfmi lobservation judicieuse de Hunter sur les avantages inoon* testaUes de la compression de la partie antérieure des rétrécissements qu'on ne peut pas traverser ; précepte auquel Dêipuytren attachait tant d'importance, et qu'un écrivain moderae n'a pu blâmer que faute d'avoir su l'appliquer convenablement. En effet, quelle que soit la théorie qu'on adopte, du dégoiffemaat par la pression, de la fonte purulente, ou de la destruction pro* gresiivo par Tulcération des tissus du point rétréci, il est inoon« leslaUoque, sans avoir enooreiraiichi certains obstacles, on ^mi,
2^ HM^JWiri QUI mm amsaaéi
1008 l'influence de cette méthode, TëmiieioD de Variiiè',*4'ri»ord à peine posuble, se rétablir peu à pea, et fiûre eetier les aoci* dents d'une rétentkm plus on moins complète, bien «noit que les instmments soient arrivés à la vessie. CaïUèritatiUm. (Voyes page 244.)
liS traitement des rétrécissements de Fnrblre par nlcéiatîon s'effectoe également aa moyen des bougies. On peut avoir recours à cette méthode dans les cas où les bongies peovent être introduites et dans ceux où elles ne peuvent point pa«er.
Dont leêeoMde la pnmière etpèce , Tnloération n*est point anssi nécessaire que dans ceux de la seconde, car toutes les fins qu'une bougie peut passer il ne résulte aucun danger immédiat du rétrécissement , que Ion peut dilater» ainsi qu'on l'a vu précédemment. Mais si l'on préfère cette méthode A une dilatation laite qui donne aux tissus le temps de s'adapter A leur nouvelle condition , on peut détruire le rétrécissement en y faisant naître l'ulcération , surtout n les parties ne sont pas irritables et qu'elles puissent supporter une grande violence.
Quand on s'est décidé pour la méthode de rulcération, il faut introduire la bou^e aussi avant que possible dans le rétrécis* sèment, et en augmenter la grosseur aussi rapidement que le permettent les sensations du malade. Par ce moyen , on fait naître rulcération dans le point qui supporte la compression, ce qui produit une guérison plus durable que celle qu'on obtient au moyen de la méthode précédente , parce [qu'on détruit ainsi une plus grande partie du rétrécissement que par la simple dilatation. Cependant je crois qu'il est peu de malades qui veuillent se soumettre à cette pratique ou qui puissent la supporter ; en effet, je l'ai vue déterminer des spasmes violents qui cmt produit une rétention complète de l'urine , et qui sont devenus extrêmement pénibles. C'est pourquoi, comme il n'est point d'une absolue nécessité , dans les cas qui nous occupent, d'insister sur l'emploi de cette méthode , je ne la recommande point comme méthode générale , bien qu'il y ait des cas ou elle a réussi. Si l'on dcMt y avoir recours , on fera sans doute bien
COMMB VN EFFET DF LA (iONORRHtvR. 237
d'aceoutamer le canal aux bougies , quelque temps avant d'en Twir à une telle violence.
JDamUêcasde la seconde espèce ^ c'est-à-dire, dans ceux où la plus fine bougie qu'on puisse se procurer ne peut franchir l'obatacle, lors même qu'elle est poussée avec une certaine force, la méthode de la dilatation est impraticable, et il faut chercher q[nelqiie aatre moyen de soulager le malade, car il est indispen« sable de faire disparaître le rétrécissement. Dans plusieurs cas, il peut être convenable de chercher à atteindre ce but par la voie de l'ulcération ; l'expérience apprend , en effet, qu'un rétrécissement peut être détruit par la simple pression d'une bougie. Il est probable que cet effet dépend de ce que le stimulus de l'absorption est produit dans les parties malades ; or , le rétrécissement étant formé par un tissu accidentel qui n'a pas autant de résistance vitale que les tissus primitifs qui l'avoisineni, ce tissu est plus susceptible d'ulcération que ces derniers, et par conséquent il est absorbé. Les bougies qui ne sont destinées qu'à produire l'ulcération par suite de leur pression contre le rétrécissement, n'ont pas besoin d'être aussi minces que dans les méthodes précédentes , puisqu'on n'a pas l'intention de les faire passer au delà de l'obstacle , et leur volume même rend leur application contre le rétrécissement plus certaine. Dans cette opération , la bougie doit être maintenue avec une force modérée. En effet, le rétrécissement est la partie la plus dure de l'urètre ; quand la bougie est appliquée avec beaucoup de force et laissée en place pendant un certain temps, il arrive quelquefois que son extrémité glisse sur le rétrécissement avant que l'ulcération ait eu le temps de s'établir, et s'enfonce dans kl substance du corps spongieux de l'urètre^ à côté du rétrécissement ; et si la compression est continuée plus longtemps, la bougie fait une fausse route, au delà du rétrécissement , dans le corps spongieux. Cet accident arrive plus facilement quand le rétrécissement a son siège dans la portion recourbée du canal, car alors il est difficile d'appliquer exactement la bougie sur le rétrécissement , parce qu'elle n'a pas la même courbure que le canal. J'ai observé ce résultat fâcheux plus d'une fois. Quelquefbis même la bougie a pénétré assez avant pour perforer le rectum.
QUI SONT OWi
il tet MNifMt bMmegap é» tMip»^ pw» qm
rttFécissement soit ulcérée au point de IWror panif Mqai eiuMiie la naïade et le porte pfcaqua à MaatpéNr é^ sa gaéiimn Dana cette méthode, il f aui obaerrer avee d'atteatioD lea progrëa d'ane goémon qai poaraaîl m^êtm qtt païaato ; ai le chinirgieit parvient A fidrâ péaétiar k h^ amvt aaim qoe U moÎBdfe amâîoratM» aa fiuaa aoBÉir d«B»lii laaaîihrf dont l'nrinr eat évaeaée» on peatêlM aftr fpalaboimia •''aagaga dans une faaase route (1).
Qaûd le rétféciaaenient a été aoflbaaMMMt dUnnl paar «Imttfe une petite boupe , il IJMt opérer la dilatatÎM eaiBW èvM laa oaa où une bougie a pu être introduite imA d'abord. Dèa qu'une bougie d'une grosseur ordinaite paase avoo hÊSàÈà^ Aque lea partisa, ainai que le malade, a'j aont aeea«ÉMMaa« il m*eat plua néeaaaaûre qua le ebirurgie» Tintroduiae lui m>ma. B faut la iaiia plaeer par le malade, et quand eekd-eî aTa^ qmtte OBBvaaaUesMNit de eetto tflohe, fl faut lui en eaitfer y «eeoanpIiaaeaMBt. Il peut fiaifo usage daa bougies dmm Im mawmtT les plus couvenablea, d'où il réaulte qu*ellea pourteal Itte appliquéea plus souvent et pendant un tempe plus long, le chirurgien n* ayant besoin que d'examiner l'état des ehoeea de temps en temps. L'emploi des bougies introduites par le malade kd-Hiême sous les yeux du chirurgien, qui lui enseigne la manière de les faire pénétrer , est d'autent plus nécessaire, que les rétrécissements de l'urètre sont des maladies* qui ordinairement se reproduisent. Aussi , tout homme qui a été une Me atteint de rétrécissement, et qui en a été guéri, loin deeon* sidérer sa guérison comme durable , doit toujours être préparé aune récidive et avoir des bougies à sa disposition. Il ne doit laire aucun voyage , même d une semaine , sans en avoir avec hri , et le nombre doit en être proportionné à la durée de son aèeenee et varier suivant le pays ou il doit voyager, car, dans beaucoup de paya , il ne pourrait t'en procurer. Il faut que les bougies qui sont réunies dans ce but soient de différentes gros-
(4) Il résulte de là qu il est Décessaira, dans tous les cas oà les bougies ne passent point , de s^informer avec le plus grand soin si le UMlade a fait uuge des boogies antérieurement, et s'il n'y a pomt Reo de croire qu'une fausse route ait été pratiquée. J . Hmmn.
COMMB UN EFFrT DE LA GONORRIIBS. 2S9
ttor», cftr on ne mit point d'avance à que) degfré la maladie psiit récidiver.
Dans toualea oas, les bougies s'échappent faeilement, à cause de leur ibrme et de Faction des parties où elles sont placées, es qui retarde la guérison. Mais c'est une chose beaucoup plus grave quand elles passent dans la vessie, accident qui ne peut ftvoîr lieu que dans les cas où le rétrécissement est en partie éasipA. Les conséquences de la chute d'une bougie dans la vessie doivent se présenter à chacun dans toute leur force : dans la plupart des cas, elle soumet le malade à la nécessité de subir l'opération de la taille ; et, en effet, si la bougie n*est pas promptement rejetée au dehors, ou retirée au moyen d'uns spération, elle devient la base d'une concrétion calculeuse. Un JMae homme fut taillé pour une bougie qui était tombée dans la vessie quinze jours seulement auparavant , et cette bougie était déjà presque entièrement encroûtée de matière calculeuse. On a vu des bougies , même repliées plusieurs fois sur elles- Mêmes, être chassées avec l'urine hors de la vessie, par l'action de ee viscère. Il est probable que la vessie dans son état naturel n'a pas assez de force pour accomplir un tel acte; mais j'aurai occasion de faire voir que dans les cas de rétrécissement où la résistance au passage de l'urine devient considérable , la force de la vessie s'accroît en raison de Tobstacle. C'est ce qui arrive principalement dans les cas de rétrécissements très anciens.
Il arrive souvent qu'on est appelé auprès du malade avant que l'extrémité externe de la bougie se soit enfoncée au delà de la partie saillante de la verge ; mais même alors Textraetion de la bougie est difficile. Dans quelques uns de ces cas j*ai réussi à la retirer de la manière suivante : je fixais la bougie dans le canal de l'urètre à quelque distance au-dessous de son eartrémité externe, par exemple au niveau du périnée , en exerçant une pression sur elle avec une mnin, tandis qu'avec l'autre je retirais la verge en arrière sur elle; alors, saisissant fortement la verge sur la bougie , et cessant la pression inférieurement, j'attirais le tout en avant ; en accomplissant ces deux meuveflwnts alternativement, j'ai pu parvenir à saisir Textrémité extsfns de la bougie. Toutefois ce procédé ne réussit pas ton*