‹ Traité de la maladie vénérienneChapitre 32 sur 84 · CHAPITRE UL · texte numérisé non relu

CHAPITRE UL

DBS vàtaàcasBMEtm db L'inànB casz ia fbhiib.

Les obstacles à rémission de Turine chei les finnmeB dépen^ dent, en général, d'an rétrécissement, mais oeCte cause n'existe pas dans tons les cas; en e&bt, j'ai tu les obstmctions de cette espèce produites par la pression d'une tumeur située dans le voisinage de lurëtre , et elles ^ont Fréquentes pendant la gros* sesse et chez les femmes atteintes d'hydropisie ou desqurre de l'ovaire. Mais la présence de ces dernières causes est ordinairement reconnue longtemps avant qu'elles aient produit )-effiet en question , et il est facile alors de se rendre compte de la rétention de l'urine. Cet accident peut également êtrecmsé par une production morbide, comme chez les hommes.

Je ne saurais dire jusqu'à quel point les rétrécissements de l'urètre chez la femme peuvent être considérés comme une oon* séquence réelle de l'inflammation vénérienne. Mais je suis porté à croire qu'il n*en est rien , et cette opinion' s'appuie sur des raisons encore plus fortes que celles que j'ai présentées en discutant les causes des rétrécissements chez l'homme. Je puis affirmer, en effet, qu'aucun des rétrécissements que j'ai observés chez des femmes n'était une conséquence delà maladie vénérienne ; au moins n'ai-je eu aucune raison de croire qu'ils provinssent d'une telle source. D'ailleurs, j'ai déjà fait remarquer que chez les femmes qui sont atteintes de la maladie vénérienne sous forme de gonorrhi^e, cette maladie envahit rarement l'urètre. C'est pourquoi lorsqu'on observe un rétrécissement chez une femme qui a eu une gonorrhée, on ne doit point attribuer le rétrécissement à cette maladie, au moins avant de s'être assuré si l'urètre y a participé, et même dans ce dernier cas doit-on rester dans le doute.

Les rétrécissements de l'urètre ne sont pas à beaucoup près aussi coii.muns chez la femme que chez l'homme. Cela peut dépendre de la grande différence de longueur des deux canaux, mais plutôt de ce que le canal de l'urètre chez la femme est plus simple dans sa structure, et n'est destiné qu*à une seule fonction.

COaUlB UN EFFET DE LA GONORBUis. 261

Les rëtréciseroents de l'urètre ne produisent point des symptômes aussi nombreux et des désordres aussi graves chez la femme que chez l'homme, parce que le nombre des pûilies affectées est moins considérable.

AoDmoN DE P. RicoRD. Les rétrécissements de l'urètre sont peut-être moins rares chez la femme qu'on ne le pense. Ce qui a fait croire à leur moindre fréquence , c'est qu'ils ne déterminent pas aussitôt que chez l'homme et aussi souvent des phénomènes appréciables, et que ce n'est guère qu'à un terme de dysurie très considérable ou de rétention complète qu'on s'en aperçoit.

Quant à la blennorrhagie qui , chez la femme comme chez l'homme, est la cause la plus commune des rétrécissements, on sait qu'elle affecte bien plus souvent l'urètre de la femme que ne semblait le croire Hunter.

$ I. TrmUmmnï des réIréeifMmaiilf de Purèlre efaes !•• fenunet.

Le traitement des rétrécissements de l'urètre chez la femme, est semblable à celui qui a été conseillé pour la même maladie chez l'homme. Mais il est un peu plus simple , parce que les parties malades elles-mêmes sont moins compliquées. Cepefidant, l'introduction des bougieschezlafemmeprésenteun inconvénient qui n'existe point chez l'homme, c'est que dans la plupart des cas il faut qu'elles soient placées par une main étrangère, parce qu'il est très difficile pour une femme de s'introduire elle-même une bougie. Il est également plus difficile chez les femmes de maintenir la bougie en place; en effet, s'il est aisé d'empêcher que la bougie ne tombe dans la vessie , en recourbant son extrémité extérieure au-devant de la vulve, il est beaucoup moins facile de l'empêcher de s'échapper du canal; de sorte qu'il est nécessaire de placer un bandage en T, dont un des chefs, passant entre les grandes lèvres, s'applique sur l'extrémité recourbée de la bougie.

Je pense que la cautérisation réussirait très bien ici ; aussi la préférerais-je à l'emploi des bougies , tant à cause de son efficacité que pour la commodité des malades.

Addition peP. Rkj^bd. Les mouchetures, les scarifications

et )éë ftcfitMl ileb Iriihii MitMcts sdht âiéi Id refHhié dVÀë to* pBeâibfi &enè et & Tabri de là ptiipart diâ dàngefs qtt'ôh âôH Tedotitét ches Thonittie.

J*ai déjà dit que lee létréeiseemaite de l'urètre e'aoodmpâ* gnent généraieikient, einoD ioajmito» iwa iaintenieiit hebitiMd. Je euppeee qae oe suintement a pour cÉoee une irritation qm a •on siège dans rorètie aa delà da rétnécisseilient ^ et qui est produite par la distension anormale que l'urine fait ^plrouver à cette partie avec d'autant plus de violence que la forûe muaeulaire de la vessie est accrue davantage. Dans beaMonp de cas , c'est ce symptfime qui fiût reconnaUre la présence d'un rétrécissement, on an moins qui en fidt soupçonner resdstenœ. Quand il a été reconnu que le suintement haUtuel est eansé par un rétrécissement , il ne faut faire aucune tentative pour le guérir, car il se dissipe généralement quand le rétrécissonent est détruit. Si le suintement habituel persiste après la gtiétison du rétrécissement, il faut le traiter ainsi qu'il a été recommandé pour les cas ordinaires , et en chercher la cause ailleurs que dans le rétrécissement du canal.

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