CHAPITRE YII
DE QUELQUES AUTRES AFFECTIONS DU CANAL DE l'ubÈTRE.
Le tissu de Turëtre est musculaire , et par conséquent ce ca« nal peut se contracter , de même que le tube intestinal , de manière à s oblitérer complètement. L'urètre est donc sujet aux maladies qui sont propres aux muscles en général» et c'est même la seule preuve que nous ayons de sa muscularité (!]•
S Z**. INi rétrémfsemeBt ipasmodiqae de l'uiètf «
Dans l'état sain , le tissu musculaire de Turètre n'est jamais excité à agir avec violence ; son action est simplement ceUe des muscles sphincters. Mais sous l'influence d'une irritation» il peut agir avec énergie , ainsi qu'on le voit dans quelques cas où l'on fait des injections pour la première fois ; souvent alors l'urètre repousse entièrement le liquide qu'on veut y injecter. Ce phénomène paraît être Teffet d'un mouvement salutaire qui a pour but d'empêcher les corps étrangers de pénétrer dans la vessie. Mais il arrive fréquemment que ce tissu musculaire se contracte dans différents points du canal, au point d'en amener l'oblitération et de faire obst»icle à l'écoulement de l'urine, dont souvent il ne peut passer une seule goutte. Ce (^ui démontre que cette coarctation dépend d'un spasme des fibres musculaires de l'urètre, c'est que dans quelques cas on peut faire passer une bougie d'un
(<) La conséquence de structure que Hunier tire ici de robservation pathologique est loin d'ôlre ricourcuse. Pour que des affections spasmodiques s'observent dans l'urètre , il n'est pas besoin de tissas musculaires; la tonicité du tissu s[)ongieux suffit [)our cola, (^pendant les prévisions de Hunier ont clé réalisées en purtie; car l'analoaùe a prouvé que la région dite membraneuse du canal est formée do libres musculaires, et que c'est dans celte région, en effet, et au col de la vessie, qu'on rencontre plus parliculièrenjent cette espèce de rétrécissement dont on croit que J.-J. Rout»e«au était affetHé. P. Hicoa».
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gros ealibre, lora même que la contraction est aa plus haut degré. Quand la contraction a son siège auprès de la vessie, on la désigne sous le nom de sirangurie. Dans Tétat sain des parties, cette affection peut être produite par l'usage de certains médicaments irritants , tels que les cantharides , dont l'action s'exerce sur les organes génito-urinaires ; mais quand l'urëtre est dans un état d'irritabilité , les causes qui peuvent donner naissance à ce spasme sont très nombreuses : tels sont l'usags des diverses espèces de poivre , celui des liqueurs fermentées, un exercice violent , etc.
Dana les cas de rétrécisseinent spasmodique, l'urètre est plus irritable que dans ceux où il y a un rétrécissement véritable, et c'est même cette irritabilité qui est en partie la cause du spasme. Les rétrécissements spasmodiques présentent souvent une si grande analogie avec les crampes , qu'on est porté à les attribuer à la même cause qui produit cette dernière affection. E!n effet, .ce spasme se dissipe en produisant un picotement dans la partie qui en est le siège, ainsi que cela a lieu quand une crampe disparaît.
Toutes les fois que l'urètre est très irritable et que des spasmes s'y produisent très facilement , le malade ne doit jamais retenir son urine, quand il éprouve le besoin de la rendre ; j'ai vu des cas où cela a suffi pour faire naître le spasme. On voit même qoedans l'état de santé parfaite, si l'urine est retenue trop longtemps dans la vessie , les organes urinaires deviennent le siège d'rnie affection spasmodique ; d'un autre côté , une certaine plénitude de la vessie, c'est-à-dire, une légère rétention de Turine, provoque une contraction plus énergique de la vessie,' et consécutivement l'urètre se dilate plus largement ; de sorte que dans les cas où il y a une tendance à la strangurie, il est rare qu'on éprouve quelque inconvénient à attendre un peu après que le besoin d'uriner se fait sentir.
Qu'il me soit permis ici de donner un conseil aux chirurgiens qui n'ont pas eu roccasion de voir un grand nombre de ces cas : lorsqu'ils sont appelés à soigner des malades atteints de rétrécissements permanents très pénibles , qui s'accompagnent de besoins fréquenta d'uriner, et d'une difficulté dans l'émission de rurins qui va jusqu'à faire craindre une strangurie , ils ne
vent jamais leur conseiller, ni même leur permettre de faire de longs voyages à cheval ou en voiture, surtout en hiver. J'ai connu plusieurs malades qui élaient dans ce cas, et qui, ayant été pris de symptômes graves au milieu d'un voyage, ont été obligés de s'arrêter en route plusieurs jours , et ont achevé leur voyage d'une manière douloureuse ; arrivés au heu de leur destination, ils ont gardé le lit pendant des mois, et ont éprouvé la plupart des accidents qui ont été décrits plus haut.
Addition de P. Ricord. — Les rétrécissements spasmodiques , qu'il faut de nécessité admettre , offrent ceci de parlicU' lier, et qui les distingue des autres rétrécissements : qu'ils ne restent pas définitivement limités à un même point du canal; que chez un même sujet, et souvent à de courts intervalles, on les trouve à des profondeurs variables ; qu'ils ne donnent pas d'empreintes répétées, régulières et identiques ; qu'ils disparaissent pour se reproduire à des époques variables ; que leur dorée aussi ne saurait être précisée, et qu'en général , on les franchit mieux avec un instrument un peu volum
f n. TraitoiBeat dn rittinMamaat ipBiBMAqna de raiAtre.
Dans les maladies qui portent seulement sur les actions de l'nrMre et de la vessie , qu'elles soient de nature spasmodique et qu'elles dépendent d'une trop grande irritabilité , ou qu'elles soient de nature paralytique, bien que ces deux ordres d'affections soient opposés l'un à l'autre, une irritati(H) produite bon du siège de la maladie a des effets extraordinaires , aussi bien peur diminuer l'action dans un cas que pour l'augmenter dans l'antre. On en verra lapreuve quand je traiterai de rirritobilité et de la paralysie de l'urètre et de la vessie : dans ces deux affections de ces organes , les vésicatoires placés sur la partie iniiineaie de la région lombaire ou sur le périnée, et plusieurs sabres topiques appliqués sur cette dernière région, produisent Boorent des effets très marqués (1).
(I) On admet géDénhownt que les organes qui concoareat k l'azpglÉiii deiroiine, comme ta vestie et l'orètre, sympalhisrat éDsrgiqin*