‹ Traité de la maladie vénérienneChapitre 40 sur 84 · COMME UN EFFET DE LA GONORBHEE · texte numérisé non relu

COMME UN EFFET DE LA GONORBHEE

oottp de facilité , et lurine fat éTacuée. Le doctenr Tomkyns, qai feTUt une bougie de Daran, fut appelé. Ayant échoué dam tes tentatives, il fut obligé comme moi de présenter une ftlgàïié ; mais il mit une telle violence dans l'opération, qu* il s'écoula de Turëtre une grande quantité de sang , et après tout il ne réussit point. Je fus appelé de nouveau, et j'introduisis une algàlie, mais avec beaucoup plus de dif&culté que la première fois, ce qui me fit penser que le canal avait été asse2 gravement déchiré. Après avoir retiré l'algalie, je fis pénétrer une grosse bougie dans la vessie avec beaucoup de facilité ; je la laissai en place pendant trois jours , et le malade urina assez abondamment le long des côtés de cet instrument. Dès que j'eus retiré la bougie^ j'essayai d'en passer une autre, mais je ne pus y parvenir, bien que je donnasse à la seconde bougie la courbure naturelle du canal. En retirant les bougies qui ne pouvaient pénétrer, je remarquai qu'elles avaient toutes , à leur extrémité interne, une courbure contraire à la direction du canal. Je conclus de cette circonstance que Tobstacle qui arrêtait la bougie était situé à la face postérieure de Turètre, et qu'au moment où la pointe delà bougie venait heurter contre lui, la bougie s'arquait en avantdans le canal, de manière que cette pointe se retournait naturellement en arrière. En conséquence, je pris une bougie épaisse, et avant de l'introduire je lui donnai une courbure extrêmement forte, afin que son extrémité interne ne pût atteindre la face postérieure de l'urètre, sur laquelle je supposais que siégeait l'obstacle. La pointe de cette bougie frotta tout le long de la face antérieure et supérieure de l'urètre ; par ce moyen , elle ne vint point au contact de la face postérieure du canal , et elle pénétra avec beaucoup de facilité dans la vessie. Le malade urina le long des côtés de la bougie, comme auparavant. Depuis quelque temps, il était tourmenté par des accès de fièvre intermittente, qui d abord avaient été t^^8 irréguliers, mais qui ensuite s'étaient montrés plus régulièrement. Dans le frisson d'un de ces accès, la bougie qui était placée dans Turètre lui causa une douleur si vive , qu*il ne put résister au besoin de la retirer, ce qui lui procura un soulagement immédiat. D'après la sensation qu'il éprouvait, il lui semblait que la bougie mettait le canal dans un état de distensi(Hi trop forte, et il ne la retira qu'avec difficulté. Ce fait tend

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à prouver que le frisson s'accompagne de la contraction de l'urètre aussi bien que de celle des vaisseaux de la peau; cettedispo* sition morbide existe donc profondément. En donnant aux boa-* gies la courbure considérable que j'ai indiquée plus haut, le malade les introduisit ensuite facilement lui-même. Je dois ajouter qu'en portant le doigt dans l'anus, je trouvai la prostate très tuméfiée.

Plusieurs malades éprouvent une vive douleur, une sensation brûlante, dansl'éjaculation de lasemence, quand ils sont atteints de l'une des affections de l'urètre qui viennent d'être décrites, quelle qu'elle soit , et quelquefois même après qu'ils en sont guéris. Ce symptôme est l'effet de l'irritabilité des muscles de la partie , dont l'action propre est alors extrêmement don* loureuse.

Addition de P. Ricord. — Depuis E. Home, aux travaux duquel M. Babington renvoie avec raison pour ce qui a trait aux maladies de la prostate, les anatomistes ne sont pas restés d'accord sur la conformation de ce corps glandulaire, et particulièrement sur la région inférieure que Home a considérée comme formant un lobe moyen. Mais , quoi qu'il en soit de cette partie, que sa séparation apparente ne soit due qu'au sillon creusé par les vaisseaux éjaculateurs , ou qu'elle soit vraiment distincte , comme quelques faits d'anatomie comparée ou des arrêts de déveloiipement sembleraient le faire croire, il est important, comme le fait observer Hunter, dï»tre prévenu des états pathologiques dont elle peut être le siège isolé. D'un autre côté, je rappellerai une remarque faite par sir Everard Home, que j'ai eu occasion de vérifier, et qui constate que le côté gauche de la prostate, ou, bi l'on veut, le lobe gauche, est plus souvent alIVcté d'hypertrophie ou d'altcrations morbides , que le droit ; coîidition in»portante à connaître , pour donner des courbures convenables aux instruments, en casdecathélérisine.

J'ajouterai quu lorsqu'il s'agit de maladies de cet organe, ou d'opérations à iiraticjucr sur les parties (|u'il avoisine ou entoure, on ne saurait avoir trop prcsinti;s à l'esprit, non seulement ses conditions patlioh»giques, mais encore (juelques variétés anatomiqufcs uiivux ^igiialcca dant m-t dernicib tenq-s.

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