‹ Traité de la maladie vénérienneChapitre 41 sur 84 · COMME CM EFFET DE LA GONOBBHKE · texte numérisé non relu

COMME CM EFFET DE LA GONOBBHKE

La prostate peat manquer, ou bien être d*un très-petit volume, tandis qu'on la voit quelquefois acquérir un grand développement, sans altération morbide. Chez quelques sujets, elle n'en* velojqpe pas complètement Turëtre et le col de la vessie, et alors lapartiequi manque en dessus est remplacée, selonM. Amussat, par des fibres de nature musculaire. M. Senn a signalé une autre anomalie dans laquelle la région supérieure de la prostate est plus épaisse que l'inférieure , de telle façon que l'urètre et le col de la vessie se trouvent beaucoup plus près du rectum que dans l'état normal. Lisfranc possédait et a souvent montré dans ses cours d'opérations deux belles pièces d'anatomie qui se rapportent à cette variété. Du reste , pour l'anatomie et la pathologie de la prostate , je ne crois pas pouvoir mieux faire que de renvoyer à l'ouvrage publié par M. Mercier sur ce sujet.

Traitement de la tuméfaction de la prostate.

Les moyens thérapeutiques employés dans les cas qui viennent d'être décrits ne procurent qu'un soulagement temporaire; cependant il faut y avoir recours afin de prévenir les conséquences fâcheuses d'une rétention trop prolongée de l'urine. On doit prescrire les lavements opiacés une ou deux fois par jour, comme propres à dissiper momentanément la douleur et à faire cesser le spasme. Je ne pense pas qu'on ait encore découvert une méthode certaine de guérison.

J'ai vu la ciguë produire de bons effets dans plusieurs cas; elle était administrée dans la supposition d'un état scrofuleux de la constitution. D'après la même idée, j*ai conseillé les bains de mer, et j'en ai retiré de grands avantages. J'ai même obtenu par ce moyen deux guérisons de quelque durée.

Dans un cas pour lequel je fus consulté, le chirurgien avait remarqué que l'emploi de l'éponge brûlée avait amené une di« roinution considérable de la glande tuméfiée.

La tuméfaction de la prostate, de même que les rétrécissements de l'urètre , est une cause de maladies pour la vessie. Mais ici la vessie est, en général, plus irritable, peut-être parce que la cause est plus rapprochée de ce viscère.

On parle beaucoup des maladies des vésicules séminales, mais je n'en ai jamais vu d'exemples. Dans des cas d'induration

Page 1