‹ Traité de la maladie vénérienneChapitre 42 sur 84 · MALADIES QUI SONT CONSIDKBÉES · texte numérisé non relu

MALADIES QUI SONT CONSIDKBÉES

considérable de la prostate et de la vessie, où les parties environnantes étaient très gravement compromises, j'ai va cea poches enveloppées aussi dans la maladie générale ; mais je n'ai jamais vu un cas ou elles parussent avoir été primitivement aftectees*

Dans un cas de tuméfaction de la prostate, avec symptômes d'irritabilité de la vessie, chez un jeune homme d'environ vingt ans, M. Earle tenta l'application d'un vësicatoire au périnée; mais n'obtenant pas de ce moyen l 'effet qu'il désirait, et jugeant qu'une irritation et un écoulement considérables étaient nécessaires, il plaça un séton dans la direction de la région périnéale. Les detix ouvertures de ce séton étaient éloignées l'une de l'autre d'environ deux pouces. Les symptômes d'irritabilité de la vessie commencèrent à diminuer, et au bout d'un certain temps, ils disparurent entièrement. En examinant la prostate de temps en temps, on observa qu'elle décroissait graduellement jusqu'à ce qu'enfin elle iïït revenue, à peu de chose près, à son volume naturel. Le malade conserva le séton pendant quelques mois, et lorsqu'on l'eut retiré les symptômes se reproduisirent. On jugea à propos de le replacer ; mais cttte nouvelle application ne fut pas suivie des mêmes effets qiip la première.

AnniTioN DE G.-O. Babinoton. — J.a tuméfaction de la prostate qui a liru clnz les vieillards ne cède que rarement, ou même jamais, au traitement chirurpiral. "Cependant on peut taire beaucoup pour prévenir ou pour climiîiuer les effets funestes qu'elle produit dans les organes voisins. Ce sont, en réalité, ces effets seulement qui donnent de riinportaiice à la maladie. Le dr^veloppement morbide de la prostate ne donne naissance dans la plupart des cas à aucun synq^^tôme que l'oîi pnisse rapporter à la srlande elle-même ; mais il pput nu*ltro obstacle à 1 tVtmlement do l'urino. pn^lnire iinr iiillaînrnation chronique de la vessie, et cons«'c'iitivemfnt uno ninlad*»* (lo< reins, on déterminer une irritahilitt» douionreusr du p rtum. Lp mode suivant lequel sont produit-^ cps e-lVets roîiNiVntiS. nt le traitement qu'on doit leur opposer, sont fxpn<,'s duno ma nif're remarquable dans l'ouvraire de sir IC. l Inme. Syr h s mn/nfh'rs fielaprosfafr, auquel je renvoii'li» lert'Mir.

COMME UN EFFET i>E LA QONORRHKR. 881

Addition db P. Rioord. — Les lésions des vésicules séminales

\t peut-être beaucoup plus fréquentes qu'on ne le pense. Ces vésicules sont toujours plus ou moins affectées dans ce que j'âflpelle les épididymites de succession» c'est-à-dire celles dans lesquelles les voies spermatiques sont prises depuis Turètre jusqu'aux épididymes. Entre autres faits d'anatomie pathologique, je rappellerai ceux présentés par M. Gaussail , et ceux qoe moi-même j'ai montrés à l'Académie de médecine. Il résulte demw (4)6ervations, que les vésicules séroinalessontsuseeptibles des états morbides les plus variés, depuis Tinflammation nmple et la suppuration jusqu'aux diverses dégénérescences, dont une des plus communes est la dégénérescence tuberculeuse, soit que les tubercules se soient isolément développés dans ces po« ches , ou qu'ils s'y soient formés en même temps que dans d'autres régions, et plus particulièrement dans les cas de sarcocèle scrofuleux. Un bel exemple emprunté au service de mon savant collègue, M. Cullerier, a été publié dans les BvHh" tins de la Société anatomiqiiej et moi-même j'en ai montré plusieurs à ma clinique.

Je crois devoir rapporter ici le résumé que notre savant collègue, M. Gosselin, chef des travaux anatomiques de la faculté de médecine de Paris, a donné d'un intéressant travail sur les oblitérations des voies spermatiques, qu'il a lu à l'Académie de médecine, le 29 juin 1847.

!• Le canal déférent peut s'oblitérer et cesser de porter le sperme à la vésicule séminale.

2^ Le canal de l'épididyme peut s'oblitérer au niveau de la queue de cet organe ; l'arrivée du sperme dans la vésicule est encore empêché par cette altération.

â* Dans ces deux circonstances, le canal qui forme l'épididyme peut se dilater, devenir variqueux ou bien conserver son aspect normal.

4* Le testicule, dans ce cas, ne s'atrophie pas habituellement; il continue de sécréter, et l'absorption débarrasse les voies engorgées.

5* Il y a des oblitérations incomplètes ou temporaires au niveau de la queue de l'épididynie.

• fr II se fait des oblitérations dans la tête des épididymes ;

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mais celles-là n*opposent pas uoe barrière au cours da qptnne

7* U y a des oblitérations totales ou partielles dans l«i v seaux sëmiDifères du testicule.

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