‹ Traité de la maladie vénérienneChapitre 43 sur 84 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

DBS MALADIES DE LA VESSIE, ET PRINCIPALBBIBNT DE CELLES QUI BECONNAISSENT POUR CAUSE LES OBSTACLES AU COUBS DB L*U- BINE PBiciDEMBiENT DÉCRITS.

Après avoir décrit les maladies de Turètre et de la prostate, je vais faire conndtre maintenant les effets de ces maladies sur la vessie, de même que les maladies de ce viscère qui sont in* dépendantes des affections de Turètre.

Les effets de la simple obstruction au cours de Turine sur la vessie sont l'accroissement de l'irritabilité de ce viscère et les conséquences de cet accroissement : la vessie devient peu extensible et prompte à entrer en action ; ses parois acquièrent une grande épaisseur et une grande force.

Mais avant de donner la description des effets des maladies de Turètre sur la vessie, je crois devoir, pour faciliter l'intelligence de ce sujet, me livrer à quelques considérations sur les maladies dans lesquelles ces deux organes s'affectent l'un l'autre ; ces considérations seront déduites au point de vue, non des causes, mais seulement des effets morbides généraux.

Il est à remarquer que dans le corps des animaux chaque organe se compose de différentes parties dont les fonctions ou actions différent totalement les unes des autres , bien qu'elles tendent toutes à produire un seul et même effet définitif. Dans la plupart des organes , sinon dans tous , quand ils sont parfaits, il existe une succession de mouvements dont l'un naît naturellement de l'autre, et qui, en dernière analyse , aboutissent au résultat final ; une seule irrégularité dans ces actions peut constituer une maladie , ou au moins produire des effets très pénibles, et souvent empêcher complétemont l'organe d'accomplir la fonction à laquelle il a été destiné.

Remarquons aus&i que l'urètre; avec son ampleur Daturdle«

COMME UN RFFET DE Ij\ GONORRH1£e. 333

glEre à la force ou à la puissance de la vessie, dans l'expulsion de l'urine, une résistance qui est facilement surmontée par TactioB propre de cette poche contractile. Mais lorsque le canal est diminué par Teffet d'un rétrécissement , d'un spasme, de la tu« méfiustion de la prostate ou par toute autre cause, le rapport naturel étant perdu, la vessie éprouve une difficulté anormale ; elle est par conséquent stimulée à une action exagérée pour surmonter cette résistance : telle est la cause de son irritabilité et de l'accroissement de force de ses parois dans les maladies en question .

II est bien entendu que dans Tétat sain de la vessie et de Turètre, la contraction de Tune produit le relâchement de Tautre, et vice ver$â; de sorte que leurs actions naturelles sont alternatives, et qu'on peut considérer ces deux parties, lune à Té* gard del'autre, comme deux muscles antagonistes. Ainsi, quand le stimulas de l'expulsion de Turine est produit dans la vessie, ce qui détermine immédiatement la contraction de cet organe , Turëtre se relâche, et, par ce moyen, l'urine trouve un passage à travers l'urëtre en même temps qu'elle est chassée hors de la vessie. Lorsque l'action de la vessie vient à cesser, l'urètre se contracte de nouveau comme un muscle sphincter (1), afin de retenir l'urine qui s'écoule des reins dans la vessie, jusqu'à ce qu'elle fiasse ndtre de nouveau le stimulus de son expulsion.

Mais dans plusieurs maladies de ces deux organes, cette action alternative nécessaire ne s'accomplit pas régulièrement, Tun deux n'obéissant pas aux injonctions de l'autre. Cette irrégularité provient plus souvent, je crois, d'une maladie de Ta* rètre que d'une maladie de la vessie, car l'action de l'urètre est subordonnée à celle de la vessie, et si l'urètre n'est pas disposé k céder à l'impulsion qui émane de la vessie, il doit en résulter

(4) Piosiaurs muscles sphincters oot deux causes d*action: l'une, que 1*00 peulappeler involontaire, dépend des usages et des actions nalnreUes des parties; l'autre est volontaire : elle existe là où un plus haut degré d'actkm peut être produit par l'influence de la volonté. Quand il se manifésis une aotion morbide de ces muscles, elle est probablement de la nalors de l'action voloutaire ; car l'aaion morbide est une action portés sa delà de TactioD naturelle : or telle est précisément ractkm voiMmirt. J. Huana.

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^>^|lgfier par suite d'un rétrécissement ou d*une tuné*

^^j^ prostate ou par une tout autre cause d'obstrocCiai,

^1^ disparaître la cause, ainsi qu'il a été dit à l'oecaMi

^^f^noA de ces maladies.

^ |g psMiyne de la TCftie par obtiaole an passage de reriei.

r^ ressie est un organe qui perd facilement sa contractilîté;

eftt , dans un grand nombre d'affections débilitantes , de jggjgdies de longue durée, quelle qu'en soit la cause, comme la lièvres , la goutte et les maladies locales graves qui détroisedl |tf forces , on voit souvent la vessie se paralyser , et il fut évacuer l'urine. Il est à remarquer aussi que lorsque la vessie t été fortement distendue par une cause quelconque, de roaniin que sa faculté contractile ait été détruite , il se fait une extnvasation sanguine considérable à sa surface interne, etrorine qui est évacuée est souvent très sanguinolente. Dans des cas M le malade était mort avec une obstruction au passage de l'urioe, j'ai vu la membrane interne de la vessie presque noire , coloration qui provenait de ce quelle était chargée de sang extravasé. Mais l'état sanguinolent de l'urine disparait à mesure que li vessie recouvre sa puissance de contraction.

Dans les maladies de l'urètre qui ont été décrites précédem* ment , lorsqu'elles ne sont pas traitées convenablement ou en temps opportun, et dans les cas de rétrécissement oiilanatnre n'a pas été capable de se délivrer elle-même, l'urine est retenue dans la vessie , et cette rétention produit presque toujours une autre maladie, savoir, la perte de la contractilité de ce viscère. Bien que la rétention de l'urine puisse dépendre de causes très difffVentPs, ainsi qu'il a été dit précédemment, cependant il faut

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