COMME VN EFFET DE LA GONORRHÉE
pncorer dans tous les cas un soulagement immédiat , qui ne pcat être obtenu que par révacuation de l'urine. Le mode d'évaeoatioii diff^ suivant la nature de l'obstacle. Les méthodes opiratoiTes se réduisent à deux ; elles consistent à faire sortir rwîiie , l'une par son conduit naturel , au moyen d'un tube deux , et Tautre par une ouverture artificielle pratiquée dans la vessie.
Si les causes de la rétention d'urine sont une affection spasiBodique de l'urètre , une tuméfaction de la prostate , l'inflammation des parties voisines de l'urètre, ou des tumeurs qui compriment ce canal , comme cela arrive chez les femmes enceintes , on peut procurer un soulagement immédiat au moyen d'une sonde ; dans ces cas, en effet, une sonde doit passer très probablement , parce que les parois du canal sont seulement rapprochées violemment l'une contre l'autre par un spasmS ou par une pression extérieure.
Les bougies , bien qu'elles puissent pénétrer également dans les cas de cette espèce, ne réussissent pas aussi bien. En effet, pour que l'urine puisse s'écouler , il faut retirer la bougie , et aussitôt la cause de l'obstruction agit de nouveau dans toute sa force ; et en admettant même que le spasme n'existe plus , la bougie ne réussit pas davantage si la puissance d'action de la vessie n*est pas conservée, car ce n'est pas sans difficulté qu'on parvient à iaite sortir l'urine par l'urètre au moyen de la seule compression de l'abdomen.
Lorsque la sonde est introduite , il faut prescrire au malade de faire des efforts avec les muscles abdominaux et avec les muscles de la respiration , afin d'expulser l'urine , attendu que la vessie n'a plus de force contractile ; ces efforts ne suffisent même point , car il est nécessaire de comprimer Thypogastre avec la main pour faire couler l'urine.
Lorsque la vessie est profondément débilitée, et dans les cas de strangurie intense et de longue durée, où il suffit d'une petite quantité d'urine pour communiquer à la vessie le stimulus de plénitude toujours accompagné d'un besoin extrêmement pressant d'uriner, où , la vessie ne se vidant pas chaque fois , il ne s'écoule au dehors qu'une faible quantité de liquide , où enfin une tonde flexible ou inflexible peut être introduite avec facilité,
\<% qwetiDli ost d<! envoir quoi est en définitive Je meilleur moyen pour évacuer l'urine. Il se présente Iroi» maniferea d'accomplir oeUe ôvacnatioii. La première consiste k Intsser les parties acnimplir Isnr propre fonction autant qu'elles le peuvent , et au premier abord c'est cette m^bode qui paraît laireilleure; mais dans quelques caa elle est In plus defcctui-nse de beaucoup, ctr la fréquence du besoin d'uriner provenant de ce que l'urine w'eatpasiJvacuéeein totalité àchaqueémiâSion, cette évacuation incomplète et difficile provoque dea efforts plus considérables et produit pendant quelques minutes une doulewr atroce que pra de malade» peuvent Bupporter. Une autre mi^thode consiste à évacuer l'urine , chaque fois que le besoin s'en fait sentir , au iiwjen d'une «onde ; mais dans beaucoup de cas cela est preiiqi3« impralJcable , car en supposant mfme que l'opération ne (Îàt4trt faite que deux ou trois fois par jour, ce serait déjà trop -ouvent pour l'élat des parties, La troiaièine mftbode est de laisser la sonde presque constamment dans la vessie.
Quelle est, en somme, celle de ces trois méthodes qui doit, selon toute probabilité, causer le moins d'irritation '. Cela dépend des circonstances piirtjculii'res que peuvent présenter les différents cas. Lorsque le besoin d'uriner se renouvelle fréquemment at d'une manière pressante , et que l'écoulement de l'urine est difficile, il faut avoir recours à la seconde ou à la troisième méthode ; lorsque, en raison des symptômes, il est nécessaire de passer une sonde très souvent , il est préférable de laisser l'instrument en place , et de ne le retirer que de loin en loin. Cette pratique me paraît fondée sur l'observation et sur l'expérience.
Il arrive quelquefois, dans les cas de tuméfaction de la prostate , que la sonde ne peut passer qu'avec la plus grande difficulté. Quand il en est ainsi, je ne retire pas la sonde de la vessie, dans la crainte de ne pouvoir plus l'introduire, et je la laifse en place jusqu'à ce que la vessie ait suffisamment recoavré sa tonicité, c'est-à-dire, jusqu'à ce que ce viscère puisse expulser l'orinë à travers la sonde ; alors on peut retirer l'initrnment.
Si le spume, dans les cas oii la molmJie di'pend de cette •MM, pl^viste après que la vessie n recouvré SB toflfcitë, il faut
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ritie a été produite par un spasme, et que ce spasme persiste, cé qui doit être bon pour la paralysie peut être mauvais pour le spasme. Comme on peut, dans ces cas, évacuer l'urine, il faut d'abord diriger son attention vers la vessie. Le3 stimulants et les toniques sont utiles ; les vésicatoires appliqués sur la région lombaire pour stimuler la vessie à agfir , et sur le périnée pour faire cesser le spasme de l'urètre, sont souvent suivis de succès. L'électricité, dirigée vers le périnée, est quelquefoîi extrêmement utile. La sensation qui est causée par la distension de la vessie étant très fatigante pour le malade, il faut, pendant le traitement, évacuer souvent l'urine, afin d'éviter que la vessie ne se distende, ce qui arriverait certainement sans celte précaution .
Un homme éprouvait de temps en temps une difficulté d'uriner à laquelle i) ne faisait aucune attention parce qu'elle s'était toujours dissipée d'elle-niême. Mais, à la lin, il fut obligé d'avoir recours à l'emploi de la sonde, qui ne produisit qu'un soulagement temporaire . Le spasme persista , et je fus appelé auprès du malade. Quand j'eus introduit la sonde, je fiis obligé de comprimer la partie inférieure de l'abdomen pour faire sortir l'uritie, car la vessie ne paraissait concourir que faiblement à l'expulsionde ce liquide. Je prescriviB l'application d'an vésicatoire sur la région lombaire ; ce moyen rendit à la vessie nn peu de contractilité et diminua le spasme de l'urètre, mais l'amélioration fut peu considérable. Je fis alors appliquer uh vésicatoire sur te périnée, ce qui amena la guérison immédiatement.
AoDrnoN de P. Ricobd. — Dans les cas d'inertie de la vessie, j'ai souvent réussi à l'aide d'injections d'eau froide (Mi d'infusions aromatiques; j'ai quelquefois obtenu de bons résultats de la cautérisation du col . Mais dans quelques circonstances je ne suis parvenu à rendre de la contractilité à l'organe qu'en tenant pendant quelque temps une sonde ouverte dans sa cavité. Ce dernier procédé est souvent avantageux lorsque la vessie a perdu son ressort à la suite d'une distension trop prolongée. Par là on empêche l'urine Ai: s'iictunjuler dans ce viscère, qui revient alors sur lui-mC'mc,et quiiinit bientôt par réagir, lorsqu'en ôlant l'initrumcnt, une certaine quantité de liquide i
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laquelle il n'est plus habitué vient de nouveau le stimuler.
DtDS beaucoup de cas de rétention d'urine , dans lesquels on ne trouva ni rétrécissement de l'urètre, ni engorgement de la prostate, et qu'on attribue à Tinertie ou à la paralysie dite essentielle de la vessie, M. Mercier a constaté, à l'aide de aon eiqplorateur , une saillie particulière de la valvule vésicouétrale ou pylorique.
Lorsque cette saillie n'est due qu'à une contraction spasmodique des fibres musculaires qui environnent en sautoir le col de, la vessie, contraction déterminée elle-même par l'inflammation de la région prostatique de l'urètre, la cautérisation du col de la vessie peut, entre autres moyens , donner d'heureux résultats. Mais dans les cas où la saillie pylorique est produite par une rétraction permanente de ces fibres, qui finissent par subir une transformation fibreuse plus ou moins complète, à la suite d'inflammations plus profondes et plus prolongées, c'est à la section qu'il faut recourir.