DE L IMPUISSANCE
Quelques personnes attribuent cette affection à l'onanisme pratiqué dans un âge peu avancé ; mais, dans beaucoup de cas»
(0 Dm perleê iéimnakê mvûUmUiirêi. PariSr 4S36-4849, 3 vol.
IMIi*Tlllli QUI SOKT wMjttiBitn^— il est fort difficile do déteriuiner jusqu'à i[iiel point une t«Utt manière de voir est exacte. Et en effet, si l'on examine atteiilivetiient ce sujet, il semble que la maladie en question ast beaucoup trop rare pour avoir sa cauâc dans un vice si commun.
Il est douteux qu'il soit utile àlaïociété d'attribuer l'impui»- WQCe à l'onanisme , d'autant plus que cette pratique virieuas est suivie le plus souvent dans ion âge oii l'un fait peu d'attention aux conséquences possibles des choses mtmea qui tlaltent inoina les sens. Maiâ ce que je puis aiTirmer, c'est que panni les sujets qui sont atteints de la maladie qui nous occupe, il m est beaucoup pour qui cette idée est trëa péiiible, et c'est une con&plation pour eux. de savoir que leur maladie peut être dus {^ d'autres causes. Je suis convaincu que les livres qui ont été écrits sur ce sujet mil fait plus de mal que de bien (1).
Dans les cas de cette espèce que j'ai eus à soigner, bien que l«ft malades eux-mêmes fussent trè^ disposés ù attribuer leur maladie à la cause qui vient d'être indiquée, cependant rien ne portait à croire qu'ils se fussent livrés à celte pratique plus que te» autres; et même le cas le plus grave que j'aie jamais vu est celui d'un homme qui s'était très peu livré à la masturba^ tion, et beaucoup moins que cela n'arrive ordinairement chez lea jeunes garçons (2) .
Rien n'affecte aussi péniblement l'esprit d'un homme que la pensée de son incapacité à remplir les fonctions de son sexe. 8i ^oa «crotum est pendant, il en est tourmenté ; il s'imagine auat si^t que cette circonstance doit lui ôter la faculté d'accomplir l'acte dont il s'enorgueillit le plus. Il est certain que le relà-* C&fWent et la contraction du scrotum décèlent jusqu'à un eeri tain point l'état de la constitution, mais ils indiquent l'état d« l'ensemble de la constitution, et non celui des parties génitales
(1) Il est certain que beaucoup de collégiens se rappellent le peu d'inQuence répressive qu'a eu sur eux la leclure de Tissot ; cependant, depois cet auteur remarquable, on n'a rien fait de mieux que le livre de H. Deslandes ( De l'onaaiona et dtê aulrei abus v^ériens contitUrég dan* Imtrt rapports avec la santé ; l'aris, ) 835] . dont on peut à coup *4r recommaDder la leclure. au rr.oiDs aux médecins. P Ricatn.
(S,i On lit dans l'édition de tJome : « Ce vice est surtout dugereu;^ par ta fréquence de la répétiLion, car on peut se livrer k la masturbation k tout iponea,! M wiu ■voit bewia A' attendre an* oooMÎaa. »
COMMB UN EFFET DE LA QOMOBBHliE. 96S
en particulier. Les nourrices savent si bien que la contraction des bourses est un signe de santé chez les enfants qui sont confiés à leurs soins, qu'elles ne manquent jamais d'y faire attention ; or le relâchement de cette partie , chez les enfants, ne peut provenir d'une incapacité plus grande dans un temps qua dans un autre pour l'acte de la génération. L'expression de la fi§;iire est un des signes qui décèlent l'état général de la constitation, et elle a tout autant de liaison avec cet acte particulier que Taspect du scrotum. Quoi qu'il en soit, on doit convenir que cette partie est généralement beaucoup plus lâche, même chez les jeunes sujets qui sont en bonne santé, qu'il n'a dû entrer dans les intentions de la nature. Mais comme cette disposition est très générale, je suppose qu'elle provient de ce que les bourses sont tenues trop chaudement, et de ce que lesmoscles n'acquièrent que peu de force, parce que cette partie étant toujours soutenue, ils n'ont presque aucune action. Je n'ai pas été à même de constater si la même disposition s'observe dans les pays ou les parties génitales ne sont pas immédiatement soutenues par les vêtements. La chaleur paraît être une cause de relâchement pour le scrotum ; car on remarque que le froid a généralement pour effet immédiat de le contracter. Peut-être cela vient-il de ce que la partie n'est point accoutumée au froid, auquel elle pourrait devenir aussi insensible qu'à la chaleur. Je ne sais quelles différences présente le scrotum, toutes choses ^ales d'ailleurs, dans les climats chauds et dans les climats froids. Mais si le scrotum est généralement plus relâché que ne le voulait la nature, quelle que puisse être la cause de ce relâchement, il n'est d'aucune importance quant à la puissance de reproduction. Les testicules sécrètent aussi bien quand ils sont situés un peu plus bas que lorsqu'ils sont un peu plus élevés (1).
(I) Sir E. Home a ajouté ici une note danâ laquelle il manifeste Fopinion que l'onanisme est plus nuisible que Hunier ne le pensait, si que lorsque des sujels dont la conslilution est faible s'y livrent avant oue les organes soient arrivés à leur maturité, il peut empêcher cens- Cl d'atteindre jamais toute leur puissance et tout leur développement. Non seulement cette opinion est raisonnable, mais encore elle est oon- Grinée par TeipéneDoe. O.-G. B.
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§ I. De l'impoifiaace qui dépeod de l'iioagiiiatiaD.
I-es parties de la ^i5nôration n'étant pas nécessaires à Vexistetice ou à la conservation de l'individi], mais étant destinées à ane autre fonction dans laquelle rimagination a la principale part, elles ne peuvent devenir le siège d'une action complète s'il n'existe une harmonie parfaite entre le corps et l'esprit ; en d'autres termes, il faut qu'il y ait en même temps puissance de la part du corps et disposition de la part de l'esprit. En effet, l'imagination est sujette à mille caprices qui exercent une inâuence sur les actions des parties génitales.
Le coït est un acte du corps qui a son point de départ dans l'esprit, mais non dans la volition, et dont l'accomplissement ert en rapport avec l'état de l'esprit. Pour que cet acte s'accomplisse bien, il faut que le corps soit sain et que l'esprit ait une conscience parfaite de ,1a puissance du corps. 11 faut que l'esprit soit entièrement dégagé de toute autre pensée ; qu'il n'éprouve aucune difficulté, aucune crainte , aucune appréhension, pas même un vif désir d'accomplir bien cet acte, car ce désir lui-même est un état de l'esprit différent de celui qni doit prédominer. Il ne faut pas même que l'esprit puisse craindre de rencontrer une difSculté au moment où l'acte doit êtr« accompli. Peut-être n'est-il aucune fonction de la machine animale qui soit autant que celle-là sous la dépendance de l'état de l'esprit.
La volonté et le raisonnement n'entrent pour rien dans la faculté génératrice ; ils ne concourent à l'acte de la génération qu'en tant que des parties soumises à la volonté sont mises en }0D; et lorsqu'ils y participent, ce qui arrive quelquefois', ila produisent souvent un état de l'esprit qui détruit celui qui convient à l'accomplissement de l'acte ; ils font naître un désir, un vœu, un espoir, ce qui n'est autre chose que la défiance et l'incertîtQde, et par conséquent ils créent dans l'esprit l'idée de la possibilité d'un insuccès, idée qui détruit l'état convenable de l'esprit, c'est-H-dire, l'état indispensable de confiance.
Il n'y a peut>être aucun acte dans lequel un homme sente Boa amont-propre plus intéressé, et qu'il soit plus désireux de
COMMB ITN EFFET DR LA GONORRHRE. 366
bien accomplir ; son honneur y est fortement engagé. Ce sentiment, renfermé dans certaines limites, devrait produire un grand degré de perfection dans un acte dépendant de la volonté, c*e8t-à-dire, ayant pour siège des parties soumises à la volonté; mais ici il peut devenir précisément une cause d'insuccès, en produisant un état de Tesprit contraire à celui d'où dépend la perfection de l'acte vénérien.
Non seulement le corps devient incapable d'accomplir l'acte générateur lorsque l'esprit est sous l'influence indiquée ci-dessus, mais encore lorsque l'esprit a la conscience qu'il ne convient pas que l'acte soit accompli, bien qu'il ait toute confiance dans son pouvoir, ce sentiment produit , dans beaucoup de cas, un état de l'esprit qui détruit toute faculté génératrice. Tel est l'effet qui résulte de Tétat où se trouve l'esprit d'un homme auprès de sa sœur. On a vu un homme consciencieux perdre toute faculté pour le coït, en reconnaissant que, contre son attente, la femme qu'il allait obtenir était vierge.
L*action de pleurer, quoique moins compliquée que l'acte gé« nérateur, provient entièrement de l'état de l'esprit; car il n'est aucune personne qui soit assez faible de corps pour ne pouvoir verser des pleurs. Cette action ne dépend pas, autant que l'acte générateur, de l'état de l'esprit et de la force corporelle réunis ; cependant si nous craignons ou si nous désirons de pleurer, et que cette crainte ou ce désir persiste pendant toute la durée d'une scène qui nous émeut, nous ne verserons certainement pas de larmes, ou au moins nous ne pleurerons pas si abondam* / ment que nous l'eussions fait en nous abandonnant à nos senti- / mente naturels.
Il résulte de cette nécessité d'une indépendance complète de l'esprit relativement à l'acte de la génération, que l'état de l'esprit doit être très souvent tel, que l'individu ne puisse mettre en jeu ses facultés naturelles ; or chaque insuccès accroît le mal. Il résulte aussi de ces circonstances, que cet acte doit souvent être interrompu ; la cause de cette interruption n'étant point connue, on en accuse le corps, c'est-à-dire, le défaut de puissance physique. Comme ces cas d'insuccès ne dépendent point d'une incapacité réelle, il faut les distinguer avec soin de ceux qui en dépendent ; et peut-être le seul moyen d'établir
Mtte distinction coitBMtti-t-il ù rechercher quel est l'était 4t l'esprit relativement à l'acte en question. Souvent la circonstance qui produit cette incapacité liée à l'imagination estn p«u de chose, que le seul désir de procurer des sensations peut avoir cet effet, comme lorsqu' on est uniquement préoccupé <le l'idée de satisfaire la femme.
On voit tous les jours des cas de cette espèce ; je vais, pour exemple, en rapporter une observation, en faisant connaître la méthode de traitement que j'ai suivie.
Un homme me dit qu'il avait perdu sa virilité. Apres pins d'une heure d'investigation, je parvins à mettre en évidence les faits sni van ts. Il avait, dans des moments où elles étaient inti*tiles, de fortes érections qui prouvaient qu'il était doué de la faculté virile ; ces érections s'accompagnaient de désirs, ce qui OOnstitue tout ce qui est néces^re pour l'accomplissement de l'acte vénérien. Il y avait cependant en lui quelque chose de défectueux que je supposai avoir son siège dans son imagination. Je lui demandai s'il était le même avec toutes les femmes. Sa réponse fut négative ; avec certaines femmes il pouvait aToit des relations sexuelles aussi bien que jamais. Par cette âr* constance, la défectuosité, quelle qu'elle fiît, se trouvait rentermie dans un cercle plus étroit j il devint évident que l'inca" pacité n'était produite qu'avec une seule femme, et qu'elle provenait d'un vif désir d'accomplir bien l'acte vénérien avec Ktte femme, désir d'où naissait dans l'esprit un doute ou une •rain te dene pas réussir qui était la cause directede l'impuissance, Oomme cette impuissance dépendeitentièrementd' un état del'eapritquiavait pourcauseune circonstanceparticulière, c'était nn respritqu'ilfallaitdirigerlesmoyensdetraitement.Jeluidiadonc qn'il se guérirait s'il avait assezd'empire surlui-mêmepour réaii- Icrà ses désirs. Quand je lui eus expliqué ce que je voulais dire, S m'assura qu'il était sûr de tout acte dépendant de sa volmté, de toute résolution prise par lui . Je lui dis alors que s'il avait toute confiance en lui-même sous ce rapport, il devait coucher aveo cette femme, mais après s'être promis de n'avoir auCane union avec elle pendant six nuits, quels que fussent d'ailleara M déain et ses facultés physiques ; il s'engagea i suivre Mtte praaeripti<m >t à m'an faire conni^tre le résultat. Au bout d'«n>
COMMft UN Bn-'ET DK LA ooifoiminiE. 96t
TÎron quinze jours, il m'annonça que cette résolution avait produit un tel changement dans l'état de son esprit, que la faculté génératrice s*était manifestée très promptement. En effet , au lieu de se coucher avec la crainte d'être incapable, il entrait dans le lit avec celle d'éprouver trop de désirs et d'avoir trop de puissance, et d'en être incommodé ; c'était , en effet, ce qui arrivait, de sorte qu'il eût été heureux d'abréger le temps indiqué ; et dès que le charme eut été rompu une fois, son imagination et ses facultés physiques se trouvèrent en harmonie, et son esprit ne retomba plus dans son premier état (1).
§ H, Se Pimpwîif n— par défiMit d« «orrétatioB Mitr* Im
différcnU «organes qui oonstitiieot l*appAr«il de la raprodvalîoa.
Lorsque j'ai traité des maladies de l'urètre et de la vessie, j*ai fait remarquer que tous les organes, sans exception , dans l'économie animale, se composent de diverses parties ayant des fonctions ou des actions complètement différentes, bien qu'elles tendent toutes à produire le même effet définitif. Dans les organes ainsi constitués , quand ils sont à l'état de perfection , il y a une succession de mouvements dérivant naturellement les uns des autres et aboutissant au résultat définitif. Une seule irrégularité dans ces actions constitue une maladie, ou au moins peut produire des effets très pénibles, et souvent empêche l'accomplissement de la fonction à laquelle l'organe est destiné. Je vais maintenant faire l'application de cette notion aux actions des testicules et de la verge ; car on observe quelquefois, dans les actions de ces parties, une irrégularité qui a pour effet l'impuissance; et il est probable que la stérilité, chez les femmes, peut dépendre quelquefois d'une cause semblable.
Chez l'homme , les parties qui concourent à la génération peuvent être divisées en deux classes, les parties essentielles et les parties accessoires. Les testicules sont les parties essentielles; la verge, etc., sont les parties accessoires. Comme cette division est fondée sur les usages, c'est-à-dire sur les ac-
(4) On lit dans rédilion de Home : «J'ai rencontré piagieurs cas. semblables dans ma pratique, mais il existe des raisons évidentes pour qa*im ne moltlplie pas sans nécessité des observations de cette espèes. »
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lions de ces parties dans l'état de santé , actions qui aont en harmonie parfaite les unes avec les autres, ledéfaot de corrélation exacte entre ces actions peut aussi être de deux espèces : 1« Lorsque les actions sont renversées , les parties accessoires agissant sans le concoure des parties essentielles, comioe on le voit dans les érections qui ont lieu lorsque ni l'esprit ni les testicules ne sont stimulés à l'action ; 2* lorsque le testicule accomplit l'acte de la sécrétion trop rapidement pour la verge , qai n'a pas d'érection correspondante. La première esp^ de d^ ordre fonctionnel est appelée priapisme , et la seconde est œ qui devrait être désigné sous le nom de faiblesse scmina/e .
L'esprit exerce une influence considérable sur la corrélation des actions de ces deux ordres de parties : mais dans beaucoup de cas , il paraît que les érections dépendent plus de l'état de l'esprit que la sécrétion de la semence. En effet, il arrive à beaucoup d'hommes de sécréter du sperme sans avoir d'érections; alors, le défaut d'érection paraît dépendre de l'esprit seulement .
I^ priapisme se produit souvent spontanément; souvent aussi il dépend d'une irrilaLion évidente de la verge, comme cela a lien dans la gonorrhée vénérienne, surtout quand celle-d est violente. La sensation que ces érections font éprouver est plutôt pénible qu'agréable. De même, la sensation dont le gland est le siège alors ne ressemble point à celle qui est perçue dans la même partie lorsque l'érection est l'effet d'un véritable désir; elle se rapproche davantage de celle qui se manifeste sur le gland immédiatement après le co'it. Le priapisme qui naît apoDtanément est plus grave que celui qui est l'effet de l'inflammation , car il y a tout Heu de croire qu'il a pour cause une lésion incurable en elle-même, ou contre laquelle nous ne possédons aucun moyen de traitement.
Le priapisme qui est l'effet de l'inflammation des parties génitales, par exemple celui qui complique la gonorrhée , s'ac- Mmpagne à peu près des mêmes symptômes que le priapisme spontané ; mais, en général, la sensation qu'il fait éprouver est une sensation de douleur qui dérive de l'inflammation des parties affectées.
Ce que je dis du priapisme ne doit s'appliquer qu'à cetui
COMMB m EFFET DE LA GONOERHéB 309
qui coDstitae une maladie en lui-même, et non à celui qui n'est qu'un symptôme d'une maladie » comme cela s'obsenre fréquemment (1).
La pratique la plus répandue , dans le traitement de cette maladie, consiste à prescrire les antispasmodiques et les toniques de toute espèce, tels que le quinquina , la valériane , le musc et le camphre, ainsi que les bains froids. J'ai vu ce dernier moyen produire de bons effets ; mais quelquefois il ne peut être supporté par la constitution , et alors les bains chauds sont utiles. Dans beaucoup de cas, Topium parait avoir une action spécifique; d'après cette circonstance, ce que je crois le plus convenable en résumé, c'est d'essayer un traitement adoucissant.
La faiblesse séminale, ou la sécrétion et l'émission de la se* mence sans érections, est l'inverse du priapisme, etelle constitue une maladie beaucoup plus grave que ce dernier. Elle peut se montrer à des degrés très différents, car elle comprend toutes les nuances d'irrégularité qui peuvent exister entre la corrélation exacte des actions des deux ordres d'organes et l'accomplissement isolé de la seule action des testicules ; dans tous les cas il se fait une sécrétion et une évacuation trop promptes de la se« mence. De même que le priapisme, l'émission isolée du sperme n'a point sa source dans des désirs et dans des dispositions pour l'acte générateur ; cependant , quand l'affection est légère, ces désirs et ces dispositions peuvent exister , mais non dans la proportion convenable, un désir t^^s faible amenant, dans beaucoup de cas, l'effet plein et entier. La semence peut être sécrétée si rapidement qu'il suffise d'une pensée , ou même d'un simple attouchement pour la faire couler.
Les rêves peuvent déterminer cette évacuation plusieurs fini dans la même nuit ; et même ces rêves peuvent être assez lé« gers pour que le malade n'en ait pas la conscience lorsque son sommeil est interrompu par l'émission du sperme. J'ai vu des
(4) On lit dans 1 édition de Home : « Un homme est atteint de pritpisme depuis deux ans. Cette aflection a pour origine une irritation de la vessie qui a disparu lorsque le priapisme s'est roaniresté. Ce dernier ne se produit que pendant la nuit, et le plus souvent pendant le sommeil, qu'il interrompt immédiatement. Les relations sexuelles le rendent plus intense »
2fi
> Mftl.Ufitaa QL'I-SOMT C
CAS OÙ les testicules avaient une telle tendance à sécréter, qu» le moindre frotlemcnt i^ur le gland produisait une éjacuiution, La simple action de marclier ou de monter à cheval & produit cet effet, à ma connaîsâance, et cela, à plusieurs reprises dans un très court espace de temps.
Un jeune homme , âgé de vingt-quatre à vingt-cinq ans, qui se livrait moins que la plupart des hommes de son âgeauxplaisin vénériens, était ufTecté de la maladie qui nous occupe. Il éJHCulait trois ou quatre fois dans la nuit, et la même chose lui arrivait le jour s'il marchait vite ou s'il montait à cheval. Il lui était preiique impossible de s'unir à une femme avant l'évacuation séminale, et dans cette évacuation il n'y avait presque aucune contraclion spa^ijnodique. 11 avait essayé tous tes prétendus toniques , de même que les bains froids et les bains de mer, mais il n'en avait retiré aucun avantage. En prenant, le loir, en se couchant, vingt gouttes de laudanum, il fit cesser les éjaculations ni>cLurnes ; et l'usage du même moyen , le matio, lui permit de mari:her et de monteràcheval sans inconvénient. Bien que la maladie ne récidivât pas, je l'engageai à continuer ce traitement pt'ndant quelque temps, alin que les parties s'accoutumawent à leur nouvel état d'intégrité ; et j'ai lieu de croira que ce jeune homme est maintenant bien guéri. CommelaconstitutioD s'habituait de plus en plus à l'opium, on jugea néoei- Mire d'en élever la dose.
Dana les cas de cette espèce, les mouvements spasmodiques qui accompagnent l'émission de la semence sont extrêmement faibles, et ils se reproduisent bientôt, car une première émission n'en prévient point une seconde. La constitution n'en est que 1^ affectée (1).
Quand Im testicules agissent seuls et que les parties «coesseires ne contractent point du tout l'action qui en est la conséquence naturelle et nécessaire, cela constitue une maladie encore plus pénible; car la sécrétion n'est déterminée par aucune cause . (4J Dans l'acta véoériea . ce sont les spaimes qui affectent ordinaiiKneDl ta conalîlolion , et cali en proponion de leur violence, indépendainnitiit do la sécrétion et de l'évacuauon du la semence. Hais daoi qaaiqosa cas, l'érection prwtait le même atraibliSBement, lors même fu'slle M dlMips sans les apaames qui accompagneni léoiiasioD dn •penne J. Ucaits.
COMMB t'N EFFET DE f^ GONORilléE. 871
iMitible, elle ne donne naissance à aucun effet visible M MDfliUe, •! k liqueur séminale s'écoule comme les matières ftcalet et Farine dans les cas où elles s'échappent sans le con* cours de la volonté. Dans quelques uns de ces cas, on a remarqué que le sperme est plus liquide qu'à l'ordinaire.
Les actions morbides des organes génitaux présentent de nombreuses variétés ; le cas suivant en offre un exemple.
Le malade a été atteint pendant plusieurs années d*un rétrécissement de l'urètre pour lequel il a eu souvent recours à l'em* ploi des bougies ; depuis quelque temps il a négligé ce moyen de traitement. Redoutant les conséquences du coït, il n'a eu aucune relation sexuelle depuis un temps considérable. Il a souvent dans son sommeil des émissions involontaires de sperme qui le réveillent généralement au moment du paroxysme ; mais ce qui le surprend le plus, c'est qu'il éprouve souvent la sensation de Véjaculation sans qu'il sorte aucune goutte de sperme par la Terge, ce qui lui fait penser que dans ces cas la semence suit une marche rétrograde et pénètre dans la vessie. Il n*en est point toujours ainsi , cur d'autres fois le sperme s'écoule au dehors. Lorsque la semence lui semble passer dans la vessie, il a une érection, un rêve, et s'éveille avec le même mode d'action, la même sensation et la même volupté, que lorsque le liquide spermatique traverse l'urètre, soit pendant un songe, soit pendant l'état de veille.
Je pense que chez ce malade il se produit dans le bulbe de l'urMre , sans la présence de la semence , une irritation sem • blable à celle qui a lieu quand la semence arrive dans cette partie consécutivement A tous les phénomènes préparatoires naturels, d'où il résulte que les mêmes actions qui prennent naissance quand le sperme pénètre dans le bulbe se manifestent également sous l'influence de cette irritation anormale. Il faut donc admettre, ou que la semence n'est point sécrétée, ou que si elle Test , une action rétrograde se développe dans les muscles accélérateurs (bulbo^cavemeux). Si la première hypothèse est l'expression de la vérité, on doit supposer que, dans l'état naturel , les actions des muscles accélérateurs n'ont pas pour cause excitatrice unique le stimulas de la présence de la •emenee dans le bulbe » mais qu'elles ont lien parce qu'elles
972 MAlftDIfii Ql'l SONT roVStD^RÉBS
BOftt la tetmînnisoii de certaines actions qui les précWent et qui font partie d'une série naturelle d'actions qui doivent se succéder. Ainsi elles peuvent être déterminées par un frottement ou pur la pensée d'un frottement exercé 8ur la verge, sana que lea testicules prennent part au phénomène , et alors le spasme est Tuffet du frottement et non de la sécrétion du sperme.
Dnns beaucoup de ces cas de trouble fonctionnel , quand l'érection n'est pas forte, elle se dissipe sans émission de sperme; d'autres fois il se produit une émission presque sans érection : mais ces particularités ne sont point un effet de la débilité, elles dépendent de la manière dont l'esprit est affecté.
Dans un grand nombre des cas dont il vient d'être question, on retire souvent de grands avantages de lotions faites sur la verge , sur le scrotum et sur le périnée, avec de l'eau froide ; pour rendre l'eau plus froide qu'elle n'est naturellement dans certaines saisons de l'année, on peut y ajouter du sel commun, et alors it faut faire les lotions dans le moment où le sel est sur le point d'être entièrement dissous.