TRAITEMENT DES CHANCRES CHEZ LES FEMMES
Les parties qui sont ordinairement atteintes de chancres chez les femmes sont plus simples que celles qui en sont le siège chez les hommes, d'où il résulte qu'en général le traitement est aussi plus simple. Mais dans la plupart des cas, les chancres réclament, chez la femme, à peu près le même traitement mercuriel tant local qu'interne. Toutefois on peut supposer qu'ici il est souvent nécessaire de faire pénétrer une plus grande quan-
tité lie inercare dans l'ik^jiiioinie générale que cluz les hoaintra, parce qu 'ordinairement les cbancres sont plas nombreux, etqqe par conséquent la surface d'*ibsorption a plus d'étendue.
Comme il est difficile de maintenir des pansements sur les parties malades chez les femmes, il est utile de prescrire des lotions fréquentes avec des solutions mcrcurieliee. Le sublimé corrosif est une des meilleures préparations qu'on puisse employer dans ce cas, parce qu'il agit à la fois coaune spécifique et comme stimulant dans les cas où une stimulation est uéoe*' saire. Lorsque les chancres s'accompagnent d'une grande kri* tabilité, il fant avoir recours au traitement qui a été rccum> mandé pour leâ hommes. Ensuite, on peut appliquer sur le» parties malades une préparation mercurielle unie soit k un corps gras, soit à un excipient aqueux, qu'il faut renouveler plus ou moins fréquemment suivant tes circonstances.
Si les ulct^res ont pris une grande extension, ou se sont développés dans le vagin, il faut donner une grande attention à leur cicatrisation, car il arrive quelquefois que les granulations se contractent tellement, que le vagin en est rétréci. Quelquefois même les granulations des ulcères qui sont opposés l'nn k l'autre s'unissent ensemble et oblitèrent complètement le canal. Dans les cas de cette espèce, il est indispensable de maintenir dans le vagin un corpsétranger, jusqu'à ce quelesuictees aoieot parfaitement cicatrisés j an bourdonnet de charpie snffit pour remplir cette indication.
Addition de P. Ricord. — Les chancres ne sont généralement ni plus nombreux, ni plus étendus chez tes femmes que chez les hommes, et quand ils réclament le traitement mercuriel, ce traitement ne doit pas être plus fort, ou plus longtemps continué dans un sexe que dans l'autre.
Chez les femmes, les pansements sont très faciles à maintenir.
Quant à l'oblitération du vagin, il faut qu'elle soit bien rare, car je ne l'ai jamais ^^le.
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