CHAPITRE IV
jJLTtOfn GÉNÉRALES SUR LE TRAITEMENT DU BIBON.
w . il|tfèi l'histoire que j'ai tracée du bubon , il est inutile de
diieater ici l'opinion qui le considère comme un dépôt provenant
It Ja eonstitution , et la conclusion qu'on a déduite de cette
éftaion f savoir, qu'il ne faut pas chercher à en obtenir la réso-
, parce que, d'après cette théorie, faire résoudre une
de cette nature c'est repousser dans la constitution la
vénérienne. S'il en était réellement ainsi , il n'y aurait
raison pour employer le mercure , et Ton n'aurait qu'à
marcher le bubon qui accomplirait lui-même sa propre
ghirison. Mais ceux-là même qui professaient une telle opinion
ii v'en fiaient point au moyen de guérison qu'ils supposaient
iiMltvé par la nature , car ils administraient le mercure , et
MÉM à forte dose. Dans la description que j'ai donnée du bu-
3; Ion , j'ai cherché à démontrer qu'il y a beaucoup de bubons
g fritt'snt rien de vénérien, mais qui sont de nature scrofuleuse,
' Jt qn'il y en a aussi qui ne se montrent vénériens qu'en partie,
^ m fin ne sont peut-être rien autre chose qu'une glande douée
^ #iM disposition scrofuleuse , dans laquelle l'action morbide a
M délerminéè par l'irritation vénérienne, phénomène qui est
(fenUable à celui que produit souvent l'action du pus variolique
Iém rinocalation. C'est pourquoi , avant de s'occuper du trai-
ttment dea bubons , il faut distinguer le véritable bubon véné-
des aatres , s'il est possible. Quand on s'est bien assuré
j'en Htteii(fais. Le malade se rendit inimédiatem(>nt aux Ivains de mer, et sa sftnté commença à s'améliorer presque aussitôt. Au bout d'une quinzaine de jours, il se forma un peu de suppuration dans une des glandes. Je prescrivis t'applicftlion d'un cataplasme l'ait avec l'eau de mer, et, dans le cas où l'abcëa s'ouvrirait, je recommandai qu'on ne dilatât pas l'ouverture el qu'o[i Be bornât à l'emploi de» cataplasmes jusqu'à ce que la guirison fût achevée. Au bout de six semaines, il revin* parfaitement guéri sous tous les rapports.
J'ai vu des gonflements glandulaires de l'aine coïncidant avec des affections constitutionnelles, se présenter dans des oaaoû il existait des chancres, et alors j'ai été très embarrassé pour décider ails étaient sympathiques d'un dérangement de la constitution, ou s'ils étaient l'effet de l'absorption du pus vénérien .
J'ai soupçonné longtemps qu'il existait des cas inixte«, et maintenant j'en ai la certitude. J'ai vu des cas où \(f pusvi^né* rien, comme un rhume ou une BHrc, s'est borné à exciter une maladie dans les glandes et y a déterminé lu manifestation d'unt affection scrofuleose à laquelle elles étaient prédisposées.
Dans les cas de cette espèce, les tuméfactions se forment srdinairement d'une manière lente, ne produisent que peu de douleur, et paraissent être un peu hâtées dans leurs progrès ti l'on administre le mercure pour détruire la disposition vénérienne. Quelques unes passent à la suppuration tandis qu'elles •ont sou» l'influence de ce moyen résolutif; d'autres, qui probablement étaient de nature vénérienne d'abord, deviennent tellement indolentes que le mercure n'a aucune influence sur •lies, et finissent par se guérir d'elles-mêmes ou par d'autres moyens thérapeutiques, et c'est là, je crois, ce qui a fait pen. wr à quelques médecins que les bubons ne sont jamais vénériens. Ces cas exigent une grande attention, car il est difficile dt les déterminer avec précision, et je pense que, la plupart du Umpa, ils exigent un jugement tellement purl'ait, que l'on doit être exposé à commettre souvent des erreurs.
Les bubons sont indubitablement une maladie locale, ainsi qu je l'ai expliqué.
Il n'est pas facile de d4«ider jusqu'à quai point on peut «on*
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sidérer les glandes lymphatiques comme des remparts oppot4a aux progrès ultérieurs de la maladie vénérienne ou de toute autre maladie qui se propage par voie d* absorption. On peut) toutefois, admettre qu'elles ne peuvent empêcher le poison de pénétrer dans la constitution dans les cas où il produit des bubons, car toutes les fois qu'il affecte ainsi ces glandes dans son trajet, il y fait naître une maladie semblable à la maladie pri« roitive, et qui peut fournir à la constitution une quantité plui considérable encore du même poison.