‹ Traité de la maladie vénérienneChapitre 9 sur 84 · DU POISON VENERIEN · texte numérisé non relu

DU POISON VENERIEN

dire de plus» est très contestable, et la pratique qui en est déduite est dangereuse.

La doctrine de Hunter, c'est que le virus réside dans le pus ou dans un produit de sécrétion analogue, et il eu tire deux conclusions pratiques:

l"" Que lorsqu'il n y a ni pus, ni sécrétion puriforme» la maladie ne peut être communiquée ; de sorte que Tinfection n'est point possible avant l'apparition d une blennorrhagie, ou après la cicatrisation d'un chancre;

2* Que lors même qu'il existe du pus» si l'on a la précaution de l'enlever préalablement au moyen d'un lavage exécuté avec beaucoup de soin, on peut avoir des rapports avec une femme saine sans courir le risque de l'infecter.

On ne saurait trop s'élever contre la seconde conclusion ; elle est en contradiction avec l'expérience de tous les jours. Et d'après l'omission de ce passage dans l'édition de sir E. Home, on peut supposer que de nouvelles observations avaient porté Hunter lui-même à modifier son opinion avant la fin de sa vie. La première conclusion elle-même n'est point sans dangers, comme on peut le voir par les faits suivants, qui sont loin d'être rares (1).

Une femme mariée fut prise des symptômes ordinaires de la blennorrhagie, ce qui la surprit beaucoup, car son mari était exempt de toute maladie. Toutefois le mari, ayant été questionné , avoua qu'il avait eu commerce avec une femme suspecte, huit jours environ avant que sa femme se sentît malade ; mais il affirma positivement qu'il n'avait eu aucun écoulement ni aucune sensation morbide, et certainement alors il n'offrait aucun signe de maladie. Au bout de quatre jours , c'est-à-dire à peu près une quinzaine après le commerce impur, et une semaine après l'époque où il avait dû communiquer la maladie à sa femme, il se manifesta chez lui un écoulement blennorrha-

gique.

Un voyageur s'exposa aux chances d'une infection syphili-

(O La première conclusion de Hunter n*est pas contestable ; ce sont les oDservations contradicloires de M. Babington qui le sont sous tous les rapports. P. Ricoid.

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tique, et arriva ches loi au bout de trois jours. Quatre jours environ après son arrivée, sa femme fut atteinte de blennorrhagie; ce ne fot que dix jours après l'infection qu'il s'aperçut pour la première fins d'un écoulement et qu'il fut pris des autres sym* ptômes de blennorrhagie.

Hais on peut dire que si ces faits démontrent que la conclusion à laquelle Hunter est arrivé ne peut s'appliquer à la pratique avec sécurité, ils ne détruisent pas cependant le principe général sur lequel cette conclusion s'appuie. On peut avancer que c'est à tort qu'on admet qu'il n'y avait point eu de sécrétion purulente ; que dans la première période de la bien* jiorrbagie, il est probable que le pus est formé en trop petite quantité pour s*écouler hors de l'urètre ; que le pus se défHrae dans les lacunes de ce canal et est emporté par le jet d'urine, et qu'il échappe ainsi à l'observation, mais que son existence n'en est pas moins réelle, et que par conséquent la proposition de Hunter, savoir, que quand il n'y a point de pus l'infection n'est point possible, reste dans toute sa force.

Mais il est un autre ordre de faits qui ébranlent davantage la doctrine de Hunter.

Un homme marié s'exposa à l'infection à Londres. Un ou deux jours aprî's, il se rendit en Irlande où résidait sa famille. Il séjourna quelque temps à Cheltenham , et tandis qu'il était dans cette ville, deux ou trois petites indurations ou tubercules se formèrent à la surface interne du prépuce. Il les montra à un chirurgien qui s'assura qu'il n'y avait aucune ulcération, et qui pensa que l'affection n'était point de nature vénérienne. Peu de temps après, il retourna en Irlande, portant encore ces indurations, et il infecta sa femme qui eut des chancres primitifs.

Un jeune homme portait sur la verge une induration qui avait succédé à la cicatrisation d'un chancre. Il éprouva à plusieurs reprises des symptômes secondaires qui , chaque fois , furent dissipés par un traitement approprié ; mais l'induration persista. A la fin, après qu'il se fut écoulé un long espace de temps sans rechute, et lorsqu'il se croyait définitivement guéri , il se maria, bien que l'induration existât toujours, et sa femme fut infectée.

Il serait facile de multiplier ces faits ({ui nùiKiit presque

ao ou FOISON

nécessairement à cette conclasion , que l*infection peat aTOÎr lieu par suite du contact d*un simple épaississement chancreux, bien qu'il n'existe aucune ulcération. Une appréciation inexacte de cette vérité a souvent produit des conséquences déplorables» Parmi les cas où une femme a reçu l'infection par suite de son mariage avec un homme atteint de la syphilis, il en est un très grand nombre où la maladie parait avoir été communiquée par la cicatrice d'un chancre guéri.

ADomoN DB P. RicoRD. — Il est impossible, dans l'état tttel de la science, d'accueillir les observations par lesquelles M. G. Babington réfute les propositions de Hunter.

Je soutiens, par les lois immuables de l'expérimentation, que toute surfince qui n'est point actuellement souillée de pus vira* lent et qui n'en sécrétera pas pendant des rapports plus ou moins prolongés, ne pourra jamais transmettre la syphilis. . D'après cette doctrine, conforme à celle de Hunter, on ne saurait toutefois permettre, comme il l'a fait, des rapports à une personne malade, sur la seule garantie de lotions plus ou moins bien faites , car la sécrétion morbide est incessante, et s'active encore avec l'accroissement de vitalité qui arrive dans les rapports sexuels. Mais avant toute suppuration et dans les circonstances où celle-ci ne s'est point développée pendant les rapports mêmes, la maladie peut-elle être transmise! Non sans doute. Il faut du pus virulent ; la quantité peut en être bien petite, passer inaperçue des malades dans les premiers temps, mais il n'est pas d'effet sans lui. Pour être convaincu de la vérité de ces assertions, il faut suivre les résultats de l'inoculation artificielle. Souvent au second jour la pustule naissante fournit déjà le pus contagieux, mais cela, dans des proportions si minimes, que si elle était cachée dans l'urètre ou le vagin, l'observation la plus minutieuse du linge des malades ou des parties extérieures des organes affectés n'en laisserait rien apercevoir. D'un autre côté, on sait ce qu'il faut de ce pus à la pointe d'une lancette pour communiquer rafTection.

A ces faits si incontestables, est- il possible d'opposer les deux observations de blennorrhagie de M. Babington^ dont la valeur absolue (st basée sur la moralité seule des malades?

ffitrer id dans la discussion relative à la natora et an diagnostic de la blennorrbagie, qui ne voit, dans ces deux cas, 40e la maladie avait été, en réalité, communiquée aux maris par leurs femmes, d'après Tordre dans lequel les symptômes se tûot développés chez les époux ; soit qu'alors il y ait eu seulement affection par irritation mécanique, abus du coït après uii ▼oyage et de longues privations, soit que les deux femmes eussent des affections génitales antérieures qu'elles ignoraient oa qu'elles avaient intérêt à cacber, jusqu'au moment d'un aveu opportun. Ces cas sont si communs dans la pratique, qu'ils n'ont pas besoin d'autres commentaires.

Une induration sans suppuration, une cicatrice parfaite d'un chancre, permettent-elles la transmission de la syphilis, comme le veut M. Babington! C'est encore sur la moralité des femmes que ses observations sont basées, et en admettant, dans tous tes cas, que la maladie n'avait pas pu leur être transmise par d'autres que par leurs maris.

Void ce que les faits autrement observés m'ont appris. Des chancres peuvent se développer dans un follicule, dana le tissu cellulaire, dans les voies lymphatiques superficielles, et a'aocompagner d'une induration périphérique qui leur forme alors une sorte de coque ou de kyste. Dans ces circonstances on peut croire à une induration simple et sans suppuration, tandis que dans les rapports sexuels, les parois de ces abcès virulents venant à s'ouvrir, le pus s'en échappe et transmet le mal qu'on croit à tort dû à un ulcère consécutif. Ces cas sont communs et j'en ai montré un grand nombre à ma clinique. Mais toutes les fois qu'il s'est agi d'induration complète sans pus primitif incarcéré, et que par une cause quelconque , des ulcérations consécutives ou des lésions mécaniques sont survenues sur ces indurations^ sans nouvelle infection , le pus alors fourni n'a jamais pu être inoculé.

Quoi qu'il en soit, dans l'incertitude d'une cicatrisation parfaite, et dans la possibilité de quelques points de suppuration cachés, toutes les fois qu'il restera des symptômes suspects, il faudra s'abstenir de rapports sexuels et surtout du mariage.

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$ nr. ll« l'amoMmie plsi on moiof grasde da poiioa véDérim.

Le pus vénérien est le même dans Ions les cas. Une quantité donnée de ce pus ne peut point avoir plus de virulence quune autre ; et si ce liquide présente quelques différences » ce n*est qu'en ce sens, qu'il peut être à Tétat de solution plus ou moins étendue ; mais cette circonstance ne peut amener aucune différence dans ses effets. On conçoit cependant qu'il puisse être à l'état de solution tellement étendue, qu'il n'ait plus le pouvoir d'irriter les tissus. C*est ainsi qu'un liquide qui, introduit dans la bouche, a la propriété de stimuler les nerfs du goût, peut être affaibli au point de ne plus avoir aucune saveur. Mais » pour peu que le poison vénérien puisse irriter la partie sur laquelle il est appliqué et y produire ime action , toutes les conditions sont remplies. L'action morbide est la même, que la quantité du pus soit petite ou considérable, qu'il soit à l'état de solution étendue ou concentrée (1).

L'expérience nous apprend que le pus vénérien ne présente point des espèces diverses , et qu'aucune différence ne peut être produite dans la manifestation de la maladie par une différence de force dans la matière purulente. Mais le même pus affecte très différemment des personnes différentes. De deux hommes qui ont eu commerce avec la même femme et qui ont été infectés, l'un aura une gonorrhée intense ou des chancres , et l'autre n'aura qu'une gonorrhée légère. J'ai vu un homme communiquer la maladie à plusieurs femmes « parmi lesquelles les unes furent gravement atteintes, tandis queles autres n'eurent qu'une affection très légère. Il en est de même aussi bien pour les chancres que pour la gonorrhée. Les symptômes différents qu'on observe chez les divers sujets dépendent de la constitution et de l'état général de l'économie au moment de l'infection. Ce qui a lieu dans l'inoculation de la variole corrobore cette opinion : que le malade sur lequel on recueille le pus variolique présente

(4) Dans l'édition de Home , celle dernière phrase est terminée par

les mots suivants: « puisque les hommes qui ont eu grand soin

de laver leur verge immédiatement après le coït ont oonlracté la maladie , cl que les symptômes qu'ils ont éprouvés ont été aussi graves que ceux qui se sont manifestés chez les malades qui n avaient point pris cette précaution. »

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aborda en plusieiirs pays où quelqueB uns de ses matelots pQfent contracter la maladie. Le dernier de ces pays fat Rio de la Plata; il quitta ce port en novembre 1767 , et il arriva à Otaîti en avril 1768, c'est-à-dire aa bout de cinq mois. Cet espace de temps s'accorde beaucoup mieux que le long voyage de Wallis avec la durée ordinaire de la maladie, et cette cir^ constance suffit pour que l'on admette comme probable que c'est Bougainville qui a importé la maladie vénérienne à Otaîti. En outre, Bougainville fut moins à même que Wallis de garantir son équipage contre toute atteinte de la maladie. Wallis choisit les hommes qui l'accompagnèrent , et c'était tout ee qu'il fallait pour qu'il fut certain de ne pas apporter la maladie sur son bâtiment, car il n'y avait aucun risque qu'ils la contractassent pendant le voyage. Bougainville , il est vrai , eiil le même avantage à son départ ; mais ensuite il en fut privé , car ses hommes purent être infectés en plusieurs endroits, et il n'eut pas la facilité de les changer ; probablement même il n'eut guère de moyens de les guérir. Bougainville trouva la maladie à Otaîti peu de temps après son arrivée, et l'on doit voir dans cette circonstance une preuve que c'est lui qui l'avait apportée. En effet, ainsi que je l'ai fait remarquer ci- dessus, si un seul homme de l'équipage de Wallis avait pu la communiquer aux indigènes, la propagation s'en serait opérée en peu de jours avec assez d'extension pour que tous ses compagnons de voyage en pussent être atteints. Bougainville étant arrivé dix mois après Wallis, il s'était écoulé assez de temps pour que l'infection eât pu s'étendre à tous les habitants de Tile, et les ravages causés par la maladie auraient dû être évidents pour les Français au moment même de leur arrivée. Bougainville ne resta que neuf jours à Otaîti, et ce ne fut que plusieurs semaines après son départ de Tîle qu'il s'aperçut que plusieurs de ses matelots étaient infectés , ce qui était probablement la conséquence de l'importation du poison dans ce pays par quelques uns d'entre eux. Cook a rapporté d'ailleurs que les Otaïtiens attribuaient à Bougainville rintroduction de la maladie vénérienne, et Ton ne peut guère supposer qu'ils eussent poussé la complaisance envers nos compatriotes jusqu'à accuser Bougainville, eux qui devaient savoir si cette maladie avait été ou non apportée par

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Wallis^ et qui n'avaient aucune rauon pour faire un tel acte de partialité en faveur de ses compagnons de voyage. Or, nous voyons dans la relation du dernier voyage de Cook» que la ma* ladie vénérienne sévit actuellement sous toutes ses formes dans l'ile d*Otaiti ; et, comme aucun récit ultérieur ne nous a fait connaître que la gonorrhée y ait été introduite depuis , nous devons admettre que toutes les formes de la maladie vénérienne se sont propagées dans ce pays d'une source unique, qui a été très probablement une gonorrhée (1 ) .

Si Ton conservait des doutes sur l'identité de nature des deux maladies, le chancre et la gonorrhée, on les verrait se dissiper en considérant que la matière produite dans les deux cas a les mêmes caractères et les mêmes propriétés ; on en trouve la preuve dans ce fait, que le pus de la gonorrhée produit indistinctement une gonorrhée, un chancre, ou la syphilis constitutionnelle , et que le pus d'un chancre peut produire également une gonorrhée, un chancre, ou la syphilis constitutionnelle (2).

On trouvera dans l'observation suivante un exemple de s}-philis constitutionnelle causée par une gonorrhée. M. *'* contracta deux fois la gonorrhée, et fut guéri chaque fois sans l'emploi du mercure. Deux mois nprès chacune de ces maladies, il fut pria des symptômes de la syphilis constitutionnelle. I^ première fois , ces symptômes consistèrent dans des chancres de la gorge, qui furent combattus avec succès par l'usage externe du mercure ; la seconde fois, la syphilis constitutionnelle se manifesta par des pustules cutanées, contre lesquelles on eut

(4) Lesaccusalionsde Hunier contre Bougain ville ne sont pas fondées. D'abord de ce que les malclols de Wallis n'étaient pas malades au moment du dépari, cela ne prouve pas que la maladie n'a pas pu se montrer quelques jours plus tard. El d'un autre côté, pourquoi Bougainville, qui 8*est aperçu que ses marins étaient devenus malades quelques jours après avoir quitté Otaîti , ne se serait-il |)as aussi bien aperçu qu'ils avaient d'abord contracté la maladie dans un autre port. P. Ricord.

(2) Dans l'édition de Home, on trouve ici le passage suivant. « Voici un fait qui tend à prouver que le chancre peut être la conséquence de la gonorrhée : A. B... contracta une gonorrhée vers le commencement de janvier 4788. L'inflammation disparut, mais l'écoulement persista. Un mois après cette époque, il apparut sur le gland un chancre, pour lequel le malade prit du mercure et qui fut guéri au lK>ut d'nn mois. »

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feooon également âQX fricUoiis merearielles, etquifurentguéries.

Quant à la prodaction de la syphilis oonstitutionnelle comme oonséqoenœ des chancres, c'est un fait qui se présente si son* ▼ent i lobsenration de chacun, qu'il n'est pas nécessaire d'en apporter ki des preuves.

Puisque la gonorriiée et le chancre sont les effets du même poison, il est digne d'intérêt de rechercher d'où vient une telle différence dans la forme de la même maladie.

Pour s'expliquer cette différence si remarquable dans les effets du même poison, il suffit de prendre en considération la différence qui existe dans le mode d'action des parties intéressées, sous l'influencede l'irritation, quellequ'ensoit la nature. La gonorrhée a toujours pour siège une surface sécrilanie (l), et le chancre une surface non sicrétanfe : or, dans cette dernière forme de la maladie, il faut que la partie sur laquelle le poison est appliqué devienne une surface sécrétante pour que du pus puisse y être produit. Toutes les surfaces sécrétantes du corps ayant probablement les mêmes propriétés, un seul et même mode d'application suffit pour produire la maladie dans tous ces tissus, et ce mode d'application consiste dans le simple contact de la matière virulente. Mais, pour la production d'un chancre, le pus vénérien peut être appliqué de trois manières différentes : la première et la plus sûre, au moyen d'une plaie dans laquelle on l'introduit ; la seconde, par la déposition du virus sur une surface revêtue d'un épiderme dont la finesse plus ou moins grande lui permet de pénétrer plus ou moins vite jusqu'au derme ; et la troisième, par l'application du pus sur une ulcération commune déjà formée.

(1) Sons cette dénomination, iurfaces êécrétanteit je comprends tons les canaux qui donnent passage aux matières étrangères , ainsi que les condoiis excréteurs des glandes : tels sont la boucbe, le nez , les yeux , Tanos, l'urètre. Les surfaces non 9éerélante$ sont représentées par le légument externe en général. Â ces deux ordres de surfaces je puis en ajouter on troisième qui forme la transition de Fun à l'autre, comme le gland, le pourtour de la txHiche, la surface intérieure des lèvres, la vulve. Ces organes, participant aux propriétés de chacune des deux premières espèces de surfaces , mais à un moindre degré que ces surfaces elles« mêmes, peuvent être aCEsctés des deux manières , c'est-à-dire qu elles peuvent être stimulées à une sécrétion morbide et devenir le siège d'une akératkm. J. HniTta.

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