‹ Traité de la menstruation; ses rapports avec l'ovulation, le fécondation, l'hygiène de la puberté et de l'âge critique, son rôle dans les différentes maladies, ses troubles et leur traitementChapitre 10 sur 38 · EXAMEN DES ANCIENNES THEORIES DE LA NENSTRDATION · texte numérisé non relu

EXAMEN DES ANCIENNES THEORIES DE LA NENSTRDATION

La menslruation est une hémorrhagie de Tordre physioloque des organes sexuels de la femme se manifestant en Snéral une fois par mois, indépendamment de tout état pathoigique de ces organes. Elle offre encore cela de particulier ae, généralement, elle se montre pour la première fois & Tâge [i la femme commence à être apte à la reproduction» et u'elle cesse déOnilivement à l'âge où la faculté de la reproaction s'éteint. Sa marche régulière et mensuelle avait frappé e prime abord Tesprit des observateurs ; aussi chez tous les euples et dans toutes les langues a«t-elle été désignée par des srmes qui rendent cette pensée et peignent ce caractère. En 'raoce, outre le nom scientifique de menstruation^ l'hémorhagie périodique des femmes est connue sous le nom de igles^ mois y ordinaires. En Angleterre, les termes menstruation ou catamenia ont à peu près la même signification. Les

DOts en italien : reçole^ mestruazione , et en espagnol : men^' RACtvoisn. 1

2 PHYSIOLOGIE DE LA MENSTUUATIOIf.

truacion ne diffèrent pas, sous ce rapport, des précédents. En polonais, elle est désignée le plus ordinairement sous le nom de rcyulanioéc et niiesi<{czka^ ce qui peut se traduire par les mots réyidnrUé et mois. En Allemagne, on la désigne sous le nom de menstrual période^ monatlichc reinigimg (épuration mensuelle), ou sous celui A'epoche (époque).

De tous temps et dans tous les pays, on faisait jouer à la menstruation un certain rôle dans la physiologie de l'espèce; la preuve en est, que partout et toujours elle avait servi de point de mire lorsqu'il s'agissait de se prononcer sur Texiitence d'une grossesse. Mais les travaux qui l'ont rattaché définitivement à l'ovulation, ne datent que depuis un quart de siècle. Ce n'est pas que l'attention des observateurs n'ait pas été attirée vers cet intéressant phénomène; au contraire» les théories affluaient de tous côtés, cherchant à l'expliquer; mais si l'une d'elles réussissait quelquefois à avoir du succès, on ne tardait pas généralement à l'abandonner, en se passionnant successivement pour d'autres. L'histoire de la menstruation ressemble, comme on le voit, à celle de la plupart des faits physiologiques jusqu'à ce qu'ils soient solidement appuyés sur l'anatomie, l'anatomie pathologique éclairée par l'observation clinique et sur la physiologie comparée et expérimentale. Sans ce triple contrôle on peut avancer bien des choses, on peut même quelquefois réussira les faire admettre, surtout si celui qui les avance exerce une certaine autorité, et si Ton a pris l'habitude de le croire sur parole. Mais que quelqu'un autre jouissant de mêmes avantages se présente avec une opinion toute différente là-dessus, il trouvera également ses partisans; on commencera à hésiter et bientôt on finira par douter; c'est même ainsi, comme le fait remarquer Du Trochet, que l'autorité des grands noms peut quelquefois servir d'obstacle au progrès des sciences.

La théorie qui rattache la menstruation à l'ovulation spontanée, et dont nous nous faisons l'honneur d'être un des principaux défenseurs, ne court pas du tout le même risque ; sans

EXAMEN DBft ANCIENNES THÉORIES DE LA MENSTRUATION. %

loute, il peut encore se rencontrer des opposants qui aime« 'ont à discuter; mais comme dans cette théorie tout repose ;ur les assises inébranlables de Tanatomie, deTanatomie et de a physiologie comparées, les difficultés seront toujours plutôt ipparentes que réelles, et la vérité ne peut pas manquer d'en sortir triomphante.

Nous aurions pu, à la rigueur, passer directement à la des* ^ription de cette théorie; toutefois, il nous a paru convenable ]e ne pas laisser tout à fait de côté les anciennes doctrines, esquelles, quoique tombées aujourd'hui sous Tiniluence du progrès, n'avaient pas été moins en honneur pendant longtemps, et soutenues avec talent par les hommes les plus célèbres des siècles passés. Nous dirons plus: en faisant cette revue rétrospective, nous ne nous bornerons pas à remplir le devoir d'historien, mais nous saisirons l'occasion d'en faire ressortir quelques points de vue pratiques, qui ne pourront déparer en rien la nouvelle théorie physiologique de la menstruation.

1 1. — IMi rèle «ae le« Mteieni ffalMileiit Jouer à la plélhare dAM la siMtroalloB, et ële eelvil ««'elle semble y Joaer em réalité.

La pléthore semble avoir le plus généralement satisfait les esprits au point de vue étiologique de l'hémorrhagie menstruelle. L'origine de cette théorie remonte à Aristote, mais elle était adoptée par Gahen et plus tard par Stahl, Haller, Freind, Barthez, ainsi que par la plupart des médecins des siècles passés. Tous tiraient leur appréciation du caractère des prodromes ordinaires des époques menstruelles, de la nature des agents qui semblent favoriser l'éruption des règles , des causes auxquelles on attribue leur suppression, et de la nature des accidents qui en résultent. Dans les idées de cette école, les femmes seraient naturellement pléthoriques, aiin de pouvoir utiliser dans un temps donné le trop-plein de sang au développement du fœtus. La menstruation était, par conséquent^ considérée comme une espèce de régulateur du niveau normal du Eiang, et l'on en concluait qu'elle ne pouvait être supprimée

k PHrSlOLOGIE DE LA MENSTIOATION.

sans inconvénient, excepté lors de la gestation. Il y en avait qui prétendaient que les enrants, en venant au monde, pesaient juste le poids du sang que leurs mères auraient économisé de cette manière pendant neuf mois de grossesse, opinion commode h soutenir, attendu qu'elle ne reposait sur aucun fait susceptible de démonstration , et, par conséquent, ne suppôttait pas de controverse.

D'après Aristote, le sang menstruel cessait de paraître aussitôt après la conception, parce qu'il devait servir de première nourriture au fœtus : t Menses prima fœtus materia. »

Ilaller n'est pas moins aflirmatif à cet égard : c Plethoram in feminis natura fecit, dit-il, ut suo tempore eo in viscère foret para ta opportunitas sanguini guem uberius in fœtum opportebat transmit ti.,.. hœc adeo vera mensium utilitas^ altéra secundaria ad plethorœ^qualisnunc est expurgatianem pertinet (l) . 3 Comment concilier maintenant une pareille assertion avec des faits rappelés par le célèbre physiologiste, où les femmes, qui n'avaient jamais été réglées de leur vie, devenaient sujettes à Thémorrhagie mensuelle après être devenues enceintes : < sunt quœ dicuntur nunquam menses passa esse 7iisi dum utero gerebaiit > ?

D'un autre côté, on a de la peine à comprendre qu'avant dft se faire un défenseur aussi ardent d'une pareille doctrine, Haller n'ait pas songé un instant au grand nombre de faits dont il a eu connaissance, où Ton a vu des femmes devenir grosses et accoucher heureusement sans avoir jamais été réglées de leur vie. Ainsi Morgagni rapporte l'observation d'une femme qui, s'étant mariée avant d'être réglée, n'en fut pas moins féconde. Ce qu'il y avait encore de singulier dans ce fait, c'est que la mère de cette personne avait offert la même particularité (*2). Fabrice de Hikien parle d'une femme qui est accouchée sept fois sans jamais avoir été menstruée (3)

(4) Haller, Elenienta physiologicPj t. VIII, § 24.

(2) Morgagni, De sedibus et causis morborum. Lettre 47, art. 3.

(3) Fabrice de Hildea, Observaîionum cenlw ^ Observatio 41, p. 427.

EXAMEN DES âMClENlIBS 1BÉ0EIES D£ LA IIEN8TEUATI0N. 3

Dooalus, Alberli, Rodericde Castro, Vieussens» Roussel, etc., citent, chacun de son côté, des faits analogues. Plus récemment, Baudelocque, Aran, Négrier, M. Courty, disent avoir ?a, dans leur clientèle, des exemples exceptionnels de ce genre.

Ainsi, malgré l'imposante autorité des anciens, les nombreux faits que nous venons de rappeler prouvent, d*une manière péremptoire, que Thémorrhagie menstruelle ne peut pas être considérée comme le résultat de la pléthore, qui se reproduirait ainsi périodiquement tous les mois, afin de servir, en cas de grossesse, au développement du fœtus. La nature n'a pas besoin, d'ailleurs, de la précaution dont il a été question; tout a été admirablement bien prévu et préparé autrement pour le développement du produit de conception; le rôle attribué en cette circonstance à la menstruation est tout à lait imaginaire. Mais ce qu'il y a de plus curieux, c'est iiu^en même temps qu*on se préoccupait tant pour que les femmes une fois grosses ne manquassent pas de sang pour nourrir le fœtus, on érigeait en principe qu'il fallait saigner toutes les femmes enceintes aûn de prévenir les fâcheuses conséquences du trop-plein résultant de la suspension des règles. Ainsi le même trop -plein de sang était considéré antôt comme une précieuse ressource pour l'avenir, tantôt x>mnie un état dangereux contre lequel il importait de prendre des précautions par des saignées préventives. Voilà à jucls mécomptes on est exposé en médecine, lorsqu'on n'y est )as préparé par des études sérieuses, ou quand on fait trop )on marché des méthodes employées ordinairement dans i'autres sciences, dont elle doit tendre sans cesse à se rapprocher le plus possible, tout en conservant son individualité. jrâce aux travaux de MM. Andral etGavarret, dirigés précisénent dans ce sens, on ne peut plus croire aujourd'hui à cette )létbore des femmes enceintes. Ces savants distingués ont nis hors de doute que, loin de disposer à la pléthore, la groslesse occasionne plutôt plus ou moins d'anémie, qui se tra-

6 tmUtOiJOQSE M LA llE»IB8âIlW.

duit par use dimiiiiilîon dans la proportion des ^oboles (1).

L'obserration diniqoe a pleinement donné raison aoi enseignements de la chimie, et l'ancienne habitude de saigner les femmes enceintes se trouve, grâce aux efforts de notre savant et si regrettable ami Cazeaux, généralement abandonnée. Au lieu de saigner toutes les Temmes enceintes sans distinction, comme on le faisait autrefois, on leur prescrit des toniques, et la plupart du temps elles s'en trouvent bien. Comme nous allons le voir bientôt, la menstruation de la femme est la conséquence de Covulation spontanée^ qui constitue une toi générale dans le régne animal. Les ovules mûrs non utilisés par la fécondation sont expulsés par les seuls efforts de la nature. H s'opère à cette occasion chez la femme un grand travail physiologique d^ns un des ovaires et dans la matrice qui se termine de deux côtés par hémorrhagie; celle de Tutérus constitue précisément ce qu'on appelle les règles.

Faut-il, d'après cela, subordonner complètement toute Thémorrhagie qui vient sous forme de menstruation, à l'ovulation spontanée, et lui refuser quelquefois son indépendance? faut-il admettre que des hémorrhagies de cette apparence ne puissent jamais se produire sans recevoir pour cela rautorisation, un ordre parti exprès des ovaires? faut-il rompre ainsi les liens qui, aux yeux des anciens, rattachaient l'hèmorrhagie menstruelle à toute la pathologie et briser d'un seul coup

(1) Le changement le plui notable que la gestation semble opérer dans les élémenti du lang, consiite dans Taugmentation du chiflTre représentant la fibrine, surtout dans les trois derniers mois de grossesse. C'est pour cela que le sang d'nnt saignée pratiquée à cette époque à une femme grosse est généralement recouvert d'une couenne, comme s'il s'agissait d'une phlegmasie, circonstance déjà notée par quelques anciens auteurs et particulièrement par Lavagna (Andral et Gavarret, Hématologie^ p. 102 et 106). M. Regnauld a confirmé de son côté ce résultat. D'après ce savant distingué, les globules diminuent, il est vrai, pendant les cinq premiers mois; mais l'abaissement de leur chiffre est surtout évident à la fin de la grossesse, quoiqu'il ne descende jamais au-dessous de 100. L'eau augmente en proportion, comme cela a été déjà constaté par Alfred Becquerel et M. Rodier, et le fer diminue.

BXAIIBN DES ARCfElINES THÉORIES DE LA IIEMSTRUATION* 7

mCe influence delà pléthore sur les règles? Nous sommes loin 8 vouloir soutenir une thèse entachée de tant d'exagérations. est certain d'abord que, si la pléthore est loin d'être la inse principale de l'hémorrhagie menstruelle» comme on le 'oyait autrefois, il n'en est pas moins vrai que toutes choses ant égales d'ailleurs, elle peut rendre les règles plus abonmtes. Si quelques personnes prétendent le contraire, c'est l'il est facile de confondre la pléthore avec l'apparence de rce qui accompagne souvent l'anémie, surtout lorsque dle-ci s'allie à un fort embonpoint. Mais il est certain que les mmes réellement pléthoriques se trouvent toujours bien de ibondance relative de Thémorrhagie menstruelle. Voilà déjà ne preuve évidente des rapports réciproques entre la pléthore . les règles. Cette réciprocité .devient encore plus manifeste Tâge critique. L'hémorrhagie menstruelle ayant cessé, les mmes vraiment pléthoriques, privées tout d'un coup de cet mtoire sanguin, éprouvent souvent des soufTrances dont le iraclère trahit facilement l'origine et la nature. Après une itte d'une certaine durée, la nature l'emporte ordinairement, . se crée elle-même un nouveau débouché. Il survient alors jx femmes des hémorrhagies utérines, qui, par leur marche lus ou moins régulière, rappellent un peu les règles et qui )portent également du soulagement. Les faits de ce genre 3t fourni ainsi plus d'une fois d'eiicellentes indications théra- 3utiques pour d'autres cas analogues. Les émissions sanaines locales pratiquées du coté des organes où le sang avait )ntracté une longue habitude de se diriger, seront généralelent préférables dans de pareilles circonstances à la phléboimie au bras ; quelquefois la nature elle-même remplace ces éraorrhagies bienfaisantes par des pertes de sang qui se réètent sous forme d'anciennes règles ou à des intervalles plus ipprochés. On aurait certainement tort de considérer toutes » hémorrhagies comme la menstruation proprement dite. 11 ii pen probable que Torgasme vénérien se réveille si tard t à des intervalles aussi rapprochés. En examinant bien les

s . PHYSIOIjOME de la MBNSnUiTlON.

choses, on sera plutôt disposé à attribuer ces pertes de sang, soit à l'état pléthorique général, soit à Texagération des dispositions naturelles des plexus vasculaires si bien décrits par M. Richet sous le nom diétat variqueux de ces plexus. (l)Chez les femmes de cette dernière catégorie, la pléthore locale peut même être quelquefois dissimulée par une apparence anémique.

Ce que nous voyons arriver à la suite de la disposition variqueuse des plexus vasculaires, peut se déclarer d'autres fois, comme nous le verrons plus tard, dans le cours de différentes affections de l'utérus, telles que : corps fibreux, polypes, ulcères, etc. A chaque nouvelle impulsion physiologique des ovaires, ces affections attirent et fixent pour ainsi dire le sang dans l'épaisseur de la matrice, ce qui peut rendre l'hémorrhagie à l'état permanent. Dans des cas de ce genre, il n'est pas toujours facile de distinguer les vraies règles, des pertes de sang entretenues par cette pléthore locale d'origine pathologique.

Il est indispensable que les médecins s'habituent à faire ce travail analytique, sans quoi on sera toujours exposé & confondre, ce que fait d'ailleurs à chaque instant le public non médical, toute sorte d'hémorrhagies utérines avec la mens • truation. Cette confusion est une des principales causes de ce que beaucoup de médecins ont encore de la peine à se faire a ridée de faire dépendre la menstruation de l'ovulation spontanée ; nous nous en apercevons tous les jours soit par les différents renseignements scientifiques qu'on nous demande à ce sujet, soit dans des consultations qu'on nous fait l'honneur de nous demander sur les diverses maladies des femmes.

I 11. — Application par l«« anelena dca Idées plaa o« molaa eMoil^piea à la théorie de la menaimatloii.

D'après une opinion très-accrédilée autrefois et dont on rencontre encore des vestiges aujourd'hui, l'hémorrhagie

(1) Richet, Traité d^analome médico-chirurgicak, p. 811.

BXAMBM DBS AHGIENNES THÉORIES DE L4 MBIltTRUiTIOff. 9

menstruelle devrait être considérée comme une espèce d'émonctoire naturel destiné à débarrasser Torganisme des produits nuisibles à la santé, de nature fermentescible. C'était, comme on voit, une espèce de théorie chimique, quoique son origine remonte à une époque où il n'y avait encore aucune notion saine de la vraie chimie. C'est là que remonte l'origine de toutes les idées répandues encore aujourd'hui dans le public, surtout dans les campagnes, sur les propriétés malfaisantes des règles. La loi judaïque défendait sévèrement aux anciens Hébreux les rapports conjugaux pendant les règles, c Quand un homme aura couché avec une femme qui a ses mois et qu'il aura découvert la nudité de cette femme en découvrant son flux^ et lorsqu'elle aura aussi découvert lé flux de son sang, ils seront tous deux retranchés du milieu de leur peuple (1). > Et ailleurs: <c Et quand une femme aura son flux de sang en sa chair, elle sera séparée sept jours, et quiconque la touchera sera souillé jusqu'au soir. Et toute chose sur laquelle elle aura couché durant sa sépai;ation sera souillée, et toute chose sur laquelle elle aura été assise sera souillée (2). > Il était même défendu de toucher aux objets qui auraient pu être en contact avec ces femmes pendant leur isolement, tels que : vêtements, lits, chaises, etc., etc. Toutes les fois qu'on avait enfreint cette loi, on était considéré comme souillé jusqu'au soir, et il fallait faire des ablutions.

A cette époque où les convictions religieuses étaient dans toute leur force, on obéissait aveuglément aux commandements de l'Église, et bien peu de personnes se seraient senties capables de chercher à éluder la loi. Aussi la Bible nous donne-t-elle la description d'un fait fort intéressant sous ce rapport. Quand Rachel avait emporté, eu fuyant la maison paternelle, les idoles appartenant à Laban, elle avait eu soin de les cacher dans le bât de chameau et s'assit dessus. Laban avait déjà vainement fouillé toute la tente ; il n'y avait rien

(1) I^oiltçtttf, cbap. u, v. 18.

(2) Lévit,^ cliap. xv, y. 10 «t luiv.

IritiivA. CriinU qu'il n'efil poofsé ses recherches JQsqii*aa bit, Hut^lial ii*ii(triiMA en ces termes à son père : « Qoe mon seiinnur II» un radio point do ce que je ne me puis lever devant lui» om'j'iil (m quo \m Tommes sont accoutumées d'avoir (1).« \iM In olumn (tii rriollo ou simulée, ce simple avis suffit, et \m'\\\\i h Uuolini do sauver les idoles dérobées.

Il im IHut V(klr dims toutes ces mesures que des preuves «nmhdolA \\l^ U pnrt dos lÔKislateurs hébreux qui, pour mieux imsw'i^v lVxt^o\illo« dos précopies d'hygiène, avaient l'habitude \W Itmi U^ii«l\M'uii)r nouvont on dogmes religieux ; aujourd'hui, ^^ «^n iv^ m \\\(^\m rtWUttt in s*appuyant sur raulorité de la *s^t^«iHk, \y\\i p^\ lïi^ntVAlomoni assex bien comprise pour qu'on «^ ^^M^l\^^^0 Miu« \^t'\m aux prescriptions hygiéniques. La plu- |^v< iH^ «^Mi^» ^v|)ioi<^U i^Ulifs i rhygiène publique ne sont ^^jh'^Hi'^'t^v^^ ^Mi^ U \H^$ikralioii pratique des données de la ^'^^^'^ s ^l v^l ^^Mk^iH^I A lYgnMier qa oa n en fait pas assez «MXiMI r^^^iisNAlH>«^. l.^ ckrp^ Ittkiièaie, fêoératemeni si ^•'^V ^ (\vmKN\ $>W|MV«^ U^^HUS d abaisser le nivean de ^ij^^i^ y^vq»iiif^hMl.< ^U' I ki^ifes^ ifnad k ^ôesoe et rh3ffiène M If^^^^tÂ^ v« l>^\NiMM^$$<«Hll>ilùiiè liaK IiBieRl de bsanté

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BXAUEN DM AIICIBN1IB8 TBÊ0RIB8 DB U MimmATIOlf. 11

même en renom, Lalouelte, qui n'hésita pas de considérer comme étant entachées de scrofules toutes les conceptionsan moment des régies. Un médecin distingué de nos jours, Lepelle* tier (du Mans), partagea cette singulière manière de voir; il dit avoir connu deux enfants, Tun flgé de six ans, scrofuleux et irachitique, l'autre âgé de trois ans, écrouelleux et rouge, dont la maladie ne pouvait être rapportée qu'à cette circonstance, les parents de l'un et de l'autre étant d'assez bonne constitution. Hais ces deux exemples sont loin d'être concluants (1). C'est ici le cas de rappeler un autre fait encore moins croyable que ceux dont nous venons de parler et que nous au^ rions même passé sous silence, s'il n'avait pas été raconté par un homme d'infiniment d'esprit, par l'illustre professeur Lordat, d'après Hoin (2). Il s'agit d'un jeune homme qui, pour avoir touché au sang menstruel étant un peu blessé au doigt, vit ensuite se former un ulcère se rouvrant périodiquement tous les mois. Voici d'ailleurs comment on raconte cette histoire : Un jeune homme s'étant blessé au doigt, avait eu ila mauvaise pensée, en suivant en cela un des préjugés du pays, d'introduire le doigt malade dans les parties sexuelles d'une femme pendant les règles. Il se forma immédiatement après au doigt une vésicule qui disparut au bout de quelques jours, mais qui reparaissait ensuite tous les mois. Les faits de ce genre ne peuvent guère être admis par des hommes sérieux; mais ce sont les retours périodiques du mal qui y étonnent le plus I Doit-on être également rassuré quant à l'influence directe do sang menstruel sur les organes sexuels d'un homme qui se serait exposé à avoir des rapports pendant les règles? Bien des hommes questionnés lA-dessus ne manquent pas de répondre que lorsqu'il leur est arrivé quelquefois de commettre ce crime de lèse-convenance^ bien entendu toujours involontairement, puisqu'ils n'ont pu constater le fait (\\x'après coup^ ils

(1) Lfpelletier, Traité sur Us maladies serofuleuses»

(2) Voy. Brierre de Boismont, De la menstrwilion.

i2 rarSIOLOGII DE LA IIEN8TRU4TI0N.

n'en furent jamais incommodés. Pendant longtemps nous atons cru également à l'innocaité complète des relations sexuelles au moment des règles, malgré l'opinion contraire de Swediaur, reproduite plus tard par Lisfranc. Dans notre opinion, elles pouvaient, tout au plus» faciliter quelquefois la communication d'un ancien mal resté jusqu'alors en quelque sorte à Tétat latent et inoffensif. Cependant, dans ces dernières années, un des spécialistes les plus distingués et dont nous faisons personnellement un grand cas, M. le docteur Diday (de Lyon), a reconnu une forme particulière d'uréthrorrhée chronique qu'il attribue au coït pendant les règles. Notons bien qu'il ne s'agit pas ici d'une de ces opinions hasardées que Ton jette quelquefois dans le monde médical comme une espèce de ballon d'essai. L'habile observateur que nous venons de nommer eut l'occasion de recueillir avec détails douze faits relatifs à cette forme d'écoulement, dans l'espace de quatorze mois. Ce chiffre n'est pas, à vrai dire, très-élevé, mais il faut aussi tenir compte de cela : qu'il n'y a que fort peu d'hommes, comme nous Tavons dit tout à l'heure, qui s'exposent sciemment à avoir des rapports sexuels dans de pareils moments.

Un des principaux caractères des écoulements ainsi contractés est la chronicité^ depuis le commencement jusqu*& la fin. Jamais les malades de cette catégorie ne sont sujets, d'après M. Diday, aux souffrances qui caractérisent la blennorrhagie aiguë; ils présentent toujours le type de ce qu'on appelle vulgairement Véc/iau fixement j sans signes d'inflammation, même au début. « La blennorrhagie , dit M. Diday, résulte exclusivement du contact de la matière sécrétée par une blennorrhagie; malgré les apparences contraires, elle n'est produite par le contact d'aucune autre sécrétion de la muqueuse génitale. Vuréthrorrhee résulte certainement du contact du sang menstruel, et peut-être aussi de quelques autres sécrétions de la muqueuse génitale (1). »

(1) p. Diday, De l*uréthrorrhée ou échavffement^ eipèce nuu décrile d'écoulement uréUiral chez Thomme. (Archic. génér. de méd. Paris, 1861, octobre.)

BIAIIBN DBS ANCIENNES THÊOBIBS DE LA tfHISTBUATIOll. Il

V uréthroirhée emménique se déclare ordinairement dans ispace de 2A à 26 heures après le coïl. La matière sécrétée a la de particulier qu'elle paraît purement muqueuse et non irulenle comme dans les blcnnorrhagies ordinaires. Le mioscope n'y laisse effeclivement découvrir que fort peu de obules purulents par rapport aux écoulements de véritables laudes-pisses à leur période d'acuité.

Depuis que M. Diday a fixé l'attention des praticiens sur ca )int de la syphilographie, nous eûmes soin de questionner une manière très-minutieuse chaque malade qui se présen-* it à nos consultations avec un écoulement offrant les caracres de Y uréthrorrhée emménique. Nous en rencontrâmes îaucoup qui, après avoir bien recueilli leurs souvenirs, aient fini par convenir qu'effectivement les femmes qu'ils raient vues en dernier lieu, avant l'apparition de leur échaufment, venaient d'avoir leurs règles, ou que celles-ci avaient »paru au moment même du coït.

Toutefois il ne faut point oublier qu'à côté de cela, on ouve une quantité de femmes qui n'indisposent en aucune anière leurs maris, quand, par hasard, il leur arrive de cobater pendant les règles.

Nous sommes disposé à croire que, pour expliquer ces loulements post-menstruels, il faut admettre une disposition irticulière chez l'un des deux coopérants, peut-être même lez les deux à la fois. Peut-être aussi faudrait-il tenir compte ivantage, dans des cas pareils, de l'excitation pendant le coït, inséquence naturelle des excès de table et de spiritueux, qui, après nos observations, précèdent presque toujours ces arts.

En dehors de l'action directe du sang menstruel, on lui sop- )sait encore des qualités nuisibles capables d'agir à distance, l'instar des émanations putrides et des ferments, et de pro- >quer différentes réactions chimiques dans les liquides fer* lentescibles placés dans le voisinage. Pline prétendait que les mmes étant au moment des régies pouvaient dessécher les

)& rarSIÔLOOIB DE LA MKfSTlIUATION.

arbres par de simples attouchements, faire périr des fruits, des abeilles, etc., etc. Gardien dit, dans son Traité dC accouchementy avoir entendu dans plusieurs ménages des plaintes contre des filles de fermes, des cuisinières, etc., etc., qui, pendant qu'elles se trouvaient dans cet état, auraient fait tourner le lait, manquer les crèmes, les sauces, etc. Qui ne connaît pas une foule d'histoires de ce genre dans les campagnes? La tradition a fait passer tous ces récits de Tantiquité jusqu'à nous, sans qu'on ait jamais songé à soumettre ces questions, ce qui n'était pourtant pas si difficile, à un examen sérieux. Nous aurions été moins surpris de voir arriver quelque chose de semblable il y a quelques siècles; alors on aurait pu peut-être encore rencontrer quelques rares ménagères assez malpropres et désordonnées pour faire servir le même meuble, à la fois d'armoire au linge de corps sale et de gardemanger. Dans cette hypothèse, les émanations du sang décomposé, jointes à celles de la transpiration, auraient pu contribuer quelquefois à gâter certains mets sucrés, de même que cela arrive tous les jours à du lait, même très-pur, lorsqu'on le renrerme à côté du lait déjà aigri. Ce serait, dans tout cas, le seul moyen d'expliquer d'une manière tant soit peu rationnelle, les inconvénients des émanations menstruelles dans quelques cas exceptionnels, si toutefois le fait était réel. Mais qu'une pareille action puisse s'exercer, dans un rayon assez éloigné, sur des substances auxquelles les femmes se borneraient seulement à toucher, cela ne nous paraîtra jamais croyable. Aujourd'hui surtout, où, en France particulièrement, l'usage des bains, des bidets, et même des clysos commence à se populariser, même dans les plus humbles bourgs, on ne doit guère compter de rencontrer des exemples de ce genre. Si beaucoup de vignerons et de fermiers ne veulent plus employer de femmes pour piétiner des raisins, des pommes, des poires, la choucroute, etc., etc., c'est que le progrès de la civilisation a partout rendu l'homme plus exigeant qu'autrefois i l'endroit de la propreté. U n'y a pas le moindre doute que

BXAMIN tm ▲efCIKNNES THÉ0R1B8 DE LA MUtSTBOATlON. 15

»us ce point de vue, le pantalon d'homme qui ferme toute la iriie inférieure du corps, offre infiniment plus de garantie ne rbabillement ordinaire des femmes de campagne. II ne ut donc pas voir autant, dans cette excellente coutume, une esure d'hygiène qu'un usage commandé par les convenances . le sentiment de propreté. L'analyse chimique a mis d'ailurs fin à tous ces contes sur les propriétés malfaisantes du LDg menstruel en démontrant qu'il ressemble par sa compotion au sang artériel du reste de l'économie. Voici ce que 3as apprend à cet égard le docteur Denis : « M*"* N. est abonimment réglée ; Técoulement menstruel se fait même quelaefois par jets, ou mieux par ondées qui se succèdent d'heure 1 heure, et cela pendant le premier jour seulement. Il fut ors facile à M""* N., à l'une de ces époques, de recueillir dans H vase une certaine quantité de sang qu'elle perdait. J'obtins 'elle qu'elle se livrât à cette opération, en lui persuadant qu'il mvenait que j'examinasse la nature de son excrétion périoique^ et que cette recherche était dans son intérêt. La quanlé de sang menstruel recueilli est de 60 grammes en deux Drtions ; il est d'un rouge assez obscur, et verdit légèrement i sirop de violettes ; il n'offre pas une masse coagulée ana- »gae à celle du sang tiré des veines ou des artères, mais il résente de gros grumeaux mous rassemblés au fond du vase, s'y forme cependant du sérum à la surface ; on distingue des laires parmi les grumeaux. Son odeur est nauséabonde, sui meris^ trés-forte.

J'en ai tiré :

Eav 8,250

Fibrine 0,5

Hématosine. / « • . « 6,3â

Mucus â,53

Albumiiie A,83

Oxyde de fer 0,05

raisse phosphorique rouge et trace de graisse phospho* que blanche^ 0,S9; osmazome et cruorine, de chaque, 0,11;

16 PHTSIÔtMIE DE LA MEffSTRUATIOIl.

soQ&-carboiiate de soude ; hydrochlorate de soude et hydrochlorate de potasse, de chaque: 0,95; carbonate de chaux; phosphate de chaux, 0,25. et des traces de phosphate de magnésie.

Il était donc composé de parties aqueuses 12,50

Parlies en suspension ou en globules 10,00

Partiel en solution 6,58 »

M. Denis considère le mucus comme étant en suspension (i).

M. Bouchardat ayant eu l'occasion d'examiner à peu près 32 grammes de sang menstruel, a trouvé qu'il renfermait environ 90,0S d'eau ; 75,27 de fibrine, albumine et de matière colorante; 0,i2 de matières extractives; 2,21 de matières grasses ; 5,81 de sels et 16,79 de mucus (2).

D'après ce qui précède, on peut admettre comme une chose démontrée que le sang menstruel ne diffère du sang artériel que par le mélange d'une certaine quantité de mucus. Dans les circonstances ordinaires, il ne se prend presque jamais en caillots. Sans nous perdre dans les hypothèses plus ou moins hasardéespour expliquer cette particularité, on peut en trouver une explication assez plausible dans le mélange du sang avec le mucus ; peut-être même, dans une espèce de filtrage que le sang est forcé de subir en passant à travers la membrane interne de l'utérus. Il y a déjà longtemps que le docteur Mandl a démontré que la moindre quantité de pus ou Je mucus étant mêlée au sang, en empêche de suite la coagulation. La fibrine . que l'on obtient alors par l'agitation du sang est tout i fait différente; il ne se forme plus de membrane, mais une accumulation de lambeaux filamenteux; toute l'élasticité est perdue, ainsi que la sensation produite entre les doigts (3).

Millier et, plus récemment, MM. Donné et Pouchet, ont constaté, par l'examen microscopique, que le sang menstruel

(1) Denis de Commercy, Recherches sur le sang^ 1830.

(2) Brierre de Koismont, De la mmmrwuion^ 1842, p. 172.

(3) Journal V Expérience, i. II.

BXAMBN DES ANCIENNES TIIÈOUILS DE bA MENSTRUATION. 17

trouve composé d abondants globules, absolument semblas à ceux du sang du reste de l'économie; ils sont môles de icus pavimcnlcux, provenant de Texfoliation derépithélium jinal et de globules muqueux fournis parla cavité du col de lérus.

D'après M. Donné, le sang menstruel est acide, ce qui tienlit surtout à la présence des acides pliosphorique et lactique rcs qui lui feraient perdre la propriété de se coaguler par repos. D'après cet observateur distingué, cette faculté rerait chaque fois que Thémorrhagie est très-abondante, la )portion des acides diminuant alors relativement. Il résulte de ce que nous venons d*exposer que le sang menuel ne diifère du sang du reste de Téconomie que par son îlange avec des mucosités. Â part cette circonstance, il se }proche beaucoup du sang artériel. Mais, comme le fait trèsin remarquer M. Longef , on ne peut pas dire pour cela que sang s'échappe exclusivement des artères, car il provient des iillaires interposés entre les artères et les veines, répandus a surface de la muqueuse utérine (l).

Dans ces dernières années, on d essayé de faire une nouvelle plication des connaissances chimiques à la menstruation. Le cteur Aran, frappé de celte particularité que la quantité de rbone brûlé reste stationnaire chez les femmes pendant Ile la période menstruelle de leur vie, avait supposé que émorrhagic menstruelle devait avoir pour mission l'excrétion l'excédant de carbone. Nous reprendrons cette question is lard, dans un paragraphe spécial.

II. — La mcnHtmation ne fierait, aa dire de quelques auleara, q«*ane fonction acqatoe contlnnant par i'batoitnde.

11 y a eu des auteurs qui ne voulaient pas considérer la .'nstrualion comme une fonction inhérente à la nature de la nrae, mais comme une fonction acquise. Il faut nommer en

1} Longet, Traité de physiologie^ t. H, p. 730.

»ÀaiOI8KI. 2

tête Roussel. D'après cet auteur, la menstruation ne devait pas exister dans l'état sauvage ou primitif de rhumanilé, et Ton devrait la considérer plutôt comme une crise salutaire à laquelle la nature aurait soumis les femmes, à Tépoque où, ayant goûté aux habitudes de la civilisation, elles avaient commencé à se livrer aux excès de table; Thémorrhagie menstruelle devait les débarrasser ainsi du superflu dangereux il).

D'après un autre représentant de cette école, Auber, les femmes ne seraient assujetties à avoir les règles, que parce qu'elles avaient perdu Thabitude de satisfaire l'instinct de la reproduction aussitôt que son aiguillon se fait sentir, comme cela devait avoir lieu à l'état sauvage. Tant que ce changement social n'avait pas eu lieu, la menstruation n'avait pas sa raison d'être; elle ne vint aux femmes que plus tard, prétend Auber, par suite de la lutte entre les sentiments opposés qui amena dans la matrice de l'irritation suivie d'une crise hémorrhagique. L'influence héréditaire aurait ensuite favorisé le retour des mêmes phénomènes dans les générations suivantes, ce qui fit supposer qu'ils tenaient à l'organisation de la femme.

Les partisans de cette singulière doctrine n'avaient qu'à regarder autour d'eux pour s'apercevoir que la femme n'était pas la seule sujette à l'hémorrhagie menstruelle, mais qu'il y en avait aussi des exemples chez les animaux, où la civilisation met rarement des entraves aux instincts naturels, et qui, sous ce rapport, sont probablement aujourd'hui ce qu'ils avaient toujours été. Nous vîmes, au Jardin des Plantes de Paris, des singes qui étaient réglés tous les mois abondamment, pendant cinq à six jours. Cette hémorrhagie paraît encore être plus caractéi istique lorsqu'on l'étudié chez ces animaux à l'état de nature, dans leur propre pays et en liberté (2).

(1) Roussel, Du système physique et moral ches la femme. Noire savant ami le docteur Cerise a su rendre ce livre encore plus attrayant par des noies intéressantes. Paris, 1860, p. 132.

(2) Hill (cité par M. Longet), médecin de Tarmée néerlandaise, à Surinam, possédait une femelle de singe qui, à chaque renouveUement de lune^ était sujette à

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