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médecins, consultés à cette occasion, connussent exactement rétat de santé et la constitution des familles. On ne saurait trop regretter qu'on ait perdu Texcellente habitude d'autrefois, de considérer son médecin comme ministre sanitaire, dirigeant toutes les affaires de santé de famille, et qu'on ne voie en lui en quelque sorte qu'une espèce de guérisseur auquel on n'a recours que lorsqu'on est bien malade, et encore avec cette idée, qu'il sera toujours facile de le remplacer.
L'intérêt que doit inspirer aux familles et aux médecins l'époque de la puberté doit être encore plus grand à l'égard des jeunes filles, car les rapports de la mère avec les enfants étant plus intimes et plus prolongés, les femmes doivent nécessairement prendre une part plus large dans la santé de la génération suivante. Cette importante considération nous a fait insister peut-être plus qu'on ne l'avait fait jusqu'à présent sur certains éléments d'hygiène, se rapportant d'avantage à cette époque de la vie. Après avoir fait connaître nos vues sur l'éducation physique et morale et sur la direction médicale, aux approches de la puberté, nous nous sommes longtemps arrêté sur le mariage. C'est un sujet d'une haute importance pour les familles et pour les médecins et auquel on n'a pas donné, dans les traités d'hygiène, tout le développement nécessaire. A quel âge doit-on marier les jeunes filles? Peut-on les marier avant qu'elles soient réglées? Y at-il des états morbides où le mariage constitue une véritable indication comme mesure hygiénique, et où il serait du devoir du médecin de conseiller aux parents le mariage de leurs filles? Ce sont des questions qu'on adresse à tout moment aux médecins, et il ne serait pas bon de se trouver embarrassé pour répondre. On les trouvera toutes discutées à la fin de la partie de ce livre traitant de l'hygiène de la puberté.
Rien ne justifie les frayeurs répandues trop légèrement sur les dangers de l'époque de la cessation des règles, qui avait
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été désignée à cause de cela sous la lugubre dénominaliou iïenfei' des femmes. Nous n'avons eu, sous ce rapport, qu'à appuyer de notre témoignage Topinion déjà exprimée dans le même sens par plusieurs de nos prédécesseurs. Mais il ne s'ensuit pas que cette époque de transition doive être indifférente aux femmes et qu'elles puissent se dispenser d'une sage direction hygiénique. Bien au contraire, toute femme qui aspire à une vieillesse tranquille doit s'y préparer de bonne heure. Cette préparation ne consiste pas seulement dans un régime convenable approprié à la constitution, et en rapport avec les habitudes d'autrefois, ou dans certaines mesures préventives du ressort de la pharmacie ; il faut encore que les femmes qui menaient une vie active, et étaient habituées aux succès dans le monde, pensent à prendre leur re-» traite de bonne heure, pour diriger leur activité sur un autre point, où elles pourraient être mieux assurées contre les déceptions, et où elles seraient sûres de trouver des succès plus solides et plus durables que ceux que peuvent donner la jeunesse et la beauté.
L'expérience a appris qu'on obtient de très-beaux résultats en dirigeant les idées des femmes de cette catégorie, aux approches de la ménopause, vers des œuvres de bienfaisance qui, à part les sacrifices d'argent, réclament beaucoup d'activité et occupent constamment l'esprit.
Depuis que nous avons publié nos vues sur cet important article de l'hygiène de Tâge critique, Chomel exprima absolument les mêmes idées à l'occasion de la dyspepsie chez les femmes au moment de la ménopause. Nous ne pouvons qu'être fier de la concordance de notre opinion avec celle d'un aussi éminent observateur.
Une partie tout entière, la troisième partie, est consacrée à des considérations relatives au rôle de la menstruation en pathologie et en thérapeutique. 11 serait trop long de faire
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ressortir dans cet aperçu les résultats auxquels nous sommes arrivé en étudiant celle Tonction dans ses rapports avec les différentes maladies antérieures et postérieures à la première éruption des règles.
L'étude de cette fonction, au point de vue de la thérapeutique, laissait également beaucoup à désirer.
Il ne suffit pas d'énumérer Tun après l'autre les médicaments proposés, sans aucun discernement, contre tel ou tel autre trouble menstruel, pour se poser, avec cela, comme thérapeutiste. La médication émménagogue, envisagée en ellemême, ne devrait-elle pas être discutée à part? a-t-elle réellement sa raison d'être? quelle est la part de son influence sur Yovulatioriy et quelle est celle qui est réservée an flux memtruel? Il est impossible d'examiner ces questions accidentellement, à propos d'un trouble de la menstruation, il faut les discuter nécessairement a part; elles sont toutes assez importantes pour mériter d'occuper une place honorable au milieu des considérations de l'ordre de thérapeutique générale. On est tout surpris de ne trouver qu'un silence complet à cet endroit dans tous les ouvrages de gynécologie.
[^ QUATRIÈME PARTIE cst réscrvéc à la description cl au traitement des principaux troubles menstruels que nous avons divisés en cinq groupes : Rétention du sang menstruel par obstacles mécaniques; Dysménorrhée; Ajnénorrhée; Mé^ twrrhagie^ et Ataxie menstruelle.
La rétention des règles par suite de l'atrésie des voies sexuelles est sans contredit un des plus graves de tous ces troubles. Nqus avons donné à la description de cet état pathologique plus d'extension qu'on ne le fait habituellement, afm de représenter aussi fidèlement qu'il était possible l'état de la science sur toutes les questions qui s'y rattachent.
La distension des trom()es constitue, dans ce cas, une complication fort grave; c'est une des causes ({ui font