MYÉLITE OL' INFLAMMATION
semblable destruction du tissu de la moelle s’observe rarement à la suite d’une myélite aiguë, tandis qu’elle n’est pas très-rare dans la myélite chronique, ainsi que j’en ai déjà cité quelques exemples.
Copeland (i) rapporte l’observation d’un homme qui était! affecté de paralysie des membres inférieurs avec constipation, et qui éprouvait dans le ventre un sentiment de roideur tel , que celte partie semblait être fortement serrée par une bande. La cause de ces accidens était attribuée à un renversement brusque et violent du tronc en arrière. Il mourut au bout de trois mois, à la suite d’une escarre considérable de la partie postérieure du bassin. A l’autopsie, on n’observa aucune altération des vertèbres; mais dans le canal formé par la dernière dorsale et la première lombaire, la moelle épinière manquait entièrement dans un espace de plus de deux pouces ; ses membranes , qui formaient alors un sac vide, étaient très-épaissies, et présentaient un grand nombre de vaisseaux injectés. Ce fait vient à l’appui de ce que j’ai dit plus haut au sujet de la méningite rachidienne, qu’elle peut se développer consécutivement à des efforts qui se passent dans le rachis. Sans vouloir établir de rapprochement entre l’observation lxxxiii et la suivante, l’une et l’autre confirment les remarques précédentes.
(i) Obs. on the sympt. and treat. of diseas. of the spine , pag. î in Mém. d’Abercrombie , déjà cité.